‹ L'art de verifier les dates, 2 inscriptions des chroniquesChapitre 37 sur 134 · HÉRODE · texte numérisé non relu

HÉRODE

4o. HÉrode, sur la fin de septembre, est conduit an Capitole, par les consuls C. Domitius Calvinus et C. Asinius Pollio, suivi des autresymagistrats ,. et marchant entre Antoine et Auguste. Après y avoir été couronné avec les cérémonies accoutumées en pareille occasion, il reprend sans tarder , la route de Judée, et aborde, sur la fin de Tannée, à Ptolémaïde.

Pendant son absence , qui avait été de trois à quatre mois, 'Antigone n'avait cessé de pousser le .siège de Massada. (3y) Ventidius , envoyé par Antoine contre les Parthes, avec titre de gouverneur de Syrie, vient en Judée, après les avoir battus, s'abouche avec Hérode, et fait semblant de vouloir secourir Massada. Mais n'ayant eu dessein que de tirer de l'argent d'Antigone , dès que celui-ci^ satisfait son avarice, il.se retire. Silon , son lieutenant, qu'il laissa en Judée, non moins avare que lui , servit alternativement Hérode et Antigone , suivant l'argent qu'il recevait de l'un et de l'autre. 11 aida le premier, avec les troupes qu'il lui fournit, à se rendre maître de la Galilée, de la Samarie, et de la ville de Joppé , après quoi Hérode étant allé se présenter devant Massada, obligea son rival, sans coup férir, a lever le siège. Résolu de faire ensuite celui de Jérusalem , il engage Silon à l'accompagner dans cette expédition. Mais au lieu d'agir de concert avec lui, Silon excite sous main des mutineries parmi les soldats, et fait échouer l'entreprise qui se termine par le pillage de Jéricho.

38. Hérode fait la guerre avec succès aux bandits qui désolent la Galilée. Obligés d'abandonner la plaine , ils s étaient retirés dans les cavernes et les crevasses de certains rochers et de montagnes inaccessibles pendantes en précipice. « On a» ne pouvait y aborder, dit Josephc, que par des sentiers » très-étroits et tortueux; et l'on voyait au-devant un grand » roc escarpé qui allait jusqu'au fond de la vallée creusée en » différens endroits par l'impétuosité des torrents. Un lieu » si fort d'assiète, ajoute-t-il , étonna d'abord Hérode, et m il ne savait camment venir à bout de son entreprise. Enfin ,

DE l'hISTOIIIE 6A13TE. l4t

t> W lui vint en l'esprit un moyen auquel nul autre n'avait » pensé. 11 fît descendre jusqu'à l'entrée des cavernes, dans a» des coffres extrêmement forts , des soldats qui tiraient » ceux qui s'y étaient retirés avec leurs familles, et mettaient » le feu dans celles où l'on ne voulait passe rendre. » Après avoir exterminé cette engeance funeste, Hérode marche à Samarie avec six cents chevaux et trois mille hommes de

Sied , pour faire la guerre à Antigone Cette petite armée evait être renforcée par deux légions et mille cavaliers, que Ventidius , après la défaite et la mort de Pacorus , arrivées le 8 juin, lui envoyait par ordre d'Antoine. Antigone tâche de corrompre par argent, Mâcheras qui commandait ce secours. Feignant d'accepter ses offres , Mâcheras , contre l'avis d'Hérode , veut s'approcher de lui pour reconnaître l'état de ses affaires. Mais Antigone, se défiant de lui, le fait repousser à coups de fronde. 11 se retire à Emmaûs , et dans le chagrin d'avoir été joué par ce prince, il fait main-basse sur tous les Juifs qui tombent sous sa main , sans distinction d'amis et d'ennemis. Hérode, outré de cette conduite, menace d'en porter ses plaintes à Antoine. Mâcheras Tétant venu trouver à Samarie, vient à bout de l'appaiscr et de se réconcilier avec lui. Hérode le laisse avec son frère Joseph, part avec ses troupes, va joindre Antoine devant Samosafc, dont 11 faisait le siège , et l'aide à se rendre maître de la place. Joseph , pendant son absence , attaque la ville de Jéricho , malgré les ordres qui lui avaient été laissés , en partant , d'attendre son retour en repos. 11 tombe, en punition de sa témérité , dans une embuscade , où il périt avec la plupart de ses troupes. La Galilée et l'Idumée profitent de cet accident pour se soulever. Hérode, avec deux légions que lui fournit Antoine , fait promptement rentrer ces provinces dans le devoir. Il n'a pas le même bonheur devant Jéricho qu'il assiège pour venger la mort de son frère. Antigone met ses troupes en déroute , et lui-même est blessé dans l'action. Mais bientôt , il prend sa revanche sur Pappus, général d'Antigone, dans une bataille où il taille en pièces la plus grande partie des ennemis avec leur chef. Usserius et le cardinal Noris se trompent , comme le P. Magnan le prouve , en rapportant ces événements à Tannée précédente. ( Magnan , de anno na/tV. Chris ti. )

37. Hérode ouvre la campagne suivante par le siège de Jérusalem. Pendant les premières opérations de cette entre-

l4a ABRÉGÉ CHRONOLOGIQUE

prise , il se rend à Samarie , où il consomme son mariage avec Mariamne. Les charmes de cette princesse , son esprit et sa vertu n'étaient pas les seuls motifs qui le déterminaient à l'épouser. Il avait en vue aussi de gagner l'affection des Juifs, en s'alliant au sang des Asmonécns , qui leur était cher A son retour devant Jérusalem, Sosius, gouverneur de Syrie, lui amène, par ordre d'Antoine, ses meilleures troupes. Ils pressent de concert le siège avec la dernière vigueur. Les assiégés , dont la garnison avait été ramassée de tous les coins de la Judée, se défendent avec plus de bravoure que d'habileté. La ville basse ayant été emportée après cinquante-cinq jours de siège, ils sont obligés de se retirer dans la ville haute et dans le temple, où ils souffrent beaucoup de la famine ; car c'était alors une année sabbatique. Enfin le sixième mois depuis le commencement du siège, Hérode, le 9 du Iroisième mois de Tannée judaïque commencée à nisan , fait donner un assaut général qui force la ; ville à se rendre le même jour, dit Josephe , qu'elle avait été prise vingt-sept ans auparavant par Pompée.

Antigone descend de la tour où il était, et vient se jeteF aux pieds de Sosius. Indigné de cette bassesse, le général romain reçoit avec ironie ses soumissions, et l'envoie chargé de. chaînes à Antoine, qui était pour lors à Antioche. Les soldats romains veulent piller le temple ; Hérode s'oppose à cette profanation et l'empêche en rachetant le pillage avec ses propres fonds. Mais il ne peut en sauver la ville que le soldat romain remplit de sang et de carnage. Pour établir son repos et sa sûreté, du moins le pensait-il ainsi, il ne lui resiait qu'à se défaire d'Antigone. Il obtient d'Antoine, par ses présens, qu'on instruise le procès de ce malheureux

Evince, il est condamné à mort, et deux licteurs, après l'avoir attu de verges , lui tranchent la tête avec leurs haches dans Antioche : traitement barbare que les Romains n'avaient jusqu'alors fait à aucune tête couronnée. Ainsi finit le règne des Asmonéens, après avoir duré cent vingt-neuf ans ; Josephe n en compte que cent vingt-six, parce qu il ne tait commencer la souveraineté de ces princes qu'après que celle de Judas Machabée eût été confirmée par la paix qu'il fit avec Antiochùs Eupalor : ce qui est évident par le consulat sous lequel il place la mort d'Antigone, qui est celui de Marnus Vipsanius Agrippa et de Lucius Caninius Gallus, l'an 37 avant l'ère chrétienne, llérode , affermi sur le trône de la Judée , par la prise de

DE 1/ HISTOIRE S .V IIS TE. l43

Jérusalem et par la mort d'Antigène , s'occupa de deux objets : le premier, de remplir ses coffres épuisés par les sommes considérables qu'il s'était vu dans la nécessité de donner aux gouverneurs et aux soldats romains ; le second , d'éteindre les restes de la faction d'Antigone. Ces deux points de vue se trouvèrent liés dans l'exécution, et en suivant l'un il parvint à l'autre. 11 commença par se venger du grand sanhédrin , dont il fit mourir tous les membres, à l'exception de Sameas et de Pollion. Ces deux hommes, qui lui avaient été le plus opposés, s'étaient réconciliés avec lui pendant le siège de Jérusalem , en exhortant de la*part de Dieu , comme on l'a, vu, les Juifs à se rendre. L'esprit prophétique qu'ils affectèrent en cette occasion , n'était autre chose qu'une prévoyance politique qui leur faisait voir que la ville succomberait infailliblement aux forces supérieures des assiégeants. Comme la plupart de ceux qu'Hérode fit exécuter étaient les plus riches de Jérusalem, la confiscation de leurs biens servit à satisfaire autant son avarice que sa haine. Hyrcan demeurait toujours parmi les Parthes ; mais sa fortune était bien changée. Phraate, étant monté sur le trône , fut touché de commisération , lorsqu'il eut appris la naissance et le rang de cet illustre captif. 11 donna ordre qu'on lui ôtat ses chaînes, et lui permit de vivre à Babylone en toute liberté. Ce fut un grand sujet de joie pour les Juifs établis au-delà de l'Euphrate. Leur nombre était grand et égalait à peu près celui des hommes de la Judée. Uegardant Hyrcan comme le roi de leur nation , ils loi rendirent tous les honneurs dus à cette dignité , et lui firent une pension suffisante pour en soutenir l'éclat. Leur attachement et leur vénération pour lui augmentèrent , lorsqu'ils eurent appris qu'Hérode avait conféré la souveraine sacrificature à un homme sans considération. Il était à la vérité de race pontificale, mais d'une famille obscure qui s'était fixée en Babylonie depuis la captivité ; Anancl était son nom. Hérode l'avait choisi et fait venir de son pays natal, non pour son mérite personnel, mais précisément parce que n'en ayant point il était moin» propre à lui faire ombrage. Cependant Hyrcan, loin de se féliciter d'être éloigné de sa patrie dans de si tristes conjonctures, soupirait sans cesse pour la revoir. Comptant sur la reconnaissance d'Hérode , il résolut , malgré les remontrances de ses amis, d'aller se jeter entre ses bras. Hérode lui-même désirait ardemment son retour , non par attache- Aïeul pour lui , mais parce qu'il jugeait important à sa sûreté

de l'avoir en son pouvoir. Il écrivit donc à Hyrcan, dans les termes les plus pressans, pour l'engager à venir partager avec lui, disait-il, le pouvoir de la royauté. 11 envoya en même tems une ambassade a Phraate, avec de grands présents , pour obtenir de ce prince la permission de sortir de ses états. Elle fut accordé. Hyrcan part, et à son arrivée il est reçu d'Hérode , avec les démonstrations de l'amitié la plus tendre. Ces belles apparences durèrent autant que l'exigea le dessein perfide qu elles étaient destinées à voiler.

11 restait eneore un prince de la famille royale nommé Àristobule , frère de Mariamne, et par conséquent beau-frère d'Hérode. Alexandra, sa mère, femme impérieuse et habile souffrait impatiemment qu'on eût préfère à ce fils un prêtre babylonien , pour la grande sacrificature , qui lui appartenait de droit, comme issu d'Alexandre Jannée. liée d'amitié avec la célèbre Cléopâtre , reine d'Egypte, elle fit tant , par son moyen , auprès d'Antoine, qu'Hérode se vit obligé de déposer Ananel , et de mettre à sa place Aristobule , qui n'avait alors que dix-sept ans. Ananel étoit le t^oisi^ne grand-prêtre déposé depuis le retour de la captivité. Cette déposition, dans le fond, étoit illégitime; le pontificat, suivant la loi de Moïse , étant une dignité à vie. Hérode le sentait bien , et ce fut une des raisons qu'il allégua d'abord pour éluder les ordres d'Antoine. Mais le triumvir persistant . à vouloir être obéi , le roi de Judée , dont le sort était entfe ses mains, fut contraint de faire plier la loi sous sa volonté. Hérode crut avoir par-là rétabli le calme dans sa maison ; mais il se trompa. Le fils d' Alexandra n'avait pas moins de droit à la couronne qufà la tiare pontificale , étant petit-fils d'Hyrcan par sa mère , et d' Aristobule , frère d'Hyrcan , par Alexandre son père. Alexandra lui ayant obtenu l'une de ces deux dignités , rcnouvella ses intrigues auprès de Cléopitre pour lui procurer l'autre. Mais la vigilance d'Hérode perça le voile dont elle couvrait ses démarches; tout fui découvert. Hérode, en conséquence, lui donna son palais pour prison, «et mit autour d'elle des espions pour observer sa conduite. I.a princesse , indignée de ce traiirment , tente de s'évader avec son fils , pour se rendre auprès de Cléopâtre', qui l'avait invitée à la venir voir. On les emporte l'un et l'autre, enfermés chacun dans un cercueil; mais ils sont arrêtés sur la roule ^ et ramenés à Jérusalem. Hérode, qui- n'ose les punir, fait semblant de leur pardonner, et les remet en liberté. Mais il n'en conserve pas moins dans son cœur le désir de. perdre

DE L'HISTOIRE SAlStEk 145

A.?îstobule. L'événement suivant mit le comblé à sa haine, fet en précipita les effets.

. La fêle des Tabernacles , Tune des trois grandes solennités Ytles Juifs , étant arrivée, Aristobule y fit , pour la première

prêtre. Les grâces naturelles de les ornements pontificaux , et ignilé avec lequel il s'acquitta de son ministère , at^ tirèrent sur lui les regards de tous les Juifs, les frap-» pèrent d'admiration , et les transportèrent de zèle et d'affection pour ce prince. On n'entendait de toutes parts que des acclamations, chaque fois qu'il paraissait en piiblic. tiérode sentit alors combien il importait à sa sûreté de se dé-» faire d\in rival si propre à le supplanter»

Vn testin , qu'Alexandra lui donna peu de jours après li fête , à Jéricho , lui fournit l'occasion d'exécuter l'assassinat qu'il méditait. Des jeunes gens de sa suite ayant engagé A ri s-* tobuie à se baigner avec eux dans un étang voisin , ils le font plonger , comme en se jouant , et le tiennent sous teau jus-* qu'à ce qu'il étouffe. Hérode vainement affecte une douleur excessive de la mort de ce prince et lui fait faire de magnifiques funérailles , personne n'est la dupe de son hypocrisie*

ROIS DÉLIMAIÛË.

ËlymaÏde , ou Etymatide , était une province de Perse 4sttuée entre les fleuves Eulée et Oroate , qui s'étendait depuis les confins de la Médie jusqu'au golphe Persique. H ne faut pas confondre cette Elymaïde, dont nous par- Ions , et qui fut la capitale d'un royaume de ce nom , avec un autre Elymaïde, qui était dans la Perside. On a lieu dé croire que cette province , qui était divisée eri trois grands districts, ne commença à former un royaume, que lors dé la chûte de la monarchie des Perses, où ils furent gouvernés par leurs propres princes , sans avoir jamais porté aucun joug.

192. L'Histoire Sainte fait assez souvent mention des rois d'Elymaïde, mais n'en nomme aucun. Tout ce que nous savons d'eux , c'est qu'ils fournirent du secours à Antiochus le grand , dans les guerres qu'il eut contre les Romains , qu'ils taillèrent ensuite en pièces ce prince et toa armée, pour yenger la sacrilège entreprise qu'il avait

ABRÉGÉ CHR0T?OI.0GI<JUfe

Alexandre s'adresse encore à Cléopâtre pour avoir justice dti meurtre de son fils. La reine d'Egypte se porta d'autant plu* volontiers à servir le courroux de son amie , qu'elle même se flattait , en faisant coridàtimer le roi de Judée par Antoine, i de profiler de sa dépouille.

35. Hérode, cité , comparaît a Laodicée, devant le triumvir. Mais son éloquence artificieuse, soutenue de riches présents ; corrompt l'équité de son jnge , et fait tVaîner l'affaire en longueur. Antoine , pour satisfaire en partie l'avidité de Cléopàtre , lui donna fa Célésyrîe au lieu de la Judée. Dès-lors , toutes les poursuites cessent , et Hérode obtient la permission de s'en retourner. Joseph ♦ son onclè , gouvernait en sort absence. Dans le doute où il était sur l'événeinent de sôn affaire, il lui avait laissé l'ordre, en partant, de faire mourir Mariamne , son épouse , au cas que luî-mènie vînt à perdre la vie. La jalousie lui avait dicté cet ordre cruel, de peur que sa femme ne passât après lui dans les bras d'Antoine. Il savait en effet que cet homme lubrique , sur le simple portrait de la princesse, avâit été vivement frappé de ses charmes. Joseph eut l'indiscrétion de révéler à Mariamne lè secret dé sa commission , et cela , pour lui prouver jusau'à qael point elle était aimée de son époux. Mais cette confidence produisit un

ROIS rfÉLIMAIDE*

formée , de piller le magnifique temple consacré a Diane dans Elymaïde (1^7), et qo'Antiochus-Epiphanes aurait eu le même sort dans une pareille entreprise, s'il pe se fût sauvé à tems en Médic ( it>4). Les Elyroéens , sous la conduite de leur roi, s'étant engagés dans une guerre contre les Babyloniens et les Susiens , reçurent à cette occasion un irenfort de treize mille archers de la part des Cosséens , aûi probablement étaient alors sous la domination des rois d'Elymaïde. Du tems de Pompée, les Elyméens étaient encore gouvernes par leurs propres rois, dont nous ignorons les noms et les actions.

RCHS DÉ CHARACÈNE.

^ t. * Ai •

La Characène , était la partie la plus méridionale de la Susiane, province de Perse. Ainsi appelée de son chef-lieu;

de l'histoire sainte. i 47

effet tout conlraiie à celui qu'il avait espéré. Mariamne» saisie d'horreur, ne vit plus que son bourreau dans Hérode , et dans la famille de ce prince cjue des objets d'aversion. Salomê , sœur d'Iiérode, fut la première à se ressentir de ces dispositions. La reine, à qui elle voulait s'égaler, s'étudia, dans plusieurs occasions , à la rabaisser. Salomé , pour se venger, accuse Mariamne auprès d'Hérode , à son retour, d'un commerce criminel avec Joseph. La reine interrogée par son époux , n'a pas de peine à se justiûer. Mais à ses défenses elle ajoute des plaintes sur l'ordre barbare qu'il avait donné de la faire mourir. Hérodc , furieux de voir son secret découvert, ne peut se persuader que sa femme n'ait pas acheté cette confidence au prix de sa vertu. Dans le premier transport de sa jalousie il veut la poignarder ; mais un retour de tendresse arrête son bras. Il décharge sa colère sur Joseph , qu'il fait tuer sur le cbamp,sans le voir ni l'entendre, et fait mettre en prison Alexandra , comme la cause des desordres de sa maison.

34. Arrivée de Cléopâtre à Jérusalem , au retour des bords de l'Euphratc où elle avait accompagné Antoine. (Quoique mécontent d'elle à tous égards, llerode la reçoit, par politique, avec la distinction convenable à sa dignité. Il la reconduit jusqu'à Pelusc ; mais étant revenu à Jérusalem , il reçoit d'Antoine un ordre, qu'elle-même avait sollicité f de marcher contre le roi des Arabes. Le dessein de Cléopàtrc

.' - il .tri. 'j. v.Tu Iv T*« ) l'ih Vt U •H» i* ** »• • • •

Page 1