GEOFFROI I
1026. Geoffroi , fils <îe Warin et de Mélisende, ne prenait dans ses actes que le titre de vicomte de Châteaudun; mais il certain quril possédait au moins une partie du Perche , fcoïfûne on le voit par la fondation qu'il fit en 10 >i ou io3à (la première année du règne de Henri 1 ) du monastère de S««nt--0énis à Kogent* surnommé depuis le Rotrou. Dans la r"*rt« de cet établissement , il a la modestie de se dire également ijlustjre par sa haute noblesse ef par les grandes richesses
dont il jouissait. Ego.-, tam nobilitate superbi sangiiinis quhm iùribus mundanarum opum famosissimus. ( Bry de la Clergerie^. p. 141. ) S'il faut en croire Hugues de Cléers, et Fauteur de l'origine des comtes d'Anjou , Geoffroi s'étant concerté avec David, comte du Maine, tous deux refusèrent de reconnaître Robert pour roi de France, protestant qu'ils ne se soumet- * traient jamais à un prince de la race des Bourguignons. Robert, ajoutent ces écrivains , dompta cette arrogance , en se rendant maître, par force, du château de Morlagne, avec le secours de Ueoffroi Grisegonelle, comte d'Anjou. Mais i°. David ne fut point comte du Maine; 20. Geoffroi Grisegonelle n'a jamais vu Robert sur le trône, étant mort l'an 987, Ce qui est plus certain , ce sont les démêlés que Geoffroi du Perche eut avec Fulbert , évêque de Chartres , çour les vexations qu il exerçait sur les terres de son église. L'excommunication lancée contre lui par le prélat, ne l'effraya point. Fulbert écrivit difr - férentes lettres au roi Robert , à la reine Constance , au jeune roi Henri , leur fils , au duc de Normandie et au comte de Chartres, suzerain de Geoffroi, pour les engager à réprimer par la force ces entreprises. Dans ses lettres au roi, il se plaint de ce que Geoffroi a non-seulement rétabli sur les terres de son église le château de Gallardon , que sa majesté L'avait obligé de détruire, mais qu'à l'autre extrémité ae son, diocèse il a. bâti à neuf celui d'illiers; ce qui tient en échec, dit-il, l'église de Chartres au levant et au couchant. Fulbert avait tellement à cœur cette affaire, qu'il menaçait de faire cesser le service divin dans tout son diocèse , si on ne lui rendait pas justice : mais il paraît que ce prélat et Geoffroi s'étaient réconciliés dès l'an 1028. Geoffroi, néanmoins, eut dans la suite d'autres querelles avec les Chartrains, qui, l'ayant surpris vers Tan 1040 , comme il sortait de la cathédrale , le poignardèrent au milieu de ses chevaliers qui l'environnaient en grand nombre , suorum miiitum longo ordine circumdatum , comme porte une charte manuscrite de son successeur. ( ArcK de Quni.) De sa femme Helvjse, il eut deux fils, Hugues, mort avant lui» et Rotrou, qui suit.