LES GENTILSHOMMES VERRIERS
Nous avons vu, il y a un instant (p. 188), comment les verriers sont entrés, au moyenâge, dans les rangs de la noblesse et s’y sonL maintenus. Les chartes de Charles VI et du roi René , relatives A ceux de Mouchamp et de la Roche-sur-Yon , constatent qu’en Poitou ils jouissaient des mêmes immunités que dans les autres régions de la France. La place occupée par le nom du verrier Robert dans les chartes de la seconde moitié du xi" siècle, concernant l’abbaye de Maillczais, dit aussi quelle était, dès cette époque, la position sociale des hommes de son état. Je transcris la fin de celle de 108K : « liane cartam in présent ta dotnni Gaufredi ubbatis et fratrum prias in capitula concessit; posteà, super altare Sancti Pétri ponens, proprid manu firmarit, présente damna Philippo abbale, undè fuernnt testes Robertus, mtr i:\fii us. Peints de Trayant , cum Andred fratre suo, Bernardus, pntpositus, Thomas, medicus. » — Pierre de Trayant figurait au nombre des gentilshommes de la contrée. Pour que Robert fût mentionné avant lui, il fallait qu'il appartint à la même classe. Dans la seconde charte, il est également le premier témoin.
Mon ami, M. Dugast-Matifeux, a publié dans les Jhho/m de la Société académique de Nantes, de 1861, un fort curieux article sur le» gentilshommes verriers de Mouchamp, où il a inséré de nombreux détails généalogiques et biographiques sur la descendance de l’individu qui dirigeait, en 1399, la fabrique du Parc. J’y renvoie le lecteur (1). Un compte rendu do ce travail, par M. J. Desnoyers, se trouve dans la licrue des sociétés savantes des départements, 1863, p. 19.
(I) F. aussi la brochure de M. Beaupré, Intitulée : Ut Gentilshommes terrien, ou recJierthet tur rindustrie et Ut privilèges des verriers de l'ancienne Lorraine.— Nincr, Hinielin, janvier 1847, in-8» de 49 page?.