XII
prouva qu’il était digne de ces emplois par sa bonne conduite et sa valeur. En xltf'], après la mort de Charles le Téméraire , duc de Bourgogne , il contribua à la réduction de plusieurs places de ce duché qui refusaient de passer sous la domination de la France. La ville de Beaune était de ce nombre. Robert s’étaut joint à Charles d’Amboisc, seigneur de Chaumont, son beaupère, fit avec lui le siège de cette place , qui se rendit au bout de cinq semaines. L’année suivante , il fit tête, en Champagne, à l’archiduc Maximilien , qui voulait pénétrer dans cette province par la Flandre ; et après l’avoir repoussé , il entra dans la Franche-Comté , qu’il mit sous l’obéissance du roi. La suite de ses actions est demeurée daus l’oubli. Il mourut , le Ier septembre i5o4 , dans son hôtel de Rouci , rue du Petit-Saint-Antoine , à Paris , et fut inhumé à Saint-Ived de Draine. De Marie d’Amboise, qu’il avait épousée le 5 février 1487 (V. S.) , il laissa un fils , qui suit; Pliilippette , damoiselle de Commerci , dame de Louvois et d’autres terres , femme de Charles de Silli ; Catherine, qui viendra ci-après ; et Guiilemette, comtesse de Braine, mariée à Robert de la Marck , duc de Bouillon , seigneur de Fleurante et maréchal de France. ( Mss. de Dupuy, n° 587. )
AMÉ DE SAREBRÜCHE.
i5o4- Amé de Sarebruchf. , successeur de Robert, son père, aux comtés de Rouci et de Bruine , à la seigneurie de Commerci et à ses autres domaines , né le 20 octobre i4g5 , suivit en Italie le roi François I*r, qui le fit chevalier , l’an i5i5, à la bataille de Marignan. Il servit ensuite sous le duc de Vendôme, en Picardie, à la tète d’une compagnie de cent lances. Les Anglais étant venus assiéger Ham , le comte Ame' s’y renferma et défendit vaillamment la place , dont ils furent obligés de lever le siège. Le roi , pour sa récompense , lui donna le gouvernement de l’Ile de France. Mais, se sentant incommodé de la pierre, il se fit porter à Paris, où il mourut, le 19 novembre 1523, sans laisser d’enfants de Renée de la Marck , qu’il avait épousée le 18 juillet 1 520. Ses trois sœurs partagèrent sa succession avec sa veuve.
CATHERINE DE SAREBRÜCHE.
i525. Catherine de Sarebruche eut, dans le partage qu’elle fit avec ses sœurs de la succession du comte Arné , leur frère, le comté de Rouci avec les terres de Pierre-Pont , de Nisy-Je- Cornte , de Coulommiei-s en Brie, et le vidamé de Laoti. Elle était veuve alors d’Antoine de Royc , tué, le Ô septembre de
DES COMTES DE ROCCI. 2 QCf
l'an 1 5 1 5 , à la bataille de Marignan , dont elle eut un fils , nomme’ Charles, né le ] 4 janvier i5io. Charles fut gentilhomme ordinaire de la chambre du roi , et eut l’administration de toutes tes terres données à la reine Eléonore d’Autriche, seconde femme de François Ier. Il mourut un vendredi janvier de l’an i55i, aissant de Madeleine , fille et héritière de Ferri de Mailli , seigneur de Conti, qu’il avait épousée en 1528, deux filles, Elcoaore , dame de Roye , de Conti , etc. , et Charlotte , qui suit.