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Ducs d'oriéans*
où il fut blessé k l'épaule le 5 août. Eu i6q3, le 47 juillet, îl se signala à la bataille de Nerwinde , où il fallit être pris , étant demeure cinq fois au milieu des ennemis. Le roi d'Espagne le nomma chevalier de la Toison-d'Or, et il en reçut le collier le 7 août 1701 . Pendant la paix , ce prince se livra à son penebaut pour les sciences et les arts; géométrie; chimie, peinture, sculpture , musique, poésie, tout était de son ressort. Il se trouvait au milieu des artistes et des philosophes lorsque Louis XIV l'envoya, en 1706, remplacer le duc de Vendôme, qui passa en Flandre, dans le commandement de l'armée d'Italie. Elle était alors devant Turiu , dont elle formait le siège. Le duc d'Orléans y fut blessé de deux coups de feu le 7 septembre et obligé de se retirer. L'année suivante , il passa en Espagne oû il répara les revers qu'il avait éprouvés en Piémont. Il y arriva le lendemain de la bataille d'Almanza. S'il n'eut point de part à cette victoire, il sut la rendre avantageuse aux vainqueurs. Il soumit, en les parcourant , les royaumes de Valence et d'Aragon. Les villes de Xativa et d'Alcanz furent les seules qui osèrent résister. La première , prise d'assaut , fut brûlée et détruite de fond en comble. Il pénétra ensuite dans la Catalogne où il emporta la ville et le château de Lerida, Pécucil des plu» grands capitaines ( le grand Conde elle comte d'Harcourt). En 1708, il se rendit maître de la ville de Tortose et de plusieurs autres places de Catalogne. I^a régence du royaume, duraut la minorité de Louis XV , lui appartenait par le droit de la naissance; elle lui fut déférée par un arrêt du parlement du 2 septembre 1715. Un de. ses premiers soins fut de pacifier les querelles de l'église. Le 10 août 1725 , mort du cardinal Dubois , son favori et son ministre principal , qui par i-c» conseils perfides avait privé la nation de ce qu'elle devait attendre des excellentes qualités du régent. Il mou ni t subitement d'apo-
Elexie , le 2 décembre 1723 , et fut inhumé à Saint-Denis. On a caucoup écrit sur ce prince , assemblage de vertus magnanimes et de faiblesses humaines , qui, né pour tous les emplois, avait tous les talents , dit Voltaire :
Ceux d'un chef, d'un «oldat, d'an citoyen, d'un maître.
On lui reproche de grands défauts , mais on admire encore plus ses grandes qualités , parce que les premiers étaient d'un nomme et les secondes d'un béros. Sa clémence » son courage , son affabilité , sa générosité, sa droiture , l'élevèrent au-dessus du vulgaire des princes. Il eut un don particulier qui répandit de Ja grâce sur son administration ; ce fut celui de bien connaître les Français. 11 aimait la liberté publique, et vantait la constitution de l'Angleterre , où tout citoyen est soumis à la loi et n'est
ducs d'orléam. 5q J
juçe* que par elle. Il rappelait avec complaisance l'anecdote du prieur de Vendôme , qui enleva deux maîtresses à Charles V , sans que le monarque auglais eût d'autres moyens de se veuger qu'en priant Louis XlV de rappeler en France ce dangereux rival. Ou peut voir à l'article de Louis XV , les particularités de la régence du duc d'Orléans, pendant la minorité. Il avait épousé, le 18 février 1692, Françoise-Mime np. Bourbon , lé-» gitimée de France , dite mademoiselle de Blois , fille du roi Louis XIV, morte le premier février 1749. Il eut de ce mariage :
1*. Louis , dont l'article suit;
2°. IV...., mademoiselle de Valois , née le 17 décembre 1693 , morte le 17 octobre 1694;
3°. Marie-Louise-Elisabetb , Mademoiselle , née le ao août 1695 , mariée, le 6 juillet 1710, à Charles, fils de France, duc de Bcrri , veuve le 4 mai 1714 , morte le ai juillet
4°. Louise-Adélaïde mademoiselle de dartres , née le i3août 1698, abbesse de Oielles, le 14 septembre 1719, 6ous le nom de sainte Batilde , morte le 9 février
5°. Charlotte-Aglaé , mademoiselle de V.alois , née le 22 octobre 1700, mariée le 12 février 1720 à François-Marie d'Est, duc de Modène, morte en 1761 ;
6°. Louise-Elisabeth , mademoiselle de Alontpensier , née le 11 décembre 1709, mariée le 20 janvier 1722, à Louis I,r. , roi d'Espagne, morte en 1742.
y9. Philippe-Elisabeth , mademoiselle de Beaujolais , née le lÔaécembre 1714 , accordte , en 1722, à don Carlos , depuis roi des Deux-Siciles, morte en France, sans avoir été mariée , le 21 mars 1 7^4.
8*. Louise-Diane, mademoiselle de Chartres, née en 1716, mariée en 17^4, à Louis de Bourbon, prince de Conti , morte le 17 septembre 1756.
Le duc d'Orléans eut encore de Marie-Louise-Victoire Lebel de la Boissière de Séry , comtesse d'Argenton , trois enfants naturels, dont le second fut seul reconnu , savoir :
a°. Charles de Saint-Albin , né en 1698 , sacré évêque de Laon le 26 avril 1722, archevêque de Cambray en 1723, ayee conservation des honneurs de la pairie.
b°. Jean- Phi lippe//7Ï{ le chevalier a" Orléans, grand prieur de France, de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem , abbé 4e iUutrilliers^ grand d'Espagne et général des galères
3f)6 DUCS D'OftLÉAAS*
de France, né à Paris eo 1702, légitime? an mois de
juillet tyo6)
5°. Philippe-Angélique de Froissy , mariée an comte de Ségur.