‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 22 sur 296 · PHILIPPE IL · texte numérisé non relu

PHILIPPE IL

i53o. Philippe de Montmorenci, deuxième du nom, seigneur de Nivelle , comte de Homes et de Mœurs , baron d’Allena , seigneur deW’eert, chevalier de laToison d’Or, capitaine de la garde du roi d’Espagne , chef des finances et du conseil d’état des Pays- Bas , amiral de la mer de Flandre , gouverneur des pays do Gueldre et de Zutphen , se signala à la bataille de Saint-Quentihj, l’an i557, à la tête de trois mille bourguignons. Il servit utile -

DES BARONS ET DUCS DE MONTT^ORENCî. 4^ Anne, abbesse de la Trinité' de Caen ; Louise, abbesse de Gerci } èt Madeleine , abbesse de la Trinité’ de Caen après sa sœur.

FRANÇOIS

1667. François , ne' l’an i53o , nommé an baptême par le roi François I*' , son parrain, succe'da au connétable Arme de Montmôrenci , son père , dans le duché' de ce nom et scs autres biens. Il était pourvu , depuis l’an i55i, d’une compagnie de écrit hommes d’armes , qu’il conduisit, l’an i55a, à la suite du rdi Henri II, en Allemagne. Il eut part, sur la fin dé la même année, avecDamville, son frère, à la défense de la ville de Metz, assiégée sans succès par Charles-Quintavec toutes les forces de l’Empire1. Il vola, l’année suivante, au secours de Terrouenne, sur laquelle ce prince voulait se venger de l’échec qu’il avait reçu devant Metz. Chargé du commandement apres la mort du seigneur d’Essé, gouverneur de la place , des mines qui firent sauter les principales tours , l'obligèrent , malgré sa bravoure . de demander, le 20 juillet , à capituler. Mais ,' ayant oublié de stipuler une trêve pendant qu’°ri rédigeait les conditions , il fut fait prisonnier dans une irruption subite que firent les ennemis dans la ville. Sà prison fut longue, mais il sut la mettre à profit. Le connétable, son père, 11’avait donné à ses enfants qu’une éducation militaire , sans permettre qu’ils prissent aucune teinture des lettres. François de Jllontmorenci employa le loisir que lui laissait sa captivité pour acquérir les connaissances littéraires qui lui manquaient ; et scs progrès furent tels , qu’au bout de trois ans il se vit en état de figurer parmi les savants de profession. L’ctat ayant payé sa rançon l’an i£56, il fut pourvu à son retour du gouvernement de

Seigneurs de Nivelle.

ment à la défense de Luxembourg et au siège de Doullcns. Ce fut un des plus puissants seigneurè des Pays-Bas; souverain des comtés de Hornes , d’Altena, de Mœurs et de Wcerl , il faisait battre, dans cette dernière ville, des monnaies d’or et d’argent. Il s’acquitta de l’administration des finances avec tant de fidélité, que, pour subvenir aux affaires , il vendit même de son bien pour plus ae 5oo,ooo écus. Ayant été soupçonne de vouloir s’ppposër aux desseins du duc d’AIbe, gouverneur des Pays-Bas, il fut arrêté avec le comte d’Egmont, et eut, ainsi que ce seigueur, la tête tranchée à Bruxelles , le 5 juin 1 568. Il avait épousé Walburge i>e NicuNAERT,filje de Guillaume, comte de Nieunaèrt, et d'Anne de Weert , comtesse de Mœurs et de Zaerwcrden. Il n’en eut qu’un fils, Philippe de Monlmorcnci, mort jeune du vivant de son père.

Paris et de î’Ile de France. Ce n’étail encore là que lepre'lude des faveurs qu’on lui destinait. Le dessein du connétable , son père, était de lui faire épouser Diane, fille naturelle du roi, et veuve d’Horace Farnèse , duc de Castro. Mais il était engagé avec mademoiselle de Pieoues par une promesse de mariage. Le connétable , en étant instruit, envoya son fils au secours du pape Paul IV, attaqué par les Espagnols. Il espérait, parce service, engager le pontife à déclarer nulle la promesse qui s’opposait à l’alliance qu’il projetait. N’ayant pu y réussir, il fit rendre, l’an i55y , le fameux édit de Henri II contre les mariages clandestins. François de Montmorcnci, devenu libre par là, ne tarda pas à devenir le gendre du roi. Cet honneur semblait devoir lui procurer, ainsi qu’à sa famille, la plus grande influence dans les affaires du gouvernement ; mais la mort précipitée de Henri II causa un changement daus les fortunes des Montmorenci. Le duc de Guise, s’étant rendu maître en quelque sorte de l’état avec le cardinal, sou frère , sous le règne de François II, obligea le duc de Montmorenci de lui céder la charge de grand-maître de France , dont le connétable s’était démis en sa faveur. Pour le dédommager, le roi lui donna le bâton de maréchal. Le même rival contrebalança son crédit auprès de Charles IX. Ce monarque,

Seigneurs de Nivelle .

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