CARUS
28:1. M. AuR. Cartjs, né, vers l'an sSo, à Narbonne, après avoir passé par tous les degrés des honneurs civils et militaires, fut élu par l'année de Pannonle pour succéder à Probus , vraisemblablement au commencement d'août 282. L'année suivante , accompagné de son deuxième fds , il porta la guerre en Perse , où il remporta plusieurs victoires sur Yararane II, et poussa ses conquêtes jusqu'au Tigre. Mais il mourut la même année 280, vers le 20 décembre, n'ayant régné que seize ou dix sept mois. Le bruit courut qu'il avait été tué d'un coup de foudre , dans un orage qui s'éleva lors de sa mort. Mais il y a lieu de croire qu'il fut assassiné par Arrius Aper , préfet des gardes prétoriennes , dont la fdle avait épousé son second fils.
qu'il fui proclamé par ses soldats , l'an 280 empereur à Cologne. Il voulut soutenir ce titre , et prit la poupre à l'instigation de A^iTURGiF, , sa femme. Poursuivi par Probus , il fut défait et pris la même année à Cologne , où il subit le dernier supplice.
3». Q. BONOSIUS , général des troupes de Rhétie. Sa négligence fut la cause en quelque sorte de son usurpation. Avant laissé brûler , par les Allemands, les vaisseaux qui gardaient le Rhin, il prit la pourpre, en 280, pour éviter le châtiment qu'il méritait. C'était un des plus grands buveurs de son tems. Il fit cause commune avec Proctdus, et conserva la pourpre plus longtems que lui. Il soutint une guerre longue et difficile ; mais ayant été pris à la fm , il fut condamné au supplice de la corde. Probus, voyant son corps pendu au gibet, dit : Ce n'est pas un homme ^ c'est une cruche de cin qui est pendue. Ce prince fit grâce aux deux fils qu'il laissa , et traita honnêtement sa veuve
HUMLA.
22+ CHRONOLOGIE BISTORIQUE
Les Romains, pour témoigner leur regret de sa perte, le miren? au rang des dieux. Magnia Urbica , sa femme, lui donna deux fils , Cariu et Numérien , qui succédèrent à leur père.
CÂRIN.
284. M. AuR. Carinus, fils aîné de Carus, né l'an 249, fait césar au mois d'août 282, succéda vers le commencement de l'an 2(S4 à son père. La mcnvC année , après avoir accordé la paix aux Perses, il marcha contre le tyran Julien , qui périt dans une bataille qu'ils se livrèrent près de Vérone. L'année suivante ( 285 ) il perdit la vie à la suite d'une victoire qu'il avait rem-
Tyrans qui s'élevèrent dans l'empire , depuis l'an 284 jusqu'en '612.
284. M. AuR. JuLiANUS prit la pourpre en Vénétie , après la mort de Numérien , et périt la même année dans une bataille contre Carin.
285. Cn. Salv. Amatîdus et Pomponius 7\Elianus , s'étant mis à la tête des paysans révoltés dans les Gaules, usurpèrent la pourpre en 285, et donnèrent à leur faction le nom deBagaudes. Herculeus , après plusieurs combats livrés à ces rebelles , les força dans un château, près de Paris, et les dissipa. Les Bagaudes se rallièrent dans la suite , et ce parti subsista long tems dans les Gaules qu'il désola.
287. Carausius , né à Saint-David, en Angleterre, et prince du sang royal de Bretagne , suivant le docteur Stukeli (Hisf. Carausii , p, 62.), mais plus vraisemblablement ménapien de la plus basse naissance, comme Lulrope, Auiel. Victor, et le rhéteur Eumènes , le font entendre ; de pilote devenu soldat, puis amiial dnne flotte établie au port de Gessoriaatm , ou Boulogne , pour arrêter les courses des pirates bancs sur les côtes de la Belgique, étant passe, l'an sby , dans la Grande- Bretagne , s'y fit proclamer empereur par les troupes romaines qui gardaient cette île. Dioclétien et son collègue , après avoir fait d'inutiles efforts pour le réduire , prirent le parti de lui céder la souveraineté de cette île, et admirent, quoique avec répugnance, un sujet rebelle aux honneurs de la pourpre. Mais la paix qu'on lui accorda ne fut pas durable. Le césar Constance Chlore ayant entrepris, l'an 21 j2, le siège de Boulogne , Carausius envoya au secours de la place ses vaisseaux , qui tombèrent, ainsi que Boulogne , au pouvoir des assiégeants. Constaace , encouragé par ce succès , ht de grands préparatifs
portée sur Dloclétien, à Murges, sur le Danube, entre Viminiac et le Mont-d'Or , en Mésie , non loin des rives du Danube. Ce fut un tribun, dont il avait violé la femme, qui l'assassina. Avant que de monter sur le trône , il avait montré quelques bonnes qualités : elles s'éclipsèrent lorsqu'il s'y fut assis. Vain, débauché, fastueux, cruel, il joignit les folies d'Ëlagabale à la férocité de Domitien.ll eut jusqu'à neuf femmes, qu'il répudia successivement.