‹ L'Art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 51 sur 146 · LOUIS I · texte numérisé non relu

LOUIS I

1,0ms n* Bourbon, premier du nom, prince de Condé*, pair de France, duc d'Enghicn , marquis de Conti, comte de boissons , d'Aniei et de \ alcri , gouverneur de Picardie et des paya conquis, ne' à Vendôme, le 7 mai i53o , était fils de Chartes de Bourbon , duc de Vendôme, et frère d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre , père du roi Henri IV. ( Voyez les dues de Vendôme. ) II commeuça ses premières armes à l'expédition d'Hcuri II , contre les Anglais , pour le recouvrement de la ville de Boulogne,- en i55o. 11 le suivit au voyage qu'il fit sur la frontière d'Allemagne, pour la protection des princes de l'empire; et au retour, il s'enferma, avec plusieurs autres seigneurs»

* Celte branche, ainsi que celles de Conti, et rie Bonrbon Basset ne sont

Eiint dans l'édition des Bénédictins. Elle* onl été dressées d'après les Grands— fïicicrsdc la Couronne, et d'autres documents historiques par l'aoïeur de celte Boutellc édition. r

PRINCES DE CONDÉ\ 3q9

dans la ville de Metz, qui fut courageusement défendue contre la puissante armée de Charles-Quint , qui vint l'assiéger eu personne, en i552, et fut oblige d'en lever le siège. Il défit une partie des troupes du prince de Piémont, en i5'33, se signala au combat d' Antibes , donne le 1 5 août , et au sie'ge de Wulpian , en Piémont, en 1 555 , e'tant alors colonel-général de la cavalerie légère, en l'absence du duc d'Aumalc. 11 est qualifié général et coloucl de l'infanterie française , dans un acte du 10 septembre i SSq. Il combattit vaillamment à la journée de Saint- Quentin, en i557 , recueillit à la Fère les débris de l'armée, et se trouva aux mémorables sie'ges de Calais et de Tliionvillc , en i558. Après la mort funeste de Henri II , les mécontentements <m'il essuya de la faction de Guise , qui sVtait emparée du gouvernement dn royaume , le jetèrent dans le parti iei réformes. Soupçonne' d'avoir favorise secrètement la conspiration d'Amboise , il fut arrêté et détenu à Orléans. Il aurait perdu la vie , si la mort du roi François II n'eût changé la face dei affaires. Charles IX, son successeur, lui rendit la liberté' le iS décembre i56o. Mais la haine que ce prince vouait à la maison de Guise, lui Ot abandonner la religion catholique, et embrasser Je parti des Protestants, dont il fut élu chef à Orléans, le ia avril i56j. Il se rendit maître de plusieurs villes, et se proposait de pousser plus loin ses conquêtes, lorsqu'il fut blesse' et pris a la bataille de Dreux, la même année. Eu 1667, il perdit celle de Saint-Denis, et le combat de Jarnac, en Angoumois , le i5 mars i56t), où il périt par la plus lâche perfidie. Il avait un bras en éebarpe , le jour de la bataille ; comme il marchait aux ennemis , le cheval du comte de la Rochefoucault , son beaufrère , lui donna un coup de pied , qui lui fit une blessure considérable à la jambe. Ce prince , sans daigner se plaindre, s'adressa aux gentilshommes qui l'accompagnaient : a Apprenez, leur dit-il, que les chevaux fougueux nuisent plus qu'ils ne servent dans une bataille. Un moment après il leur dit : Le prince de Condé ne craint point de donner la bataille, puisque vous le suivez. » Dans l'instant il chargea avec sou bras en écharpe , et sa jambe toute meurtrie. Dans ce cruel état, il ne laissa pas de poursuivre les ennemis. Mais bientôt , pressé de toute part, il lut obligé de se rendre à deux gentilshommes , dont un était le sieur d'Argcnce , qui le traitèrent avec assez d'humanité, lorsque François de Montesquiou, capitaine des gardes du duc d'Anjou , qui avait à se venger de quelques griefs particuliers, le tua de sang-froid, d'uu coup de pistolet. Quelques historiens, entre autres Desormeaux, attribuent ce crime aux ordres secrets du duc d'Anjou. Ce qu'il y a de vrai, c'est que ce priuce vint examiner Coudé, baigué dau* sou sang , et le lit

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charger mort sur une vieille âncsse. Nul général ne Ait plus aime' de ses soldats ; on en vit à Pont-à-Mousson un exemple étonnant. Il manquait d'argent pour ses troupes , et surtout pour les Rcitres , qui étaient venus à son secours , et qui menaçaient de l'abandonner. Il osa proposer à son armée , qu'il ne payait point, de payer elle-même cette troupe auxiliaire, et ( ce qui ne pouvait jamais arriver que sous un gênerai comme lui) toute son armée se cotisa juiqu'au moindre goujat. 11 ne manqua à ce prince , ne' pour le malheur et pour la gloire de sa patrie , que ■ de naître dans des tems plus heureux. ( Dict. lûst. ) Louis , prince de Coude , avait epou.se' , i°. le 22 juin 1 55 1 ,. Eléonore de Roye , fille ai née et héritière dct'harlcs , sire de Roye et de Muret , comte de Rouci, et de Madeleine de Mailli , dame de Conti j elle mourut le 23 juillet 1 56/i : 2°. le 8 novembre i565 , Ff\A>coisF. d'Ouli .os , fille de François , marquis de Rotbeliu , et de Jacqueline d'Orléans ; elle mourut le 11 juin 1601. Ses enfants furent :

Du premier Ut :

1*. Henri Ier , dont l'article suit ;

2°. Charles, ne le 3 novembre 1 55^ , mort jeune ;

3°. François , prince de Conti , souverain de Cbâtcau- Rcgnault, chevalier des ordres du roi, gouverneur d'Auvergne et du Dauphiné, ne' le 19 août i558. H fut Je

Î>remier prince qui , à la mort de Henri III , reconnut lenri Iv roi de France. 11 mourut le 3 août 1614, sans postérité' de deux mariages qu'il avait contractes, i°. avec Jeanne de Coesme , dame de Bonnestable et de Lucc, mariée en i582, morte le 26 décembre 1601 ; 2*. avec Louise-Marguerite de Lorraine, fille de Henri I", duc de Guise , mariée le 24 juillet i6o5, morte le 3o avril i63i ;

4°. Charles, cardinal de Bourbon , né le 5o mars i562 , archevêque de Rouen en i582, créé cardinal le 12 décembre i583, chef des conseils du roi Henri III. Après la mort de ce priuce , et avant la conversion d'Henri IV, il forma en France un tiers-parti de catholiques , dans la vue de se faire élire roi j mais ses desseins s'évanouirent à la conversion du roi, en 1693 ; et, étant tombe malade d'hydropisie , il mourut dans l'hôtel abbatial de Sainl-Gcrmain-des-Prés , le 5o juillet 1594 ;

5*. Louis de Bourbon, frère jumeau de Charles, mort le 19 octobre i5G3)

6\ Marguerite , née le 8 novembre i556 , morte jeune j

7*. Madeleine , morte jeune , le 7 octobre i563 ; *

PAl?i€L5 DE COISDÊ. 40I 8° Catherine , née eu 1ÔÙ4, morte jeune $

Du second lit :

9*. Charles , comte de Soissons et de Dreux , pair et grand* maître de France , chevalier des ordres du roi , gouverneur de Daophiné et de Normandie , né le 3 novembre i566, servit utilement le roi Henri IV, dans lea guerres contre la ligue. 11 mourut le premier novemv bre 1612. Il avait épousé, le 27 décembre 1601 , Anne, comtesse de Montane', en Piémont, morte le 17 juin 1644* 11 en eut les enfants qui suivent :

A. Louis , comte de Soissons, de Clermont et de Dreux, pair et grand-tnaiire de France, chevalier des ordres du roi , gouverneur de Dauphiné , de Champagne et de firie , né le 11 mai 1604. 11 servit d' abord contré les Huguenots , au siège de la Rochelle , commanda en Champagne, dans les années iG55, i636eti6'57, et défit, au combat d'Yvoi , les Polonais et les Croates,

3ui entraient en France. Poussé à bont par le cardinal c Richelieu , dont il avait refusé d'épouser la nièce , la marquise de Combalct, il résolut de s'en défaire ; mais son dessein ayant échoué , il se retira à Sedan. Là, il traita avec la maison d'Autriche contre le roi r et défit le maréchal de Chatillon à la Marfée , le 6 juillet 164» y mais , poursuivant Sa victoire avec trop d'ardeur, i! y (ut tué d'un coup de pistolet, par uu gendarme de Monsieur ;

B. Louise, née le 7 février i6o5 , mariée en 1617 * * Henri d'Orléans , deuxième du nom, duc de Longueville , morte le <) septembre 1637 ;

C. Marie, née le 5 mai, 1606 , religieuse à Footevrault, le 5 avril 1610. N'ayant point fait ses vœux , elle en sortit en 1624 » et s'allia , 1« 6 février i6a5, à Thomas François de Savoie, prince de Carignan , grand* maître de Fraucc , morte le 5 juin 1692 \

D. Charlotte-Anne , née le 1 5 juin 1608 , morte en novembre i623j

£. Elisabeth , née au mois d'octobre 1610, morta eu 161 1 ;

!0°. Louis, 7 .^-f.

ii-. Benjamin ,} morU Icune*'

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