‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 126 sur 437 · X. S. GREGOIRE DE NAZIÂNZE · texte numérisé non relu

X. S. GREGOIRE DE NAZIÂNZE

MAXIME LE Cynique.

879. Grégoire , fils de Grégoire et de Nonne , né l'an 829 (Tillemont), dans le territoire de Nazianze , en Cappadocc , dont son père fut évêque ; dressé à la vertu par ses parents, formé aux lettres dans les écoles d'Alexandrie, de Césarée et d'Athènes, où il brilla par ses talents et ses mœurs : élevé au sacerdoce pour aider son père dans les fonrtions de l'episcopal, après avoir passé quelques années dans la solitude avec Basile, son illustre ami ;administrateur ensuite de l'evêché de Sasime, qu'il abandonna l'an 870 pour se retirer à Séleucie , vint à Constantinople, après la mort de l'empereur Valens, pour prendre soin de celte église. 11 n'avait accepté que malgré lui cette commission , dont Pierre d'Alexandrie , à la demande de plusieurs évéques , assemblés à Antioche , l'avait cliargé. Mais presque aussitôt ce même Pierre envoya Maxime, philosophe cynique, pour remplir le siège de Constantinople. Celui-ci fut chassé par le peuple, après avoir néanmoins reçu l'ordination en secret. Le pape Damase , instruit de cette ordination , la réprouva. L'an 38 1 , l'élection de Grégoire est confirmée au concile de Constantinople. Mais les murmures des évêques égyptiens l'engagent à donner son abdication. L'église de Constantinople se vit par là privée de l'une des plus grandes lumières et du plus zélé défenseur de la religion catholique. Grégoire étant retourné à ÎNazianze, gouverna encore quelque tems cette église; puis y ayant fait mettre un évèque , il alla s'enfoncer de nouveau dans sa retraite , où il mourut l'an 3o,i , avec la réputation de l'un des plus saints évèques et des plus beaux génies de son siècle.

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