‹ L'Art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 67 sur 146 · CLAUDE I · texte numérisé non relu

CLAUDE I

i557« Claude de Bourbox , Ier du nom, comte deBnsset (i)r ne* au château de Busset , le 18 octobre 1 5*3 1 , chevalier de Tordre du roi , gentilhomme ordinaire de la chambre de sa Majesté , servait eu qualité de guidon dans la compagnie des cinquante hommes d'armes des ordonnances du roi , sous la charge do Charles de fiourbon, prince delà Roche-su r-Yon , dont son père e'tait lieutenant depuis i54f> jusqu'en 1 557, époque à la uelle il fut promu au grade de lieutenant dons la compagnie e Jean de Brosse , duc d'Etampcs (2).

Il reçut de S. M. un brevet daté de Paris , du ai août 1 557 t pour le gouvernement de Carladez vacant par la mort de son père.

Par lettres du roi, données à Paris, le 17 décembre 1 565 T 11 fut mis sous la sauvegarde de S. M. , lui , sa femme, famille , droits , possessions et bien quelconques. En celte aune'e , il passa lieutenant dans la compagnie de cinquante hommes d'armes des ordonnances du roi , sous la charge de Jean d'Escars , prince de Carcncy , seigneur de la Vauguyon , dans laquelle il resta passé 1 574-

Le roi Henri III le pourvut , par lettres données à Chenonceaux , le 26 avril 1577, du gouvernement du pays de Limosin. Et par suite de ses bons services pour avoir mis en obeissaucc le lieu de Saint - Vie où l'ennemi faisait sa retraite (5) S. M. le pourvut, par lettres du mois d'août 1577, d'une compagnie de trente lances fournies de ses ordonnances, nouvellement créée ; et par sa lettre datée de Poitiers le 27 septembre 1577 ,

(1 ) Le premier acte dam lequel Claude de Bourbon prend le litre de comte de 13us»ciest du a5 juillet 1578, purtant constitution par le roi , à sou profit, de 3ooo de rente h prendre sur la recette générale de lliom , jusqu'à ce qu'il voit payé do 40,000 liv. que sa majesté lui a allouées pour l'indemniser du duché de Valent inois.

(a) Ce fut en cette année, le ai juin , que le roi Henri II lui écrivit de Sedan, une lettre pour le remercier du grand et bon service qu'il lui avait fait «.t continuait de faire en sa frontière de Picardie t et lui dit entr'aatres chose* :

<t Connue vous vous «hes employé a la conservation des faulxbourg* de Guiic, « où vousaver failt tel devoir avccqne» les sieurs de Vcrines et de la Bauvc ; ^ que Vous avez garde que les ennemis n'y ayent mye le foi t dont je vous cu-

voye et vou» prye de continuer toujours' comme j'ay bien eu v oui entière

iiance et estre assuré que je ne suys pour le mettre en oubli , etc. »

(3) Lettre d'Henri III , écrite à Poictycrs le i5e. jo«r de juillet 1577,;» son • ousin M. de Uuiiet , chevalier de sou ordre, comuuudaiu pour son service eu 'limosin.

COMTES DE BOCK BON BUSSET. fël

îc roi le remercie d'avoir réduit et remis en obéissance les villes de Donzenac et Alla&sac , el les forts du temple de Mons et de Meillards.

Claude de Bourbon ne vivait plus le 17 juin i588. Il avait épousé , par contrat du 7 mai 1 564 » Marguerite de la Roghkfoucault , veuve de Pierre du Puy , seigneur de Vatan , et fille d'Antoine de la Rochefoucault , baron de Barbczieux , sénéchal de Guienne, général des galères de France, et d'Antoinette d'Amboise. De ce mariage sont nés :

i°. César de Bourbon (1) , dont l'article suit.

2°. Jean de Bourbon, né à Busset le 5 octobre 1567, dont on ignore le sort.

3°. Louise de Bourbon, née à Busset le 8 juillet i566v mariée à Jean Tbomassin , seigneur de Montmartin, en Lyonnais , baron de Doucé , écuyer ordinaire du roi.

4° Diane de Bourbon , née au mois de février de Tannée 1569 , mariée avec Paul Jay , seigneur du Pin et de la Motbe de Cliâteau-Garnier , en Poitou , dont elle était veuve en 1527.

(1) M. le comte* de Bourbon- Busset, son père, étant sur le point de le marier avec une fille de M. de Chazcron , il en Ci part à Henri IV. t roi de Navarre , et ce prince approuva celte alliance suivant la lettre qu'il lui écrivit , ainsi conçue :

u Mon couvin , j'aye esté fort ayse d'entendre de voz nouvelles , la bon vo- « lonté que me portez el la nourriture que donnez a voire fils pour l'entretenir « en iceiieluy est cause que me trouverez toujours tel quesçauriez désirer, es- « uni toujours pre>l a rendre aux miens, l'amityé et les bons offices desquels u nature m'oblige, pour ces te occasion , j'approuve l'alliance que désirez faire « de vosire fils avec la fille de feu S. de Cliazeron , quy rte scauroy l estre tant c< avantaigense comme je le désire, m'asteurant néantmoirçs qne vous n'en « faictes point la poursuy te qu'avec congnoissanec de ce qui en requis. Lt pour m ce que |'ay entendu qu elle est de fort bonne pari , j'en escry a ses parents, les «s lettres que je vous envoyé par ce gentilhomme , quy m'a faict entendre plu* « sieurs autres particulari lés sur lesquelles il vous dira ma responce , ce me sera u plaisir que le tout réuscissc a vostre con lentement, et de veoyr quelque jour» n votre fil* , vous assurant tous deux que vous n'aurez jamays ung meilleur pam rent que uioy , que pryc Dien de vous avoyr , mon cousin, en sa sainte et u digne garde. De Cou iras le 16". avril 1 58 1 , vostre bien affectionné consyn et « amy , signé Henry, h

La susrription est a mon cousyn , M. de Busset,

Ce mariage n'ayant pat eu son exécution, M. le comte de Basset pensa a une autre alliance pour monsieur son fils, et jeta les yenx sur mademoiselle de Sauls-Tavnnncs , seconde fille du maréchal de ce nom; le roi Henri IV en ayant été de nouveau informé, écrivit a M. le comte de Busset et à M. de Mortemart les lettres qui suivent.

« Mon cousin.... je vous envoyé les lettres que j'esery a la dame Marcschalle « el à ses enfants, et à monsieur de Mortemart comme vous me l'avez escript , « ayant fort agréable l'allianccque votre fils prend en leur mayson a laquelle ea

COMTES DE BOURBON BUSSET

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