LXXII. NICOLAS II , DIT CIIRYSOBERGE
983. Nicolas II , surnommé Chrysoberge , fut élevé , vers, le milieu de l'année 983 , sur le siège de Canstantinople après, la mort d'Antoine le Studite. Il le tint , suivant Cédrénus , l'espace de douze ans et huit mois. Sa mort arriva par conséquent vers le mois de mars 996, et non pas 995 , coipme le, marque le P. le Quien.
LXXIÏI. SISINNIUS II.
996. SiSiNNius, médecin habile et revêtu de plusieurs dignités, séculières, succéda l'an 996 au patriarche Nicolas. « On vpil ,
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» dit M. le Beau , que , malgré l'improbation des papes , les j> Grecs continuaient d'élever des laïques à l'épiscopat. Sisinj) nius, ajoule-t-il , était estimé pour sa vertu et son savoir. t) Dans la sombre ignorance dont toute l'Europe était alors j> obscurcie, on conservait encore quelques traits de lumière à }> Constantinople. » Sisinnius , par sa prudence , éteignit, l'an qqy , ies restes de la discorde qui régnait parmi les Gi^ecs depuis l'empereur Léon le «Sage, touchant la légitimité des quatrièmes noces. Maimbourg l'accuse d'avoir tenté de renouveler le schisme des Grecs, et, pour cet effet, d'avoir reproduit la lettre de Photius aux trois patriarches contre les Latins, en substituant son nom à celui de l'auteur, et les noms des patriarches vivants à ceux des patriarches à qui Photius l'avait adressée. C'est de Léon Allatius que Maimbourg emprunte cette accusation. Mais Allatius ne l'avance qu'en doutant ; et MaiiTibourg tourne ce doute en assertion. Quoi qu il en soit , il n'y eut point de rupture ouverte du vivant de Sisinnius entre l'église romaine et l'église grecque. Sisinnius mourut Tan ggg , dans la troisième année de son patriarcat. ( Pagi , ad hune an. n. X. )