‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 105 sur 296 · RENÉ IL · texte numérisé non relu

RENÉ IL

Re né de Laval , deuxième du nom , seigneur de Bois-Dauphin, Précigné , Saint-Mars , vicomte de Bresteau , etc. , gentilhomme , ordinaire de la chambre du roi, fut tué à la bataille de Saint- Quentin, l’an 15^7. Il avait épousé, i° Catherine deBaif, fille de François, seigneur de Baif, en Anjou; 20, le 12 septembre 1 547,

, Jea nne de Lf.noncourt, dame de la reine Louise de Lorraine, et fille de Henri II, seigucur de Leuoncourt , comte de Nanteuil, chevalier de Pordre du roi. Scs enfants furent :

Du premier lit :

1° Françoise de Laval , mariée, i° à Henri de Lenoncourt, seigneur de Coupcvrai , mort en i584> 20 à Louis de Rohan , quatrième du nom , prince de Gue'menée ;

Du second lit :

. a* Urbain , dont l’article suit ;

5* Anne, Daariée à Georges de Crcqui , seigneur de Rissé ;

4° Urbaine, mariée à Philippe de Créqui, seigneur des Bordes, frère puîné du précédent.

et ducs de montmorenci. (Bois-Dauphin. J 127

URBAIN Ier.

i557. Urbain de Laval , seigneur de Bois-Dauphin , Précisé, Saint-Aubin, etc., comte de Bresteau , marquis de Sable, servit au siège de Livron en 1 574- > à celui de la Fère en i58o, et , suivit, en 1S87, le duc de Guise, sous lequel il se signala aux combats de Vimori et'd’Auneau. A la journée des barricades , la 12 mai ï588, il se saisit de la place Maubert j ce qui donna le tems au peuple de tendre les chaînes à travers les rues , et d’en fermer les issues. Henri III le fit arrêter aux e'tats de Blois , au mois de de'cembre suivant, et le relâcha ensuite sur parole. IL défendit la ville du Mans contre Henri IV, auquel il la rendit le cinquième jour de sie'ge, le 2 décembre 1689. Il combattit à Yvri en 1590, y fut blesse' à la tête et fait prisonnier. En 1591 , il marcha avec le duc de Parme au secours de Rouen. Sous le duc de Mercœur, en 1692 , il obligea le prince de Dombes de lever le sie'ge de Craon , chargea son arrière-garde dans sa retraite $ le 24 mai, s'empara de Château-Gontier, prit ou tailla en pièces, à Àmbrières , près Mayenne , cinq cents anglais e'chappe's de la défaite de Craon. Il rentra ail service du roi en 1595, lui remit Sable' et Château-Gontier. Ce prince le fit alors conseiller d’état, puis chevalier de ses ordres le 5 janvier 1597. Créé maréchal de France, par état donné au camp d’Amiens le 2$ juillet suivant, il prêta serment le 7 avril. Il fut envoyé ambassadeur à la cour de Vienne, en 1601 ; fut nommé gouverneur et lieutenant-général en Anjou, le 4 octobre 1609. Lieutenant-générabcommandant l’armée du roi contre les princes mécontents , par pouvoirs du 4 août i6i5 , il eut ordre de couvrir Paris, d’arrêter l’armée des rebelles , et de ne point hasarder de bataille. Il s’assura de Creilsur-Oise , en chassa le commandant , qui était dévoué aux princes ; prévint le prince de Condé , qui avait des intelligences dans la ville de Sens ; enleva le quartier du duc de Pinci-Luxembourg , ses équipages et sa caisse $ mit des troupes dans Gien , dont les mécontents avaient séduit plusieurs habitants , et dégagea les carabiniers du roi, investis à Housson : ensuite il s’avança vers le Poitou, pour en fermer l’entrée aux mécontents. En 1619, il reçut la reine-mère au Pont-de-Cé , à la tête de quinze cents hommes a cheval , et se démit, en faveur de cette princesse , du gouvernement d’Anjou, au mois de juin. Il se retira à Sablé, où il mourut le 27 mars 1629. Il avait épousé Madeleine de Montecler, dame de Bourgon , d’Airon et de dix autres terres, morte le 17 mai 1712. Il en eut trois fils, Philippe-Emmanuel , qui suit* et deux autres morts jeunes.

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