MATHIEU
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1139. Mathieu I, fils aîné du duc Simbnf fut reconnu pour son successeur. Ce fut un prince fort avide de s agrandir, et' peu délicat sur les moyens de satisfaire cette passion L'an ï i/jl&V il profita de l'absence des seigneurs de son vbisi nage , qui étaient à, la croisade, pour empiéter sur leurs terres. Suger, régent dut royaume France, en por.la ses plaintes au pape Eugène III , qui frappa le duc d'excommunication. Maïs rempereur Conrad a son retour accommoda les parties , et procura l'absolution de Mathieu. Celui-ci nVtait rien moins que converti. 11 le prouva bientôt après , par les usurpations qu'il fit sur les domaines de 1 abbaye Je Rem 1 remont. Elles lui attirèrent de la part du même pontife une nouvelle excommunication -y avec un interdit sur ses états. L'archevêque de Trêves tint à ce sujet une assemblée , l'an 1 i5n , où le duc promit de réparer les torts qu'il avait faits , et obtint la levée des censures à cette condition. L'an 11 53 , il fut attaqué par Etienne de Bar, évêque de Metz , qui lui redemandait les* forteresses de Hambourg et d* Lufctelbourg, dont
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il s'était emparé après la mort de Hugues, fils de Fol mari comte de Metz. Lévéque, aidé de ses parents et de ses amis, reprit ces deux places, et fit d'autres conquêtes sur le duc , qui, de son côté, ravagea plusieurs de ses terres. Renaud, comte de Bar, frère du premier, viol avec lui faire le siège du château de Pré ni , qui était le boulevard des états du duc de Lorraine du côté de Metz. La brèche était faite, et l'on était près de donner l'assaut : mais le comte de Bar , aima mieux , dit D. Cal met , procurer la paix entre le duc et son frère, que de leur laisser continuer une guerre qui ne pouvait qu'âtns.çnif neuse aux deux partis, On entra donfceq négociation, etjfi paix fut conclue. Le prélat et le duc, aprfc Jeux réconciliatiqo, marchèrent ensemble contre le comte de flaryerden * leur **• nemi commun, le prirent, dans sor chàjeau f qu'ils firent rases, et l'envoyèrent prisonnier à Lutzelbourg. Ils attaquaient ensuite le château d'Epinal, dont le seignwr pu youfi ^it rendu maître, et refusait de rendre hommage à l$v4que A* Metz. La place fut emportée, et le prélat en donna Pavoueriç au $uc. Çe prince,, inviolablement attaché a l'empereur Frédéric BarberoussA, le suivit dans toutes ses expéditions, et eut part à toutes set affaires. L'an i »55 , il acquit de Drogop , chef de la maison, dite alors de Nanci , puis de Lenoncourt, la ville de Nanti,
{>ar échange de Rosières aux-Salines. Mathieu finit ses jours e i3 mai (jour de l'Ascension ) 1 1 76, dans l'abbaye de Clanlieu, qu'il a\ ait fondé* , laissant de Berthe son épouse (nommée Judith par Otton de Frisingue son cousin ) , soeur de Frédéric Barberousse, morte en 1 *q5, Simon, son successeur; Ferri , qui remplaça son frère; Mathieu , comte de Toul ; Thierri, évèque de Metz; Alix , femme de Hugues 1 II , duc de Bourgogne; Judith, mariée à Etienne I , comte d'Auxon ne i Berlhe, femme d'iiermann IV, margrave de Bade; et Sophie , femme de Henri IV, comte de Limbourg, , >4ll y k jb j., r,r.éf-./
SIMON IL ul" »... 1 •»•"•
1176. Simon II, succéda au duc Mathieu, son père. La duchesse sa mère eut beaucoup de part ;au gouvernement pendant les premières années de son règne, et lui inspin de grands sentiments de religion. Il eut avec ' rri, sdn frère, de vifs et sanglants démêlés, qui se terminèrent, l'an 11 79, par un supplément d'apanage, que te due lui fit. Simon, vers le morne tems, mena du secours à Mathieu, comte de Toul, son autre frère, à qui les chanoines disputaient, les armes à la main, certains droits qu'il prétendait exercer dans la ville, a Ecsemple de ses prédécesseurs. La partie n étant plus alors
dés vvts Dte Lorrain^
ïgaXt, Tes fcliànoines changèrent de batteries. Ils quittèrent le cas^ùe^ef l'épée/ety^bsihtuèrejit les armes spirituelles, c'esti^dire Texconirnumcation , qu'ils renouvelaient chaque jour cohtre le cdmte,'au son des cloches. Mathieu les laissait sonner, ^ravageait leurs terres. Enfin l'évêque interposa sa médiation et réconcilia les dèiix partis. L'an u8i,)e duc Simon , à là prière d'ArncHit , eVÊquc de Verdun , alla faire avec lui le siège de-Sainte^MenehouM , d'où le seigneur, Albert Pichot , escorté d'une trompe» de brigands qu'il recelait dans son château, taîsaiVd^s courses fréquentes sur les terres de cet évêché. Le &ceè* ne couronna point cette expédition. Le prélat ayant été tué d'irne flèche lancée du haut des murailles, la veille de PAssomption , les asstégeinls, consternés de ce revers, levèrent le siège et s'en retournèrent. (Laurent. Hist. Léod.) Simon eut lus Ue bonheur dans une autre affaire qui le regardait direeemen t. Les Messins lui ayant déclaré la guerre , vers Tan 1198, gagna sur eux une bataille près de Boulai, et alla enlever le reste de leurs troupes dans'Freistrof. Telles furent les principales affaire* qui entraînèrent Simon hors de son duché. Sa plus grande occupation au dedans, fut d'y établir une exacte police. Les nobles de Lorraine étaient dans l'usage de se déclarer ennemis à toatvenant. H réprima cette licence atroce, en défendant le r>ort dermes, hors le cas d'une guerre légitime. 11 fit des lois très-sévères contre les blasphémateurs. Il ^chassa les Juifs pour des railleries qu'ils avaient faites des cérémonies de notre religion. Il traita de m£me les farceurs qui tenaient école d'infamie. H protégea les églises et les pauvres contre la violence des hommes puissants» Enfin, l'an i2o5, dégoûté du monde, il se retira dans l'abbaye de Stulzelbronn , où il mourut le 14 janvier de l'an 1207 , sans laisser de postérité* Il avait épousé Idb, fille de Gérard ou Girard, comte de Vienne et de Mâcon. veuve de Humbert II, sire de Coligni , morte en iaa4, et enterrée à l'abbaye de Goyle, près de Salins, où elle avait élu sa sépulture , avec Gaucher de Salins , son frère, l'an 1219. (Du Bouchet, Généal. de Coligni, p. 41*)
PE1WI I, bit DEr BiTCHE.
tao5. Ferbi^s ou FrÉIxÉRIG , comte de Bilche, frète du *4uc Simon, khur succéda après. sa retraite, suivant plusieurs chartes qui lui donnent le litre de duc* .Mais il ne garda pas lon^-tems leduché: il: «lé céda, l'an 1206 , à Ferri , son (ils aîné,' qu'il avait eu de Ludomillb, fille de Micislas le Vieux , roi de Pologne, »son éponse. On lut donne six autres enfants nés du même mariage, savoir : Thierri d'Enfer, ou Thierri XUL 5o
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le Diable , qui établit sa demeure au Cbâtelet , près de Neufchâteau, et épousa Gertrude, tille de Mathieu de Montmorenci, connétable de France, dont il eut Ferri du Châtelet t tige des maisons du Chasteler et du Châtelet , fécondes en gramla hommes ; Henri , dit le Lombard, seigneur de Bayou; Philippe, sire de Gebweiler ; Mathieu, évèquc Tout; Agathe, abbosse de Remiremont ; et Judith, épouse du comte de Saim. Le tluc Ferri de Bitche mourut l'aa 1207*