‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 3)Chapitre 34 sur 277 · GUILLAUME, LEOPOLD, ERNEST, FREDERIC IV · texte numérisé non relu

GUILLAUME, LEOPOLD, ERNEST, FREDERIC IV

i38G» Guiliaume, dit l'Affable, Léopold III ou IV^, dit le Superbe , Ernest , dit de Fer , et Frédéric IV, dit le Vieux, succédèrent à Léopold le Preux , leur père , dans ses* états, qu'ils possédèrent par indivis, en laissant néanmoins k l'aîné la prééminence r que Tordre de la naissance et l'âge de majorité, auquel il était deià parvenu, lui assuraient. GuiUlaume, la même année, voulant se marier, porta ses vues sur Hedwige, héritière de la couronne de Pologne , quil alla trouver dans ce dessein. Au retour de ce voyage, qui n'eut pas le succès qu'il s'en é^ait promis (2), il transporta, par un traité fait à Vienne le & octobre i386, à son oncle Albert III, duc d' Autriche, du consentement de ses frères, le gouvernement de tous les domaines de la maison d'Autriche pour sa vie , a condition, i9. qu'Albert pourvoirait au mariage de ses neveux ; 2°. qu'après sa mort , le gouvernement de toutes les terres autrichiennes reviendrait à Guillaume, ou au plus ancien des agnats de la maison ; 6°. que si Albert IV, fils aîné drAlbert III, voulait par force en venir à un partage, alors il n'aurait que l'héritage de son père. Le caractère hautain , jusqu'à la férocité , de Léopold lui avait mérité le surnom de Superbe* Bonincontrio lui impute, non sans fondement, le mauvais succès del'expédition de l'empereur Robert en Italie, où il l'avait accompagné. Il avait été fait prisonnier, le 17 octobre 140*1 °*ans un> combat, par Charles Malalesta, seigneur de Aimini, qui l'avait emmené à Brescia. Trois jours après, l'empereur, avec un éton-

(i) On voit leurs noms et leurs armes dans une église qui a été bâtie au-dessus de la ville, sur le champ de bataille, et à l'endroit où l'archiduc fut trouve' mort. Tous les ans , le 9 juillet , on fait en cet endroit des processions et des réjouissances en mémoire de cet événement , qui assura la liberté des Suisses.

(a) Voyes là-dessus le tome IV de YHùtêire de l'ordre TcuUniquc% par M. le baron de Wal , pp. 14 et suiv.

itanènt mêlé de joie, le vit reparaître sain et libre ; mais bientôt après, il apprit qu'il n'avait été relâché que sous la promesse de trahir les Allemands. Léopold voulut en effet tenir sa parole; mais n'y avant point réussi , de honte et de dépit il s'en retourna ea Autriche avec ses gens. H y mourut , sans enfants, Tan i4i i.

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