XLIV. JUVENAL
428. JuvÉNAL succéda , l'an 4^^ au plus tarJ , à Prayle. Il assista, l'an ^01 , au concile général d'Ephèsc, où il concourut à la déposition de Nestorius, et ordonna lui-même Maximien à la place de cet hérésiarque. Mais il fît un personnage bien différent l'an 449, ûu brigandage d'Ephèse. Dans cette assemblée, IL se rangea du parti de ûioscore , et souscrivit tous les actes que ce prélat y fit dresser, tant contre la vérité orthodoxe, que contre les évèquesqui en prirent la défense. Cette faute, quoique très-grave, était plutôt l'effet de la faiblesse que de la méchanceté. L'an 45 I , il la répara pleinement au concile Je Calcédoine ; ce fut un de ceux que le concile chargea de dresser sa formule de foi. Son crédit v fut tel , que dans la septième session il fit ratifier par tous les pères, sans excepter les légats du saint siège, le traité qu'il avait fait avec Maxime d'Antioche : traité par lequel il était dit que l'évêque de Jérusalem aurait la juridiction sur les trois Palestines , et que celui d'Antioche jouirait du même droit sur les deux Phénicies et l'Arabie. C'est ainsi qu'il acquit le rang de patriarche pour lequel il avait dé^a iait des tentatives au premier concile d'Ephèse. A son retour, il tiouva son église en combustion , au sujet du concile de Calcédoine. Craignant pour sa vie, il s'enfuit à Constantinople. Pendant son absence , îe moine ïhéodose, auteur du trouble, s'empare de son siège. L'an 4^3, il rentre dans son église; Théodose prend la fuite. La même année, l'impératrice Pulcherle, suivant Nicéphore , ayant demandé à Juvénal le corps de la sainte Vierge , s'il se trouvait encore, il répond que, selon la tradition, il n'existe plus sur terre, et lui envoie son cercueil avec les linges, dans lesquels on l'avait enseveli. L'an 4^8 , Juvénal meurt avec la réputation d'un éveque rempli de zèle et de lumières, mais fort jaloux d'étendre les prérogatives de son siège.
XLY. ANASTASE.
458. AnastasE, d'abord moine de Saint-Passarion , ensuite cborévèque de Jérusalem , succéda l'an 458 à Juvénal. Son attachement au concile de Calcédoine lui attira la haine des Schismaliques, dont la fureur se ranima, l'an 470 , a l'occasion des lettres encycliques du tyran Basilisque contre ce concile. Us mirent à leur tète l'archimandrite Géronce , et donnèrent beaucoup d'exercice au patriarche. Son gouvernement finit avec sa vie au mois de janvier 4" 8.
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