JÉROBOAM , fils de
Nabath, de la tribu d'Ephraïm, natif de Saréda, ayant été reconnu solennellement roi par les dix tribus d'Israël , établit d'abord son siège à Sichem , qu'il rebâtit et fortifia; mais il le transporta depuis à T hersa. Ce prince , dans la crainte que ses sujets,
ROIS DE JUPA.
étrangères, et défendues par la loi , qu'après avoir bâti son palais et celui de la reine, c'est-à-dire , au plutôt dans la vingt-quatrième année de son règne. Ainsi, à sa mort, Roboam ne pouvait être que dans la quinzième année de son âge.
Ce prince s'étaot sauvé de Sichem à Jérusalem après la révolte des dix tribus, assemble une armée de cent quatre-vingt mille hommes, avec laquelle il marche contre Jéroboam. Mais le prophète Séméias étant venu a sa rencontre l'arrête, lui défend, de la part du Seigneur, de poursuivre son dessein , et lui ordonne de retourner à Jérusalem. Les prêtres et les lévites qui avaient quitté Jéroboam, soutiennent, pendant trois ans , le vrai culte en Judée.
9S9. Roboam s'applique, dans cet intervalle, a bâtir ou à fortifier plusieurs villes.
L'Ecriture (Paralip. , liv. II , ch. n), en compte jusqu'à quinze.
Roboam tombe dans l'idolâtrie y et y entraîne son peu- J pie. Les Juifs dressent des autels, et érigent des statues sur toutes les hauteurs , et dans tous les bois de futaie qu'ils avaient consacrés. Dieu pe laissa pas cette apostasie, jpresque générale , impunie.
, ROIS D'ISRAËL
allant aux fêtes de Jérusalem , ne retournassent sous la puissance de la maison de David f érige deux veaux d'or, l'un à Béthel et l'autre à Dan, et ordonne à son peuple de porter ses vœux dans 1 un ou l'autre de ces lieux. Les prêtres et les lévites se retirent à Jérusalem , et Jéroboam leur substitue des sacrificateurs de la lie du peuple ; il fait plus , il usurpe lui - 'même les droits de la sacrificature. Tandis qu'il offre de l'encens sur un des autels qu'il avait élevés , un prophète vient lui prédire que ce lieu sera dé* truit par un roi de Juda, nommé Josias. Jéroboam étend la main pour le faire arrêter. Sa main se sèche aussitôt, l'autel se fend, et le roi n'obtient sa guérison qu'à la prière du prophète, qui s'en retourne sans vouloir manger en ce lieu, suivant la défense que le seigneur lui en avait faite. Un vieux prophète de Béthel apprenant les merveilles qui venaient d'arriver, court après l'homme de Dieu , le ramène chez lui , et l'engage à manger, feignant une révélation qui l'autorisait pour en agir de la sorte. L'homme de Dieu s'étant remis en route après le repas , est. dévoré par un lion, en punition de aa désobéissance,.
DE L'HISTOIRE SAINTE
ROIS DE JUDA
958. Sésac, roi d'Egypte, 5 la sollicitation de Jéroboam, attaque Roboam avec unejarmée de douze cents charriots de guerre, et un nombre prodigieux de soldats. Il prend plusieurs villes de Juda, et s'avance jusqu'à Jérusalem. Il assiège cette ville où Roboam s'était renfermé , la prend , pille le temple et le palais du roi , et se retire. Entre les dépouilles tju 'il emporte, Y lier hure marque les deux cents boucliers d'or, c'est-à-dire, couverts de lames d'or, que Salomon avait fait faire pour ses gardes. Cette humiliation ne changea pas le cœur de Roboam. Il y eut toujours guerre entre lui et Jéroboam.
946. Mort de Roboam , dans la trente * deuxième année de son âge , et la dixseptième de son règne. Prince sans valeur, sans prudence, et sans religion , il allia la timidité avec la fierté , la bassesse d'ame, avec la hauteur de caractère. 11 avait épousé dix-huit femmes et soixante concubines , dont il laissa vingt - huit fils et soixante
at À4do avaient écrit l'histoire de son règne ; mais leur ouvrage est perdu depuis trèslong-tems.
ROIS D1SRAEJL
Cependant, tous ceux d'Israël qui avaient la crainte du Seigneur, continuent d'aller aux solennités de Jérusalem.
959. Jéroboam , pour les* en délourner, établi 1 , la quatrième année de son règne , une flte semblable à celle des Tabernacles, et la fait célébrer à Béthel. Ce trait de politique fit son effet, et consomma le schisme des tribus.
Àbta, fils de Jéroboam, étant tombé dangereusement malade, ce prince envoie safemme à Silo, consulter le prophète Àhias , sur l'événement de cette maladie. La princesse se déguise pour n'être point reconnue. Mais le prophète, quoiqu'aveugle , la reconnaît aussitôt qu'elle entre dans sa maison. Il lui reproche les crimes et l'inratitude de son époux , lut éclare que son fils n'en reviendra pas, et lui prédit la ruine de sa maison.
Jéroboam est battu par Àbiam, roi de Juda, qui lui tue cinq cent mille hommes sur huit cent mille qui composaient son ' armée. Dieu le frappe ensuite dune maladie de langueur, pendant laquelle Nadab , son fils , prend les rênes du gouvernement.
943. Jéroboam meurt la vingt-deuxième année de sonrègne , dit l'Ecriture. Mais il
ROIS DE JUDA
ABIAM.
946. Abiam, Bis de Rb-" hoam et de Maacha , fille ou petite-fille d'Absalon, commença à régner sur Juda la dixhuitième (1) année de Jéroboam. Son cœur, il s'en fallait bien , ne fut point parfait devant le Seigneur, comme Pavait été celui de David ; il marcha au contraire dans lâ voie criminelle de Hoboam.
Dieu cependant lui fait remporter avec quatre cent mille nommes une victoire signalée sur Jéroboam qui Pétait venu attaquer avec huit cent mille.
Abiam meurt dans la troisième année de son règne. L'Ecriture dit qu'il prit quatorze femmes dont il eut vingt-deux fils et seize filles; il paraît que plusieurs de ces enfans vinrent au monde après la mort de leur père. Sa vie avait été soigneusement écrite par le prophète Addo ; mais cette nistoire n'est pas venue jusqu'à
nous.