‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 368 sur 437 · XXVIII. VOLOGESE IL · texte numérisé non relu

XXVIII. VOLOGESE IL

121 ou 122. VologÈse II, fils de Chosroès, lui succéda dans le royaume des Parthes. L'an i6i, après la mort de l'empereur Antonîn , il se jeta sur l'Arménie , où il tailla en pièces l'armée romaine commandée par Sévérien. Mais l'empereur Lucius Verus étant venu sur les lieux, l'année suivante, ses généraux réparèrent cet échec par plusieurs victoires signalées qu'ils remportèrent sur les Parthes pendant le cours de quatre années consécutives. La mésopotamie resta aux Romains, pour fruit de ces avantages. M. de Tillemont dit que les Parthes, irrités de leurs défaites et de leurs pertes , déposèrent Yologèse , et le chassèrent l'an i65. Constantin Manassés avance qu'il fut tué vers le même tems. Mais l'abbé de Longuerue se contente de dire que Vologèse , après les échecs qu'il avait reçus , demeura en paix le reste de son règne, sans marquer le tems ni le genre de sa mort , qu'il croit être fort incertains. Ce que nous pouvons assurer d'après deux médailles produites par M. Vaillant {Arsacid. imper^ t. VIH. pp. 3SS-338) c'est que les Parthes, après avoir chassé Vologèse, lui substituèrent Mornèse, sur lequel , au bout d'un an, il reprit le sceptre qu'il conserva jusqu'à la fin de ses jours, que quelques-uns placent vers le commencement du règne de l'empereur Commode.

XXIX, VOLOGESE III

Vologèse III, qu'Hérodien nomme Artaban , fut le suc- j cesseur de Yologèse II, son père. L'an ig^, Pescennius Niger, gouverneur de Syrie , ayant pris la pourpre après la mort de l'empereur Pertinax, Vologèse se déclara en sa faveur ; mais on ignore ce qu'il fit pour sa défense. Tout ce que l'histoire nous apprend, c'est qu'après la mort de Niger, les soldats de celui-ci, redoutant la vengeance de Sévère, se retirèrent chez les Parthes auxquels ils apprirent l'usage des armes romaines. Sévère , l'an 198, étant venu en Syrie, marcha de-là contre les Parthes, en suivant le cours de l'Euphrate. Il arriva en peu de tems à Séleucie et à Babylone, qu'il prit sans peine , les ayant trouvées désertes l'une et l'autre. Après avoir fait le dégât dans le pays , il s'avança jusqu'à Ctésiphon, où Vologèse était alors. Il y soutint un siège qui fut assez pénible pour les Romains, puisqu'ils se trouvèrent réduits à vivre des herbes qui croissaient autour de la place. Mais la voyant serrée déplus en plus, il prit la fuite avec quelques cavaliers. Sévère , après s'en être rendu maître vers ia fin de l'automne de la même année 198, la livra au pillage. Presque tous les modernes placent la mort de Vologèse eu

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i'an 2i4; mais M. Pèlerin prouve, par les médailles , qu'elle arriva l'an 198.

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