‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 233 sur 277 · GALEOTTO · texte numérisé non relu

GALEOTTO

Galeotto III, en mourant, laissa de Marie Cibo, sa femme, un fils en bas âge, nommé Alexandre , qui, de son épouse Ànne-Béatrix d'fcst, fille d'Alfonse 111, duc de Ferrare, eut plusieurs enfants , savoir : François, mort avant son père , le 19 avril 16K9 ; Galeotto; Jean; Louis, cardinal; Marie-Elisabeth; Laure, marioe à Ferdinand de Gonzague, prince de Castiglioite ; et Fulvie , femme de Thomas , prince d'Aquino. Alexandre, étant mort Tan 1691, eut pour successeur son petit-fils François -Marie, né le 3o septembre 1688, de François Pic et de Camille Borgh^se. Ce fut Brigitte , grandtante de François - Marie , qui prit soin de sa tutelle. Pendant la guerre que se Elisaient en Italie le roi Philippe V et l'empereur , elle fit entrer des troupes allemandes dans la Miranaole, et obligea ta Chetardie , commandant de la garnison française , de se retirer. Devenu majeur en 1704 9 François-Marie embrassa le parti de la France et de l'Espagne. L'empereur , qu'il irrita par la , confisqua son état , et le vendit 9 pour cent soixante mille pistoles, au duc de Modène, qui en reçut l'investiture le 12 mars 1711 , et voulut bien assurer à François-Marie, duc dépouillé , une pension annuelle de trois mille pistoles. Celuici mourut en Espagne sansenfantsds sa femme Marie-Thérèse» fille de Philippe - Antoine Spinola , marquis de Los-Balbazes , qui fut noyé , le i5 septembre 17*3, dans le jardin d'Ognato i Madrid , par un orage qui inonda son jardin et sa maison.

DES

\jh. république de Venise doit son origine aux Venètes, anciens jpeuples d'Italie , que les uns font venir des Venètés de l'Àrmorique , les autres des Hénètes de la Papldagonie. L'an 4^2 » •l'arrivée des Huns en Italie , sous la conduite d'Attila j les peuples de la Vénétie , se trouvant hors d'état de leur résister, se réfugièrent dans les petites îles forrhées le long de la mer Adriatique, dont la principale était hialto. La réunion de ces îlots 9 au nombre de soixante-douze , a fait depuis la ville de Venise t dont le gouvernement , quoique toujours autonomique ; a souffert quelque variation. D'abord chaque île fut gouvernée par un tribun particulier. Ces tribuns, au nombre de douze X1)* furent remplacés, vers la fin du septième siècle , par un magistrat suprême et perpétuel, nommé DOGE ou DUC, dont Tau-

(1) Voici les noms des familles qui sortent de ces douze tribuns, et qui , par une espèce de miracle , se sont conservés jusqu 'à nos jours. Ce. sont les Contarûii. les Morosini , les Gradenighi , les Baduari-, les Tiépoli, les Micheli, les Sanudi, le&Memmi, les Falieri, les Dandoli,les Polani et les Barozzi. 11 y a quatre autres familles presque aussi anciennes que celles-ci, et qui signera ai avec elles la fondation de l'église de Saint-Géorges en 8oo : ce sont les Justiniani, les Cornari, les Bragadini et le* Bembi. Ces seize familles composent la première classe de la noblesse vénitienne. La seconde classe est composée de ceux dont les noms se trouvent dans le livre d'or, écrit en 1297. On met dans la troisième cla>se ceux qui, depuis ce tems-là , ont acheté leurs titres de noblesse ; et dans la quatrième , ceux qui ont été agrégés, par le sénat, tufs que les Beutivoglio , etc.

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