XIV. VARARANE IV
420. Vararane IV (ou Bahram Gour), se mit en possession du trône de Perse après la mort d'Isdegerde , son père. Il continua la persécution contre les Chrétiens , et enchérit sur la cruauté de son prédécesseur. Les Chrétiens qui purent échapper à ses recherches , se sauvèrent à Constantinople , où ils furent bien accueillis par l'empereur Théodose le Jeune. Vararane ayant envoyé les redemander comme des fugitifs , Théodose répondit avec courage que l'empire était un asile toujours ouvert aux innocents ; que le Christianisme faisant tout le crime de ceux que Vararane poursuivait, il était du devoir d'un empereur chrétien de les protéger , et que pour les traîner en Perse , afin d'y répandre leur sang, il faudrait que Vararane vînt les arracher d'entre ses bras. Cette réponse généreuse fut suivie d'une rupture entre l'empire et la Perse. Ardabure, général de Théodose, s'étant mis le premier en campagne , repiporta, sur les Perses coraman-
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dés pai'Narsès, une victoire qui fut célébrée, le 6 septembre 421, à Constantinople par de grandes réjouissances. Narsès , poursuivi par le vainqueur , se retire à Nisibe , où il ne tarda pas d'être assiégé. Le roi de Perse rassemble toutes ses forces et celles de ses alliés, pour les envoyer au secours de la place, il arriva une chose singulière : les deux armées qui se cherchaient Tune et l'autre , prirent l'épouvante toutes les deux lorsqu'elles s'aprochèrent, et fuirent chacune de leur côté. Les Perses se précipitèrent dans l'Euphrate, où il en périt près de cent mille. Les Romains abaadonnèrent le siège de Nisibe, brûlèrent leurs machines, et se retirèrent sur les terres de l'empire. Cette guerre finit , l'an 422 , par un traité de paix , dont la principale condition fut que le roi de Perse laisserait aux Chrétiens de ses états la liberté de pro^ fesser leur religion. Mais cet article ne fut pas fidèlement observé. Les mages, qui étaient les plus acharnés contre les Chrétiens, engagèrent Varai'ane , peu de tems après, à recommencer la persécution. Elle ne finit pas même à sa mort, anivée lan