‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 153 sur 437 · II. CONSTANTIN IL · texte numérisé non relu

II. CONSTANTIN IL

7.^4- Constantin, moine, puis évêque de Sylée, en Parapha lie, fut placé sur le siège de Constantinople par l'empereur' Copronvme, sans observer aucune forme canonique , le 8 août de Tau 754, après le faux roncile des Iconoclastes. H surpassa en méchanceté son prédécesseur , et eut aussi un sort plus funcsie (jue lui. Non content d'approuver le faux concile des Iconoclastes, il applaudit à Ihorrible persécution que l'empereur fit aux défenseurs des saintes Images, et surtout aux moines. Ce p?ince ayant donné, l'an 706 , un édit par lequel il ordonnait à tous ses sujels de s'engager par serment devant les magistrats , à ne jamais rendre aucun culte aux Images, le patriarche fut un dos plus empressés à s'y conformer. Pour cette effet , étant irionté sur la tribune de Sainte-Sophie, et tenant une croix entre ses mains, il jura qu'il n'avait jamais révéré ces figures faites (le la main des hommes, et qu'il ne leur rendrait jamais aucun hommage- Lorsqu'il fut descendu de la tribune , l'empereur^ comme pour le récompenser de son obéissance , lui mit

Sur la tête une couronne , et l'emmena au palais où il lui fit un grand festin. Mais ces honneurs furent bienlôt sui%is d'une disgrâce éclatante. Le 3o août de la même année, l'empereur, sur une accusation d'intelligence avec des conjurés , le déposa de son autorité, puis le relégua dans Tîle du l'rince , d'où l'ayant fait revenir au bout de i3mois, sur une nouvelle accusation, il lui fit d'abord essuyer une rude bastonnade ; après quoi l'ayant fait solennellement déposer dans Sainte-Sophie , il Tenvova dans le cirque où le peuple l'accabla d'oulrages. Jeté ensuite dans un cachot , il y resta oublié jusqu'au i5 août de l'année suivante. Ce jour fut le dernier de ses souffrances. Deux patrices envoyés par l'empereur, après avoir tiré de lui une nouvelle approbation du concile des Iconoclastes et de leur doctrine, le menèrent à l'amphithéâtre où il eut la tête tranchée. C'est ainsi , dit M. le Beau , que ce prince farouche récompensa le patriarche d'avoir sacrifié sa conscience pour autoriser les irapiétés de son maître.

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