‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 340 sur 437 · MICHEL IV , DIT PAPHLAGONIEN · texte numérisé non relu

MICHEL IV , DIT PAPHLAGONIEN

1084. Michel PaphlaGonien , ce vil changeur, adultère de Zoé, fut marié avec elle, reconnu empereur, et couronné le II avril io34, le jour même de la mort de Romain. Peu propre au gouvernement ^ il en abandonna le soin à l'eunuque Jean , son frère , qui ne daigna point le partager avec Zoé. Cette princesse, trompée dans ses espérances, voulut se venger, et n'y réussit pas alors. Michel ne manquait pas de valeur. Il en donna des preuves. Tan 1041» dans une expédition qu'il fît avec succès en Bulgarie , quoique attaqué d'une hydropisie déjà formée , pour réprimer une révolte qui s'y était élevée. Tous les soirs , il se couchait en si mauvais état, qu'on pensait qu'il ne relèverait pas de son lit ; et le lendemain , on le voyait aa point du jour à la tête de son armée. Cependant Michel était agité par des remords qui , joints à ses infirmités , le firent tomber en démence. Il eut néanmoins de bons Intervalles , dans lesquels il lit plusieurs choses édifiantes et utiles. A la fin , il prit le parti d'abdiquer , et se retira dans le monastère des Anargyres, où il mourut dans l'état de moine , le 10 décembre io4i»

MICHEL V, DIT CALAFATE.

îo4t. Michel, fds d'Etienne , calfateur de vâlsseau-t, et de Marie , sœur de Michel Paphlagonien , surnommé CalafatE, du métier de son père , succéda , par la faveur de Zoé, qui l'avait adopté pour son fils , à Michel Paphlagonien , son oncle ^ et fut couronné le 14 décembre io4î. Il avait promisà sa bienfaitrice de la reconnaître toujours pour sa maîtresse et sa mère» Mais ayant donné sa confiance à Constantin ^ son oncle , il relégua Zoé dans l'île du Prince. Le peuple, irrité de cette ingratitude , proclama impératrice Théodora, n'ayant point Zoé en son pouvoir. Michel, hors d'état de se soutenir , fut contraint de se retirer dans le monastère de Stude avec son oncle. Le peuple les en tira de force le 21 avril 1042 , et leur fit crever les yeux. Constantin souffrit ce supplice avec une fermeté digne d'une meilleure cause. Michel, au contraire , montra sa lâcheté et sa faiblesse par des lamentations , des pleurs et des cris af» freux. ( Le Beau. ) L'oncle et le neveu furent ensuite reléguéâ en deux monastères différents , où Us achevèrent leur destiuéé» Michel avait régné cinq mois et cinq jours. ( Pagi. )

Page 1