‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 167 sur 296 · LOUIS-THOMAS-AMÉDÉÉ DE SAVOIE · texte numérisé non relu

LOUIS-THOMAS-AMÉDÉÉ DE SAVOIE

1673. Louis-THOMAS-AMéDÉE , ne' le 1 5 décembre 1 658, et fils aine' du prince Eugène-Maurice, lui succéda au comte de Soissons. Après avoir servi la France en qualité' de maréchal de camp, il se laissa engager, l’an i6g5, par le duc de Savoie à

Casser au service de l’empereur. L’an 1702 , e'tant au siège de .andau , il y reçut deux blessures au bras , qui obligèrent de le lui couper. Il mourut neuf jours après cette operation , le 14 août, laissantdc sou mariage avec Uramede i,a. Cropte-Beauyais, Emmanuel, qui suit, et d’autres enfants.

paox évènements. Né ii Paris I* 18 octobre t663 , il fnt destiné à l’état «dé. sjastique sons le nom d'abbé de Carignan. Pour soutenir sou rang il solhciu, mais en vain, une abbaye ou un emploi militaire. Piqué du refus ou'il essuya il se rendit, l'an t<383 , auprès du la princesse, sa more, à Bruxelles, et delà il alla joindre les princes de Conti , que le danger de Vienne , assiégée par les Turcs, appelait ti son secours. Louvois , apprenant sa .ortie de Fiance, dit

S’il n'y rentrerait jamais. J'y rentrerai, dit le prince , malgré /.ou 00.

tus XIV, qui n’atail pas meilleure opinion de lui que son minière, témoigna le même mépris pour sa personne lorsqu’on lui rapporta qu’il s’était attaché nu service rie l'empereur, qui lui avait donné de l'eiuféoi dans ses armées. Que vous en semble f dit-il aux assistants : JS'ai-je pat /ait une grande perle ? II l'apprit bien par la suite. Envoyé en Italie pour défendis ce pays contre les Français, Eugène se comporta avec tant de valeur et d'habit leté qu’il obtint, l’an i(k)7, le commandement de l’artnée impérial*. D'Il* lie ayant été rappelé pour s’opposer aux Turcs, il les contraignit , par b grande victoire qu’il remporta sur eux le i*r septembre 1697 , près de Zenlasar la Teisse , et d’autres succès éclatants qui suivirent, h conclure b pais, si plutôt renouveler la trêve le »6 janvier ifigg. La guerre de la succession a b monarchie d'Espagne le ramena, l’gn 1701 , en Italie, où ses succès forent balancés d'abord par le maréchal de Câlinât. Mais il eut ensuite meilleure composition dn maréchal de Villeroi, substitué à ce général. Il le surprit dam Crémone le i*r lévrier 1701 , et le fit prisonnier. Mais la bravoure des Fraaçsb l’obligea de se retirer avec sa proie. Il trouva un rival plus digne de lui dans le doc de Vendôme, envoyé pour remplacer Vilicroi. Il fallait l’habileté u* prince Eugène pour (aire une aussi beile retraite qu’il la fit après la bataille 3» Lnzzara, qu’il avait engagée le 1 5 août 170a. Etant retourné à Vienne aprèsaroif ntis ordre aux afiaires de l’empereur en Italie, il partagea, le 1 5 août 1704» avec le duc de Marlborough , la gloire de la fameuse bataille d’Hochstedt, g1' gnéc sur les Français par les alliés. Le siège de Turin , formé par les Françait avccdesforr.es incroyables, fournit one nouvelle occasion au prince Eugène iledéses talents mil! taires. Vainqueur après un combat de trois heures, il délita ace le 7 septembre 170G. Le gai 11 de la bataille de Malplaquet , dans les Partiras , le 1 1 août 1 70g , ne fut pat moins honorable b ce héros et b Marfbo-

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