‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 4)Chapitre 75 sur 161 · GUILLAUME · texte numérisé non relu

GUILLAUME

1217. Guiuawh9 évêque de Châlons-sur-Marne^ et oncle

l8* «HB0*. HlSt . ©ES COMTES BU PERCHE.

de Thomas , lui succéda dans le comté du Perche, dont H fit hommage, dans le mois de juin ta 17, au roi Philippe Auguste. Il fut le dernier mâle de sa maison. Après sa mort , arrivée le 18 janvier 1226 (n. st.) , Blanche , comtesse de Champagne, et Jacques, seigneur de Ghâteau-Gonthier, qui descendaient l'un et l'autre aes comtes du Perche , se disputèrent vivement sa succession. Le roi Louis VII l, qui avait aussi des prétentions sur le Perche , le mit sous sa main par provision, et confia la garde de Belléme à Pierre de Dreux, comte de Bretagne, en allant faire la guerre aux Albigeois. Ce monarque étant mort la même année, Pierre cabala contre la reine Blanche, régente du royaume, et fit fortifier Belléme pour servir de place forte à la ligue. Obligé de se soumettre , la garde de Belléme lui fut conservée par le traité de Vendôme, conclu Tan 1227. Ma» bientôt il renoua «es intrigue*; ce que le roi saint Louis ayant appris, il partit , avec sa mère, pendant l'hiver de l'an 1229 ( n. st. ) , et vint assiéger Belléme, qui se rendit par capitulation après une vigoureuse résistance. L'an 12S7, au mois de juin , Jacques de Château -Gonthier fit cession au roi saint Louis de ses prétentions sur le Perche, à la réserve de Nogetrtle-Rotrou, qu'il retint et qui passa à sa postérité. ( Voyez les

comtes d'Alençon , pour la suite des comtes du Perche» )

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La. province de Bretagne, ou la petite Bretagne, Britannia minor , dont la plus grande étendue en longueur est d'environ soixante lieues , et la plus grande largeur de quarante-cinq, depuis Nantes jusqu'à Saint-Malo , a pour bornes l'Océan de toute part, excepté à l'Orient, où elle confine avec l'Anjou.. Les plus anciens de ses habitants que Ton connaisse furent les Osismiens , qui en occupèrent la partie la plus occidentale ; les Yenètes , ou le peuple de Vannes ; les Nannètes , ou les Nantais ; les Rhédons , aujourd'hui les Rennois ; les Diablintes, ou Diaulites , voisins du pays d'Avranches ; et les Curiosolites , répandus sur la côte maritime depuis Guimgamp , ou Guincatnp, jusqu'à Dol. Tous ces peuples formaient une république connue sous le nom d'Armorique, ou de Cités armoriques. Leur valeur les défendit long-tems contre leurs voisins ; mais , après la plus vigoureuse résistance , ils furent contraints de plier sous les armes de Jules-César et de se soumettre à la domination de Rome. Un nouveau peuple vint se mêler parmi eux vers l'an 284 ; ce furent des habitants de la Grande-Bretagne , qui , forcés, par l'invasion des Saxons, de s'expatrier, abordèrent dans l'Armorique sous la protection du césar Constance. Le nombre de ces nouveaux hôtes augmenta lorsque Constantin leur associa une autre colonie de Bretons insulaires. I^ur condition devint celle des Lèles, ce qui fit donner à leur territoire le nom de Létavie. A ces Bretons fugitifs et transplantés dans les Gaules vinrent se joindre de pareils transfuges toutes les fois que l'île fut attaquée par les Barbares. Le tyran Maxime, étant dans la Grande-Bretagne vers l'an 384 * transporta dans l'Armorique la troisième partyt de la jaunesse bre-

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tonne , non pour la punir* b inais au contraire pour la récompenser des travaux militaires qu'elle avait essuyés sous ^ii»pduite* Les Bretons armoricains, renforces par ces nouveaux venus, se rendirent bientôt maîtres du pays, La viUe de Vanofs fut la seule qui leur résista. Ce fut vraisemblablement: aWrt, on peu de teins apn s, que l'Armorique prit 4e nom de Ikttagne. Il faut néanmoins avoue* que l'Armorique s'étendait autrefois beaucoup plus loin que JaIpro¥ince de Bretagne. Non s voyons, par la not ice des Gaules, qu'elle comprenait la seconde et la troisième Lyonnaise r la seconde et la troisième AquiUttte,- avec la?pr»vii^e->de^So»fijrc* qui forme une grande partie de la Gaule celtiaue. dîhujoirioJ ahnvi c aciltii)

blicain qu us y avaient irouve.? îuais^ îes rrancs , îorsauus eurent conquis ce pays avec les armés mis Ftf scyis^le réduisirent en comté. La Bretagne fut depuis' érigée en duebé , er? enfin réunie à la couronne dé France , l'an i53a ; après âvoirâé dans sa mouvance Pespace d'environ on^é'c^'ts ah^.' ?'

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$83r ou fcoîns , ou Cqn atv 'V pririefe ll'AIBamé^^bn^ic pn nommait alors une partie de* llEcosse/îut mis par Maxime à la tete dé la colonie qu'il fit passer' dans rArrhorîijué.tl.Ce choix fut le prix des grands services que Cônis avàît renmïi à ce, tyran, en s exposant à tous les dangers quô courent cenx

?ui se révoltent, contre leurs souverains légitimes: 'Maxime établit duc des' frontières ' armoricaines sous la "dépendance

affreux ravages. En vain il implora le secours des Romains. Les Bretons et les Armoricains, se voyant abondonnés de ceux qui devaient les défendre, chassent, [es magistrats, l'an 409* et défèrent à Conis la royauté. 11 maintint ces rebelles dans un état si respectable, que dix ans après y les Romains se virent obligés detraiter* avec eux et dé les reconnaître pour leurs alliés. Ce prince termina ses jours avec gloire vers l'an 421» H avait épousé , Tan 388 , en seconde noces, Dabbrea , fille de Çalphurniùsj son cousin et son successeur' dans la principauté d'nl-

Des «atTEs If u«ts de b)»et\ohe. 185

banie > que sou père lui avait amenée en Armorique. Elle était sœur de saint Patrice y qu'elle suivit en Irlande après la mort de son époux. De ses deux mariages, Conan avait eut un grand nombre d'enfants y (font ies principaux sont Guil ou Ruclin ^ Kiuclin et Urbien. Les deux premiers furent successivement; comtes de Cor nouaille, Le troisième laissa un fils , qui viendra ci-Aprèti. ( Morice % Mùti de Bret. t. A , p. 6 , 8,9, 8M. )

Conan , que Ton ^peut regarder comme le plus ancien rot chrétien de l'Europe y était aéle pour la religion qu'il profes^ sait, œmme- on le voit par la fondation qu'il fit en 399 de* évêehésde Dol> de Vannes et de Quiraper, de concert avec Gralion, comte de Cornouaille.

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