DES ROIS DUCS D£ LOERAIHE
Germanie, qui kn avait donne le duché , ajouté , Pan $47 , à ce don une nouvelle faveur en lui faisant épouser Luitgaude , sa fille. ( C&rwi. Saxo. ) Il mena , l'année suivante , par ordre de son beau-père , Une armée de Lorrain» au secours du roi Louis d'Outremer , contre le duc Hugues le Grand et ses confédérés. ( Frùdoard * pag% ao& ) Après l'avoir aidé à se rendre maître du château i)e Montai^u, il s'en retourne. Louis ayant recouvré , l'an 949 » Pap surprise la ville de Laon , appelle ea~ v core le duc Conrad pour faire ensemble le siège de la citadelle; Hugues , après avc'.r pourvu à la sûreté de la place , vient à la rencontre de Conrad. Mais , au lieu d'engager uh combat , ifs confèrent arniablement ensemble , et Conrad se retire après avoir établi une trêve entre Hugues et le roi. (Bouquet t. VIII ^ pag. 174» ao6. ) Ce Conrad était père d'Otton , dont le troi* stèrae fils , nommé Cunon ou Conrad , eut pour troisième fils Herraan , qu'on regarde comme la souche des comtes de Hobenlohe , principauté située en Franconte sur le Tauber, le Jaxt et le Kocher. < Hao elmaon.) L'au <$5j , Conrad , après avoir établi uire paix solide entre le roi de France et Hugues le Grand , marche contre Itatnier III , comte de Marnant, et quelques autres seigneurs lorrains * dont il détruit les forte* resscs. (Frodoard, pag. 207. ) Il accompagna , la mairie année , en Italie , le roi Otton. De l'avie, où ce monarque l'avait laissé, ^ il vînt joindre le duc Hugues le Grand , et l'aida à se rendre maître du château de Mareuil. {Idem , pag. 208. ) Conrad étant entré , l'an 0,54, dans la conspiration du prince Ludnlfe contre le roi Otton, son père, les Lorrains, qui ne l'avaient jamais aimé, parce qu'il n'était pas de leur choix, s'arment contre lui. ( Bouquet , tom. VIII , pag. 219.) Il livra au comte de Hainaut, sur les bords de la Meuse, une bataille dont le sort resta indécis. Lé roi Otton Payant dépouillé, peu de tems après, du duché de Lorraine , il appelle dans ce pays, l'an 924» pour se venger, les Hongrois , avec lesquels il fait des courses qu'il continue deux mois après leur départ. Mais, la même année , au mois de juin , ayant fait la paix avec Otton , il aide le marquis Géron à remporter une victoire sur les Slaves. (Witikind, pag. 655. ) Il eut part , le 10 août de l'année suivante , au gain oe la célèbre bataille donnée près d'Àugsbourg contre les Hongrois ; mais il y perdit la vie.
L'an le roi Otton, après avoir destitué Conrad, avait donné le duché de Lorraine, vers la fin d'août, a son frère Bruno'n , archevêque de Cologne, qui remplit avec sagesse ces deur emplois. Brunon purgea le pays de voleurs et y rétablit Tordre. La sévérité avec laquelle il réprima les violences que se permettaient la plupart des grands , les souleva contre lui. Bru* XIII. 49
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non , après les avoir fait rentrer dans le deypîr f partages 11 Lorraine en deux provinces, dont la première fut appelée^iaute Lorraine ou Mosellane , parce que la Moselle la traverse; et l'autre , qui se nomme basse Lorraine ou Lothier f renfermait le firabant , le Cambresis , l'évêché de Liège et la Gueldre. Brunon mit à la tête de chacun p!e ces deux gouvernements un duc particulier, et prit pour lui-même le titre d'archiduc, pour montrer la juridiction qu'il conservait sur l'un et l'autre duchés. H est cependant à remarquer que, -dans le commencement, tous les petits états ou coratéV àfli composaient les deux Lorraines , relevaient immédiatement <fe l'empire; ce qui n'empêchait pas gué le duc n'eût quelque supériorité sur les seigneurs particuliers. C'était sur-tout un devoir pour eux de se ranger sous ses étendards toutes les (ois qu'il les convoquait pour le service de l'empereur. Dans les , villes épiscopales, les empereurs conservèrent long-tems <Iei comtés, même depuis que les évêques eurent commence i jouir de la supériorité territoriale a certains égards. Une autre remarque à faire, c'est que les territoires de Trêves f de Jïetz,