‹ L'art de vérifier les dates (volume 5)Chapitre 382 sur 437 · DUS ROIS SASSAMDÎS DES PERSES · texte numérisé non relu

DUS ROIS SASSAMDÎS DES PERSES

le siège ciTBdesse, en Mésopotamie , après avoir fait de longs et vains efforts pour s'en rendre maîtri'. Cet échec l'engage à conclure une trêve rie cinq ans avec les Romains. L'an 554 , il remporte des avantages considérables dans la Lazique ( l'ancienne Colchide ) soumise aux Romains. Gubasc, roi de ce pays, instruit l'empereur de la mauvaise conduite des généraux qu'il y avait envoyés; et sa mort, qu'ils complotèrent, fut le prix de ses justes accusations. Pour effacer l'horreur de cet assassinat, ils vont faire le siège d'Onogare avec une armée de cinqu.mle mille hommes. Chosroès fond sur eux avec trois mille et les taille en pièces. Ce revers fut réparé, Tannée suivante, par une grande victoire que le général Justin remporta sur les Perses devant la ville de Phase, qu'ils assiégeaient. L'an 56^, traité de paix entre les Perses et les Romains, par lequel ceux-ci s'obligent à un tribut annuel de trente mille pièces d'or ( quatre cent mille livres de notre monnaie ) envers les premiers. C'était une des conditions de ce traité, que ( hosroès cesserait de persécuter, comme il a%ait fait jusqu'alors, les Chrétiens dans ses étais. Il la viola quelques années après, en voulant contraindre les Persarméniens d'abjurer le Christianisme qu'ils piT) fessaient. Ce peuple, l'an Syi , a recours à l'empereur Justin II, dont il implore la protection. La guerre , à cette occasion, recommence entre l'empire et la Perse. L'an 576, Chosroès, batîa par le général Justinien dans les plaines de Meliline, ville du Pont, est obligé de repasser l'Euphrate , après avoir perdu la plus grande partie do son armée. Les vainqueurs le poursuivent jusque dans le cœur de ses états qu'ils dévastent. L'an Sjc), il meurt à Ctésiphon vers le mois de mars, à l'âge de quatre-vingts ans. Les historiens grecs et les Perses ont trace de ce prince deux portraits e]ui forment le contraste le plus frappant. Il égala, selon les derniers , Alexandre en valeur, en grandeur d'àme et en générosité. C'était, suivant les autres, un monstre en perfidie et en cruauté; il ne savait d'ailleurs ni former mie entreprise avec réflexion, ni la conduire avec sagesse ; les succès qu'il eut à la guerre, il les dut moins à son habileté qu'à Timprudence et à l'incapacité des généraux enucmàs. Il y a de l'exagération do part et d'autre. Chosroès eut les vices de la plupart de ses pré-^ décesseurs , et les surpassa par ses grandes qualités.

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