VICTOIRE, CLARA
victoire. Ah I voici mademoiselle Clara, la modiste d'en face. .. Bonjour, mademoiselle Clara; vous venez chercher vos échantillons de rubans pour le bonnet à la bourgeoise?...
Clara. Oui... Madame a-t-elle fait son' choix?
VICTOIRE, tirant des rubans de sa poche.
Je vas tous montrer ça; c’est ce grenat de satin chiné... mon Dieu ! qu'il est donc joli !
CLARA. C'est ce que nous avons de plus nouveau.
victoire. Vous devriez bien, pardessus le marché, m’en garnir un bonnet.
Clara. Y pensez-vous! un ruban de qua tre ftamaje mètre; nous y perdrions le petif bénéfice#
*vSfc*ÿRE, Ah! bah!... toutes les marchandes (tlsçht ça. Je raffole de ce chiné-lb ; il me le faut absolument, sans quoi je dis h madame que son bonnet la coiffe comme une horreur. .. comme une vieille portière... comme. ..
CLARA. Eh bien, voyons, là; on vous le garnira, votre bonnet.
victoire. A la bonne heure !. . attendez un instant, je m’en vas vous le chercher.
(On sonne à gauche.) Voilà! monsieur!... je reviens... Ah! dites donc, si Coco, le tambour veuait, vous savez... vous le feriez attendre... le marsouin !... voilà trois jours que je ne l'ai vu.
Clara. Il vous fait la cour?
victoire. 11 faut bien faire une fin...
sans son oncle Baluchon , qui demeure à Corbeil , et qui est vieux et riche. . . car les maîtres sont d'une lésinerie... Depuis cinq ans que je suis en service, dire que je n’ai pas un sou d'économie! Aussi je compte sur lui. Dites donc, vous m’y ferez deux rangs de coques.
CLARA. A qui?...
victoire. A mon bonnet... Coureur!...
val... quand je pense que je lui ai confié cinquante francs pour m'acheter une montre. . .