DES ANCIENS DUCS D' ALSACE ET DE SUABE
duchés d'Alsace et de Suabe, n'étant âgé que de six ans. Ce fut cet UluslrU princeps Heiuriats dux Suevie, qui signa le diplôme de sun père, donne à Haguenau le il septembre 1219, en faveur de la ville de Strasbourg. Il est nommé Henriciu dux Suevie reclurquc ïturgundic. dans un autre diplôme du 20 avril de la même année, pour celle de Worms. Henri fut élu roi d< s Romains à Francfort, en 1 221. et couronné, en 1222, à Aixla-Chapelle, sous le nqm de Henri VU ; ce qui fit que depirs ce teuis il ne prit plus, dans les chartes le litre de duc de Suabo et d'Alsace. Ce jeune prince exerça alors, au nom et comme vicaire de soa père, sous la direction d'Engilbert, archevêque de Cologne, et de Louis l, duc de Bavière, ses régents, l'autorité souveraine , ayee subordination toutefois à l'empereur, qui réformait ses arrêts quand il le jugeait à propos. Nous remarquerons ici , avec M. Pfettel, que ce prince est le premier héritier présomptif de l'empereur, qui ait été sacré du vivant de l'empereur régnant , et qui ait porté le titre de roi des Romains. Une charte des comtçs de Kibourg pour l'église de Munster en Argaw, <le 122^, est ainsi datée : Fridcrico imperatore in Si< ili* açinte, ILmnco fil^o ejus in Alamimnia disponmte. En 122 f, Henri , se trouvant à Haguenau „ accorda un diplôme en faveur de l'abbaye de Hobenbourg, et uu autre en faveur de celle de Toussaints. En 1236, il passa, un accord avec Berlhold , éveque de Strasbourg, à la diète de Wurlxbourg. En 1227, il renouvela à Haguenau les privilège* du monastère de Koenigsbruek. 11 termina, Fan 1228, une contestation qui s'était éjevée entre lui et les comtes de Ferrette , au sujet dn château d^Egishcini. Il confirma, en 1229, les droits de péage à l'abbé -prince de Mourbach, lequel lui conféra en fief, Tan 12^, la ville de Dè!<'. i:n 1*3.3 , il prit sous sa protection l'évéque , le chapitre et la ville de Strasbourg. Il renonça, l'an 12 Î4, en faveur de Berthohl, évéque et prince de Strasbourg, aux droits qu'il pré le ndait sur le château de Thjnn. Toutes ces particularités font voir que Henri exerçait alors l'autorité souveraine en Alsace. Ce jeune prince, guidé par les conseils du duc de Bavière, son régent , eût élé lu-ureux s'il n'eût pas suivi son ambition excitée par le pape Grégoire IX , nui, pour le soulever contre son père, ic l'attira par l'espérance chimérique d'être nro( lamé et reconnu roi d'Italie. On prétend que la séduction de Henri commença dans une entrevue qu'il eut avec ce pape, tandis que l'empenne était occupé à la croisade. Frédéric , à son retour, s'aperçut de* pernicieuses dispositions de son fds, et, les croyant inspiréespar Le duc de Bavière, il se défit de celui-ci, l'an 1201 , de lamanière qu'on le dira à son article. La suite de la conduite df
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soa fils prouva bien qu'il suivait d'autres impressions que celles qu'il avait reçues de son régent. Excité par les ennemis de son père, il cherchait toujours à le détrôner, ou a se faire un état indépendant de lut. Dans celte vue, il accordait des privilèges extraordinaires au clergé d'Allemagne , et il prodiguait aux princes et aux villes des grâces de toute espèce pour? se les attacher. Enfin, l'an ia35, il leva l'étendard de La rébellion dans la diète qu'il tint à Boppart, ville située à trois lieues deXoblentz. L'empeieur était alors au-delà des monts , occupé a réduire les villes rebelles d'Italie. A la nouvelle de cet événement imprévu « il repassa aussitôt en Allemagne, et déconcerta par son activité
Ï projets de son fils. Henri, se voyant tout-à-coup abandonné ses partisans , vint se jeter aux pieds de son père dans la diète de Worms , et obtint son pardon. Mais bientôt après ^ ri -recommença à cabaler ; il conçut nu- me l'horrible dessein d'attenter à la vie de l'auteur de la sienne. L'empereur alors ne garda plus de ménagements. Il fit arrêter ce fils dénaturé, et lo fit déposer, au mois d'août de la même année ia35, par la diète de Mayence. Il Ten^-oya ensuite dans laPouille, où il finit ses jours en ia42.Il avait épousé, en i3a5, -Marguerih* fille de Léopold, duc d'Autriche, dont il laissa deux fils jnmeaux * Frédéric *t Henri, qui furent empoisonnés en iaki , par Maki froi , leur oncle , roi de Sicile, fils naturel de f néderici L'empereur wint en Alsace aussitôt après la diète de Mayence, et passa à Hague* nau les mois de septembre et <k décembre de Vannée i *3S. j« * :fai ' ' i tituic "f il >.'»h ~l \.\- )•• %l« * ^uit: o**
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...xa35. Conrad, né en 1228 4 fils de ^empereur Frédéric H et d'Isabelle ou Yolande, fille de Jeanne Brienne, roi>de Jérusalem , duc de Suabe et d'Alsace dès l'aè ta'6Sfj fùtr en iaÀf , reconnu roi des Romains par les princes d'Allemagne, du consentement de son père- Chunradus àis>i Augusti imperaloris F réel er ici filius , Dei gratta Romanorum in >rejgem elecius semper jiugustus et hères regm Jerosolymitatti , se trouvant à Haguenau le premier mars 12 Sb* , y accorda un diplôme en faveur de l'abbaye de Neubourg , auctoritale Dumùit et patris nostoi Romanomm imperatoris. Dès que Conrad fut en état de porter les armes, il eut occasion d'exercer sa valeur contre Tant i césar Henri Raspon, landgrave de Thuringe, que les partisans de la cour de Rome avaient élu le 22 mai 1 24b' * pour l'opposer à l'empereur Frédéric , et pour lequel l'évêque et la ville de Strasbourg s'étaient déclarés. Le coup d'essai de Conrad ne fut pas heureux. Ayant ramasse à la hâte ^uelmies troupes , il attaqua , près de Franc*