‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 35 sur 161 · RENÉ · texte numérisé non relu

RENÉ

r i454. Iltatf, duc de Lorraine et de fcar , second fils A; Louis il; succéda, l'art 1434," % louia III, son frère, dans le ^iiché d'Anjou, les comtés du Maine et de Provence, et dans ses droits sur le royaume de Naples. Lifo 1 44° * il céda le comté du Maine à Charles, son frère, quisXrii^ et mourut le 10 juillet l48o. ( Voy. les ducs 4 'Anjou.) "J f ;

1 ymijv «CHARLES i^J^ • " • •

. •+ *i .<•!/ . *wjc>jVic «v>'it> / - •' '

L'an i44o, CMUliBsW, comte/ dte *Mort a in , troisième fils <}e Louis II , nél'an r4,4 ? obtifci'du duc René , tfon frère, par convention arrêtée et signée L abuty avec Isabelle, femme de ce dernier , et rtiunie dé sa 'prrcurtrtïôri^lë comté du Maine avec les seîgriëùriés dé Gtafteati^fu^LtS^'-âe la Ferté- Bernard, de Mayenne et de Sablé , pour les possédei4 afprès là mort d'Yolande , sa mère; l'qfai'*roi%4£i'€d&kté "tiu ~ Mainte- pôur son douaire, et les transmettre' a'sés ftWf^V'Tamt dîréctàque collatéraux. On exce nta fréanmoios la ^Éfa1 rort&ie dé' Sablé , laquelle, au décès de Charles J devait retourner aux héritiers de René. Mais alors ceux de Charles devaient recevoir en dédommagement la Châtelleuie de la Roche-su^Yon; !t était 'dft encoré que si Charles ne laissait! cfue des fllk& V le Cbmté du Maine reviendrait à René ou à ses hoirs , en comptant à cèiles-Ià. quarante »tllé' éciri dW. Mâif , T*n iltfk , Yolande ayairt cess^de Tivre , les autres prîncés et les ligueurs de la cour de France s'élevèrent contre oé traité , soutenant que le* deux provinces d'Anjou et du Maine avaient été unies sous une même foi et un même hommage pourHFafre^uh domaine indivisible , et que dans l'hérédité ■ de Papa nage d'Anjou la succession latérale .ne

Îtouvait avoir lieu. Ainsi , disaient-ils j Louis III , héritier de ^ouis II, son éère, et de Louis l*r, son aïeul , n'avait fait qu'un même chef suivant la loi *du royaume. On confirmait ceci par l'exegmple du comte d'Angpulême , qui n'avait jamais été divisé. Le roi Charles VII fut plus indulgent pour les princes d'Anjou. Soit par la faveur de ta reine, son épouse , soit à cause de la guerre de Bretagne , il dérogea à lâ loi. ( Chopin, de Doman. G ail. , l. 2, c. 11, page 287, édit. de 1S88. ) Ce n'était point la première grâce que Charles d'Anjou eût reçue du monarnue. Dès l'an iftz , après l'enlèvement de Georges de la Trémoille, il avait été chargé de l'administration des finances : emploi dout îl s'acquitta avec beaucoup moins de lumières que son prédécesseur. Ce prince assista, l'an i44o, avec le roi Charles VU, à l'assemblée qui fut tenue à Bourges pour la pragmatique

tbactron. Maïs îl n'est pas vrai qu'il y parut , tomme le prétend Un moderne, en qualité de connétable : jamais il ne fut revêtu de cette dignité. Le roi , Tan i443* lui donna le gouvernement de Languedoc La capitale du Maine était cependant entre les mains oes Anglais*, Dans le traité de Nanci , où le mariage de Marguerite, tille de René, duc d'Anjou, avec Henri VI, roi d'Angleterre, avait été conclu, il y avait un article qui portait que ce monarque rendrait la ville du Mans a Charles d'Anjou» On lui en demanda plusieurs fois l'exécution, mais il l'éludait toujours sous divers prétextes. Enfin, l'an t44^ (n. st. ), le rot de France, non moins intéressé que le comte au Maine a la restitution de cette place, fit partir le, comte de Dunois pour en faire le siège. Lui-même vint se poster a Lavardin , dans le Vendomois, pour couvrir le siège. Mais la garnison du Mans* Où commandait François Surienne, dit l'Aragonois, était si bible, qu'a la vue de notre armée, elle négocia par la média* tion de i'évéque de Glocester , maître du scel privé d'Angleterre , pour avoir la permission de se retirer. Cette demande fut pccordée à condition que les Anglais rendraient aussi Mayenne f Beaumont- le Vicomte ,k et toutes les autres places du Maine qu'ils occupaient : ce qui fut exécuté (j). Par-là Charles d'Anjou fut mis en pleine possession de son comté. Ceci dut arriver avant Pâques; car nous voyons que le roi Charles Vil alla , du Maine , célébrer cette fête a Tours. (Hist. Chron, 4e Charles Vll^ page 43o. ) Nous pensons mê me que la reddition du Mans se fit le 16 mars , jour consacré , pour en perpétuer la mémoire , par une procession générale qui se renouvela chaque année pendant plus d'un siècle» Charles d'Anjou fut presque le seul des favoris ue Charles VII que le roi Louis XI regarda de bon œil à son

avènement au trône. Ce comte sut gagner la bienveillance de "ombrageux monarque par des protestations d'attachement dont ses premières démarches semblèrent justifier la sincérité. Lorsque la Ligue du bien public commença d'éclater, il la condamna hautement, et se déclara pour le parti du roi. Persuadé de son Attachement, Louis, en i4&>, l'envoya en ormandte pour défendre ce pays menacé d'une invasion par le duc de Bretagne! H commanda la même année, le 16 juillet, à la bataille de Momlhéri, un corps des troupes royales, avec lequel il prit honteusement la fuite au commencement de Faction-Cette lâche désertion piqua vivement le roi ; mais l'embarras où le jetait la Multitude des affaires l'obligea de dissimuler son ressentiment. Devenu libre Tannée suivante , il le manifesta en ôtant le gou*

(l) Us se maintinrent néanmoins à Frénai jusqu'en i449- '

jo6 CMROJSOLQGIR HISTORIQUE

vernement tlu Languedoc au comte du Maine, qui fut convaincu d'avoir trahi le monarque pendant tout le cours de la guerre. Sa disgrâce aurait peut-être eu des suites plus fâcheuses sans l'entremise du duc René, son frère, qui s engagea pour lui, et se rendit caution de sa fidélité à l'avenir. Charles ne démentit point cette garantie, et passa le reste de ses jours dans le repos et la tranquillité. 11. avait suivi à Naples Louis 111, son frère, et y avait épousé Cambëlla 1\lfo, duiit il n'eut point d'enfants. Après la mort de cette princesse, il se maria en secondes noces avec Isabelle, fille de Pierre 1, comte de Saint-Pol , cjui lui donna Charles, qui suit , et Louise , femme de Jacques d Anna-

l'on voit encore son tombeau dans le mur qui fait la séparation de l'aile droite et du chœur, du coté de la sacristie.

1 " CHARLES tt, (ôtrV).

-?i£;rjM >>i «nJao^ Sïïvgï Srteuja l f «n cb ish mis m oli k;

' 1472. Charles II (ou V) , successeur de Charles I, son pèrçt' au comté du Maine, épousa, le 21 janvier 147^, Jeanne pt Lorraine, fille de Ferri 11, comte de Vaudémont. Lorsqu*il fit son entrée au Mans , le 18 avril 147^, la ville lui fit présent de cent pipes de vin et d'une haauenée à sa femme. Il succéda , l'an 1480, au roi René, son onde, dans le comté de Provence. Charles mourut sans enfants le 12 décembre 1481, après avoir institué , la veille de sa mort , le roi Louis XI son héritier universel. 11 fut inhumé auprès de son épouse, morte l'année précédente, dans l'église de Saint-Sauveur , où l'on voit son mausolée, qui est très- beau , à côté du grand autel. {V. Charles III f comte de Provence.) Par sa mort, le comté du Maine fut réuni à

la couronne. ftbfcfefifi1*

i >«wou0M« ,ïmoii)c.>/ «jnnoiuo t cl b-irkk h mniôVq K

Page 1