‹ L'art de verifier les dates, 2 inscriptions des chroniquesChapitre 9 sur 134 · ROIS DE JUDA. ROIS D'ISRAËL · texte numérisé non relu

ROIS DE JUDA. ROIS D'ISRAËL

902. La troisième année de son règne, Josaphai s'appliqua spécialement à la réforme de la police, et ne prit d'autre règle pour cela que la loi de Moïse. C'est suivant celle règle qu'il établit des juges dans tout Juda. Il érigra aussi deux tribunaux souverains dans Jérusalem , l'un composé de prêtres et de lévites .

et l'autre des princes des familles de la nation. Le premier connaissait des matières de religion; l'autre, de ce qui concernait l'état. L'un avait pour président le grandprèlre Amarias ou Azarias ; l'autre , Zabadias , prince de la nation de Juda. Josapliat eut soin aussi de tenir les forces de son royaume dans un état respectable. L'écriture dit qu'il avait à Jérusalem , auprès de sa personne , cinq corps de troupes , qui faisaient en tout un million cent soixante mille bommes.

Ce n'est pas à dire qu'il eût toujours près de lui ce grand nombre de soldats ; car outre qu'ils ne servaient que par semestre, et que leur service ne les empêchait pas de vaquer à la culture de leurs terres et à leurs autres affaires domestiques, la ville de Jérusalem n'eilt pas été assez granJe pour les contenir tous à la fois avec ses autres habi-

d'Elie , qui lui promet dt faire tomber de la pluie, et l'engage à rassembler les prêtnw de Baal. Le prophète les invile à prouverai! peuple, par un miracle , la divinité de leur idole. La proposition est acceptée. On monte sur le mont ( arme 1 , et on y dresse , de part et d'autre, un autel, sur lequel on immole un bœuf.

Les prêtres de Baal le conjurent en vain , par des cris et par des incisions qu'ils se font sur le corps, de se manifester par quelque signe. Ce dieu ne les voit ni ne les entend.

Ëlie, à son tour, invoque le Seigneur; à sa voix , le feu du ciel tombe sur la victime qu'il avail immolée , et la consume avec l'autel. Alors tout le peuple se déclare pour le vrai Dieu. Les quatre cent cinquante prêtres de Baal sont arrêtés par l'ordre d'Elie, et on les égorge près du torrent de Cisson, au pied du mont Carmel. ( Elic , en faisant égorger ces prêtres idolâtres, ne fit qu'exiger l'exécution de la loi de Moïse, qui décerne la peine de mort contre les partisans de l'idolâtrie.) La pluie , après cela, tombe en abondance et rend la fertilité à la terre , que la sécheresse avail épuisée pendant trois ans. Jesabel , ayant appris la mort des prêtres de Baal, jura

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tans. Il faut donc entendre par là fju'ils étaient à la maifl du roi, toujours prêts à exé cuter ses ordres et à ma relier où ils étaient commandés Le pays de Juda étant fort petit , en très-peu de tems toutes ce* troupes pouvaient se rassembler autour de la capitale. Au reste, de ce nombre de soldats , il faut inférer qu il y avait dans la Judée près de six millions de personnes.

Une paix longue et profonde fut le fruit de la sagesse, du zèle et de la piété tic Josaphat. Il fut chéri de sou peuple, et respecte de ses voisins, qui lui envoyaient des présents considérables et lui payaient des tributs en argent Les Arabes lui amenaient des troupeaux , sept mille sept cents moutons .et autant de houes.

(Paralip. il. c. 17, v. 11.) Mais il fit une faute qui eut de très- lâcheuses suites, en mariant Joram , son fils, avec Athalie, fille d'Achab et de Jésabel. Le trait suivant esJ une nouvelle faute de sa part.

Achab, ayant résolu de reprendre ftamoth, ville de * iaad , sur les Syriens , engage Josaphat à marcher avec lui

Îiour celte expédition. Dans a bataille qui se donne à cette occasion , Josaphat court risque de la \ je , et Achab reçoit une blessure dont il meurt.

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la perte d'Elic. Le prophète s'enfuit dans un désert de l'Arabie Pétrée, où s'étant endormi sous un genièvre , il trouve, à son réveil, de la nourriture pour réparer ses foi •ces. 11 s'achemine de là vers le mont Horeb, et met quarante jours pour y arriver, quoiqu'il n'y eut que quarante lieues de l'endroit d'où il était ■ parti. Mais il passa tout ce tems sans manger et fit beaucoup de circuits, Dieu, pour exercer sa patience, ne voulant pas lui indiquer la vraie route. Arrivé sur cette montagne, le Seigneur lui manifeste sa gloire, puis lui ordonne d'aller à Damas, pour y sacrer Hazaël roi de Syrie, donner ensuite l'onction royale à Jchu , fils de iNamsi , destiné à régner sur Israël , et ' établir Klizée , fils de Saphat , en qualité de prophète, pour le remplacer.

Ben-Hadad , roi de Syrie t vient , avec trente-deux rois ses alliés, attaquer Samarie.

Ils sont mis en fuite et entièrement défaits par les valets de pied des gouverneurs des provinces, suivant la prédiction d'un prophète.

L'année suivante , lîen- Hadad livre une seconde bataille au roi d'lsraê'1 dans la plaine d'A plier. Arhab lui tue cent mille hommes , et re*i-*

DE L'HISTOIRE SAIÎITE.

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De retour dans ses étals, Josnphal est repris par le prophète Jehu , iits ci liaiuni , d'avoir fait alliance avec un prince impie tel qu'Achab. Il reçoit avec docilité la réprimande, mais la suite fait voir qu elle ne l'avait pas entière ment corrige. Tandis qu'il est occupé à perfectionner la police de son royaume, les Moabites et les Ammonites ayant rassemble toutes leurs forces, viennent y faire une irruption subite. Le saint roi f prosterpé dans le temple au milieu de son peuple , s'adresse à Dieu par une fervente prièi e.

Rassuré par le prophète Johay.iel, il marche avec confiance à l'ennemi, faisant précéder son armée par des lévites, qui chantaient les louanges du Seigneur. Il n'eut pas la peine de combattre; et sans qu il tiratTépée, Dieu lui accorda une victoire. complète sur ses ennemis, qui s'entre-détruisiren! eux-mêmes.

Les dépouilles qu'ils laissèrent dans leur camp , furent immenses par le nombre et le prix. Trois jours à peine su£firent pour les recueillir.

8Sï. Josaphat fait alliance avec Achab , roi d'Israël , et ils équippent ensemble une flotte au port d'Asiongabcr , pour aller commercer au loin.

JfcUis à peine a-t-elle mis à

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porte sur lui une victoire complelte. Le roi de Syrie vient alors se remettre à la discrétion d'Achab, qui nonseulement lui fait grâYc de la vie, mais encore fait alliance avec lui. Un prophète reprend Àchab de cette conduite imprudente , et lui annonce que sa vie répondra pour celle de Ben Hadad , et son peuple pour le peuple de Syrie.

Achab avait établi sa demeure à Jesraël. Il demande a Nabolh sa vigne , pour la joindre | son parc Ne pouvant l'obtenir, il tombe dans l a battement. Jésabel , pour le tirer de peine, imagine un expédient digne de sa méchanceté. LU»- •" rit aux anciens de Jesraël , pour les engager à suborner des personnes qui accusent Nabolh d'un crime capital. Os lettres, quoique dressées à l'insu d'Arhab, étaient munies de son sceau.

Tel était , dès les premiers tems , le caractère d'authenticité qu'on imprimait aux.

diplômes des sottrerains. Pharaon , comme on l'a vu cidevant , remit à Joseph son anneau , pour sceller les ordres qu'il expédierait en son nom. L'usage de souscrire au bas des chartes n'est venu?

que dans les derniers tems* Naboth , cité devant les juges,, est accusé , par deux faux té-y

ta

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la voile que , poussée par un vent impétueux que Dieu fit élever subitement , elle va se briser contre une chaîne de rochers qui est à l'entrée du port. Un prophète vient dans le snéme lems faire des reproches à Josaphat , de s'être allié avec Achab, dont il connaissait l'impiété, l'assurant que la perle de .-a Hotte est la punion de celte alliance.

#07. Josaphat lire ses vaisseaux d'Asiongaber , et les transporte à Llalh, d'où il faii partir, Tannée suivante, une nouvelle flotte, dans laquelle, il' avait refusé d'admettie les vaisseaux d'Ochosias.

0.S0. Mort de Josaphat , après un rc^ue de vingt-cinq ans. Le prophète Jélni avait k rit l'histoire de ce prince, et l avait i:iseree dans les Annales des rois de Juda, ouvrage qui n'existe plus.

Ce lut sous son règne qu'lliel , riche habitant de Bethel, rebâtit Jéricho, maigre la défense que Josué en avait, faite, ^M a malédiction qu'il avait prononcée, contre quiconque ferait ui.e pareille entreprise; aussi épronva-t il li b effets de cette malédiction* ]l perdit Abiram , son h Is aîné, lorsqu'il jeta les fondements de Jéricho , et Ségub, son second fils, lorsqu'il en suspendit les portes. Au reste ,

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moins , d'avoir prononcé des paroles de blasphème contiie Dieu et contre le roi. Sur leur déposition , il est condamné à être lapidé. Achab , après l'exécution de ce jugement , va prendre possession de la vigne de Nabot h, par droit de ronii.sc.it ion. Le prophète Klie vint l'y trouver :

Vous avez /ait mourir l'innocent , lui dk- il , et vous avez usurpé son héritage. Mais je cous prédis aue les chiens lecheronl+ulre sang dans le même endroit où ils ont léché celui de \ a ùo th. 11 ajoute d'autres prédictions également funestes.

Achab s'humilie, et fait pénitence dans le sac et la cendre. Dieu , ayant égard à ces marques de repentir, modère la rigueur de son arrêt , ou plutôt en diffère l'exécution* tf.t6\ La guerre se renouvelle entre Achab et le roi de Syrie, au sujet de Hamoth, ville de Galaad , que le premier voulait reprendre sur Heu-Madad , dont les prédécesseurs L'avaient enlevée aux rois d'Israël. Achab engage Josaphat, roi de Juda, qui l'était venu voir, à se joindre à lui dans celte guerre. Tous les prophètes d'Achab , au nombre de quatre cents , lui prédisent un heureux succès* Séméias , l'un d'entre eux, 1 s'éiant mis des cornes de fer

il y avait , avant ce tems, une ville de Jéricho , dont il est souvent parle dans L'Ecriture, et qu'on avait bâtie près de la première. Mais depuis qu'Hiel eut reparé i ancienne , on ne se fit plus scrupule d'y aller demeurer. On ne peut dire , au reste, si cette ville, qui était de la tribu de Benjamin .

appartenait alors au royaume de Juda ou à celui d'Israël.

Josaphat lui - mène bâtit, suivant l'Ecriture , des forteresses , dans Juda , en forme de tours , et des villes fermées de murailles (Part. 11 , c. 17, v. 12.)

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