‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 11 sur 437 · XVI. PAUL DE SAMOSATE · texte numérisé non relu

XVI. PAUL DE SAMOSATE

260. Paul, natif de Saraosate, sur l'Euphrate, fut le successenr de Démétrien. On lui donne presque toujours , dit M. de

1 illemont, le surnom de sa patrie plutôt que d'Antioche, dont îl déshonora le siège par le dérèglement de ses mœurs et par sa fausse doctrine. Il imitait, ajoute le même critique, le faste d'un grand du siècle et non la simplicité d'un évcque. Il violait même ouvertement les lois de la pudeur et de la justice. Sa doctrine était presque entièrement semblable à celle que Sabellius avait publiée l'an 2.S5. La reine Zénoble, qui rassemblait alors à Palmyre , où elle tenait sa cour , les hom.mes célèbres par leurs talents et leurs lumières, y appela Paul, dans le dessein de s'entretenir avec lui des dogmes du Christianisme. Elle avait embrassé la religion juive, et la préférait aux mystères de la religion chrétienne, qu'elle ne pouvait accorder avec la raison. L'évêque, pour condescendre à ses préjugés, lui proposa sur la Trinité une doctrine qui paraissait plus assortie à son cntendcmeiit , en disant que les trois personnes dans ce mystère n'étaient en effet que des attributs différents, loin de former comme elle s'imaginait, trois dieux: et que J. C. n'était appelé Fils de Dieu que parce que la sagesse divine s'était commu nquée à lui d'une manière extraordinaire, quoique dans le fond il ne fût qu'un pur homme. La reine goûta cette exposition , mais les fidèles, et surtout les cvêques de Syrie en furent scandalisés. On assembla contre lui, l'an 264, à Ânîioche,un concile d'où il se tira en niant l'hérésie qu'on lui imputait. Fier du succès de sa mauvaise foi , il continua de débiter ses faux dogmes , et le fit avec moins de circonspection. On le cita, l'an 3^9 ou 2.10, à un nouveau concile dans la même ville. Il y fut convaincu non seulement d'erreur dans la foi , mais encore de dérèglement dans les mœurs , et en conséquence déposé. Il persista dans son hérésie, et se maintint sur son siège par la protection dé la reine de Palmyre. Mais après la défaite de cette princesse, il fut chassé vers la fin de l'an 270, par ordre de l'empereur Aurélien , à la demande des évèques qui l'avaient dépose.

XVIL DOMNUS I.

270. DoMNUS, après l'expulsion de Paul, fut mis à sa place. Il gouverna deux ans l'église d'Antioche , et mourut l'an 27 >, le

2 janvier. (Bolland. Le t^uien.)

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