PIERRE DE COURTENAI
1216. Pierre de Courtenai, comte d'Auxerre, petit-fiisde Louis le Gros, roi de France, par Pierre de France, son père, époux d'Isabelle de Courtenai , fut élu par les barons de Constantinople, an refus d'André, roi de Hongrie, pour succéder à l'empereur Henri. Etant parti d'Auxerre à cette nouvelle , avec Yolande, sa seconde femme, il vint à Rome pour s'y faire couronner par le pape Honorius III. Le pontife lui refusa d'abord cette faveur pour deux raisons; la première, pour ne pas donner atteinte aux droits du patriarche de Constantinople; la seconde, parce qu'il ne convenait pas, selon lui, de couronner en Occident un empereur d'Orient. Mais à la fin , vaincu par les instances de Pierre et de sa femme , il fit la cérémonie le n avril 1217, non dans l'église de Saint-Pierre, mais dans celle de Saint-Laurent, hors des murs, afin que Pierre ne pût s'en prévaloir pour étendre ses prétentions sur l'empire d'Occident. Pierre s'embarqua ensuite à Brindes , sur des vaisseaux de la république de Venise , assiégea , mais inutilement , Duras, qu'elle revendiquait sur Théodore l'Ange Comnène , qui s'en était rendu maître ; et, s'avançant de là par terre vers i onstanlinople, il fut arrêté dans un repas par ce même Théodore , contre la foi d'un traité qu'ils avaient fait ensemble. Ce perfide, qu'il ne faut pas confondre avec Théodore Lascaris, qui régnait alors à Nicée , passa au fil de l'épée , peu d'heures après, la petite armée de Pierre, et fit mourir, au mois de janvier 1218, au plus tard, Pierre lui-même en prison. Yolande, qui était arrivée par mer à Constantinople, gouverna fort sagement pendant la prison de son mari , et mourut au mois d'août 121g. Cette princesse, sœur des empereurs Baudouin et Henri, eut de son époux, Pierre, destiné à l'état ecclésiastique Philippe , marquis de Namur , Piobert , qui suit, Henri, marquis de jSamur après Philippe, Baudouin, successeur de Robert, Yolande, deuxième femme d'André II, roi de Hongrie, Marie , alliée, en 1219,3 Théodore Lascaris P', empereur des Grecs , Marguerite , nommée Sibylle par Albéric dans sa Chronique, mariée, vers l'an 1210, à Piaoul III, seigneur 'l'issoudun ; puis, en 1217, à Henri, comte de Vianden au duché de Luxembourg; Elisabeth, dite aussi Sibylle, femme, 1" de Gaucher, fils de Milon iV^, comte de Bar-sur-Seiue ; -^'^ d'Eudes de Bourgogne, seigneur de Montaigu ; Eléonore , Jemme de Geoffroi de Villehardouin II du nom, prince d'Achaïe; Constance et Sibylle, mortes à Fontevrault. (F. Agnès, eomtessc de Ne<.'crs , première femme de Pierre de Courtenai. )
DES EMPEREURS I) ORIENT. Oig