‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 208 sur 277 · NICOLAS III · texte numérisé non relu

NICOLAS III

1393. Nicolas III, fils du marquis Albert, lui succède a l'âge de neuf ans , sous la tutelle de plusieurs nobles , que son père avait désignés, et la protection de la république de Venise, qu'Albert lui avait ménagée. L'an i3g4 , Azzon, marquis d'Est, fus du marquis François II , qui , ayant été chassé de Ferrare, était devenu général des armées de Galéas Visconti , prend occasion de la jeunesse de Nicolas pour travailler à lui enlever ses états. Ayant pratiqué des intelligences avec plusieurs nobles ftrrarais et des vassaux de la maison d'Est , il entre dans l'état de Ferrare, où il s'empare de quelques places; mais les Vénitiens, les Bolonais et les Florentins , étant venus au secours de Nicolas , obligent le marquis Azzon de se retirer. Azzon , étant revenu l'année suivante , fut battu le 16 avril et fait prisonnier par Astor de ManfVedi , seigneur de Faè'nza , qui le fit conduire dans les prisons de cette ville. L'an 1397 , le marquis Nicolas, âgé de treize ans , épouse , au mois de juin , JCLIE de Car- Bara , fille de François 11 , seigneur de Padoue. Nicolas, l'an i4o3 , entre dans la ligue formée contre le duc de Milan , par le pape Boniface IX , qui le déclare capitaine-général de l'année de l'église. S'étant concerté avec les habitants de Rcggio, il enlève cette ville au duc de Milan ; mais il en est ebassé par Otloboni , qui , feignant de venir au secours du duc, garde la ville pour lui, après s'en être rendu maître. Nicolas, le i3mâ

DES SEIGNEURS DE FERRAJIB , MODÈNE ET REGGIO. 4o3

x4o8 , conclut une ligue avec Jean-Visconti , duc île Milan , et d'autres princes , pour arrêter les brigandages qu'Ottoboni ne cessait d'exercer en Lombardie. Ottoboni est tué, le 27 mai »4<>9r par Sforce Cotiguola , général des troupes de Nicolas r dans ui* pourparler qu'il avait demandé à ce marquis pour traiter de la paix avec lui. ( Voy. aux ducs de Parme , et aux comtes de Guastalle. ) Le 27 juillet suivant, Nicolas entre dans Parme , dont il est proclamé seigneur , et se rend maître , dans le même mois, de lleggio. L'an i<*i4t dans un voyage qu'il entreprend à Sainte- Jacques , en Galice , il est fait prisonnier par le châtelain d'un château, nommé Saint-Michel , appartenant au marquis de Ca-r retto ; et cela uniquement r suivant la coutume du tems, pour en obtenir une rançon que le marquis paya effectivement. L'an i4^5 , après la mi-mars , Nicolas fait trancher la tête à Pari-» SIN a-Malatesta , sa seconde femme , et à Hugues , son fils naturel, convaincus d'un commerce criminel. (Murât. Antich. Est. , tom. II , pag. 190.) Aldovrandin Rangone et deux demoiselles, compjices de cet adultère , subirent la même peine. Nicolas entre, le 9 janvier 1 4^6 , dans la ligue des Florentins et des Vénitiens contre le duc de Milan , et se met à la tête de leur» troupes. (Iùid. pag. 193.) L'an i43i , le roi de France, Charles Vil , par lettres datées de Chinon , le i*r. janvier, permet au marquis Nicolas de joindre à l'aigle blanc de ses armoiries, celles des rois de France , c'est-à-dire trois fleurs de lis d'or au champ d'azur. (Murât, iéid, tom. 1, pag. 19S.) Ces lettres étant datées de la dixième année du règne de Charles, sont de Pan 1432, selon le nouveau style. L'an i433, Nicolas, reconcilié avec le duc de Milan, se porta pour médiateur dans la guerre que les Vénitiens, les Florentins et leurs confédérés faisaient à ce prince, et réussit à leur faire conclure un traité de paix le 56 avril de cette année. Le duc de Milan Payant invité, Paa i44i , à se rendre à Milan , il y vint; mais il y trouva la mort, qui l'emporta le 26 décembre, non sans soupçon de poison donné par ceux qui avaient intérêt de craindre que le duc ne le fit son héritier. De Risarde, ou Richarde, sa troisième épouse, fille du marquis de Saluces, il laissa deux fils en bas âge, Hercule et Sigismond. 11 eut de plus cinq enfants naturels, Lionel , qui suit , Borso, Renaud et Albert ; avec une fille , Blanche , mariée , l'an 1468, a Galeolto Pic de la Mirandole. Les historiens milanais mettent la mort de Nicolas 111 en 1 44^ 9 parce que l'annee commençait alors le jour de Noël à Milau.

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