‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 225 sur 296 · FRANÇOIS DE BOURBON IL · texte numérisé non relu

FRANÇOIS DE BOURBON IL

* 149^* François de Bourbon, IIe du nom , 5e fils de François de Bourbon , comte de Vendôme, et de Marie de Luxembourg comtesse de Saint-Pol , de Soissons , etc. , né à Ham en Picardie le 6 octobre 1491 , porta le titre de comte de Saint-Pol après là mort de son père, II accompagna, l’an i5i5, le roi François Ier dans son expédition d’Iralie, et combattit, le i3 et le 14 septembre, à la fameuse bataille .de Marignan. L’au j 521, étant à Romorentin avec la cour,: le sort le fait roi de la fève dans une partie faite avec ses amis la veille des Rois. François Ier, l’ayant appris , envoie défier le nouveau roi. La maison du comte est assiégée. O11 attaque et on se défend avec des boutes de neige, des pommes et des œufs. Le jeu s’échauffant, l’un des assiégés lance par la fenêtre une bûche enïlaminée qui tombe sur la tête du roi et le renverse sans connaissance. On veut rechercher l’imprudent qui a fait le coup ; le roi ne Je permet pas: C* est moi , dit-il, qui ai fait la folie ; il est juste que je la boive . Il revint de cet accident dont il ne témoigna aucun ressentiment au comte de Saint-Pol. Ce dernier, l’an 1 522 , secourut la ville de Mézi&res assiégée par le comte de Nassau , fit rentrer Mouzon et Bapaume sous l’obéissance du roi, et défit, l’an 1 525 , l’arrière-garde de l’armée anglaise au combat du Pas eu Artois. Etant retourné en Italie avec le roi, l’an i524, il sauva les débris de l’amée française à la retraite de Rebec, elles ramena en France, Ayant repassé encore les Alpes l’année suivante , il fut pris à la bataille de Pavie , et eut ensuite l’adresse de se sauver. Voici comme on raconte son aventure : Un coup de pique Payant renversé par terre à côté du \roi , il perdait tout son sang, et paraissait mort: un Espagnol, le rencontrant en cet état, voulut lui couper le doigt pour avoir son anneau. La douleur réveilla ses sens, et le fit crier. L’ennemi le chargea sur son cheval, le conduisit à Pavie , et le fit si bien traiter, qu’il en revint. Le comte, qui n’avai: point engagé sa parole /prit le parti de s’en retour* .ner lorsqu’il fut guéri%

Françoiè de Bourbon fut pourvu, l’an i52y, du gouvernement du Dauphine. Nommé , l’an i528 , par le roi pour commander l’armée française d’Italie , il prit d’assaut Pavie le 19 septembre, et saccagea cette place en mémoire de la défaite et de la prison de François Ier. Le a mai de l’année suivante, il se rendit maitre de Mortare; mais, le 25 juin, il fut surpris à Landriano par Antoine de Leves, qui le fit prisonnier, les Lansquenets et les Italiens l’avaient abandonné dans ce je'ril, et sa cavalerie s’était sauvée à Pavie avec l’avant-garde. )a liberté lui fut rendue trois mois après par le traité conclu e 5 août à Cambrai. L’an i534, par contrat du g février,

I promit sa main à Adrienne , fille unique et seule héritière le Jean III , sire d’Estouteville. En considération de cette future illiance, le roi François I?r érigea la seigneurie d’Estouteville :a duché, par lettres du mois d’aoïit de la même année. Une les clauses du contrat de mariage portait que le comte François le Bourbon prendrait le nom, le cri et les armes d’Estoutedlle. Il y satisfit , et fut appelé le duc d’Estouteville , don» es armes furent écartelées dans son e'cu avec celles de Bourbon, ^eroi, l’an i536, ayant déclaré la guerre au duc de Savoie,

I fut envoyé contre lui , et réduisit presque tout son pays sous a domination de la France. Le comté de Saint- Pol était cepenlant entre les mains de l’empereur , qui s’en était saisi comme i un fief mouvant , selon lui , du comté de Boulogne dont i! ;!ait maître.

L’an 1557 , au mois d’avril, le roi François Ier traita d’etange avec le comte François et lui donna le comté de Monlfort- Aniauri pour celui de Saint-Pol. L’ayatit en son pouvoir , il fit ravailler en diligence aux fortifications du chef-lieu. Mais vant qu’elles fussent achevées, un détachement des impériaux, ous la conduite du comte de Rœux, vint les détruire, passa » garnison au fil de l’e'pée, et mit le feu à la ville, qui fut 5ng*tems à se relever de ce malheur. La guerre s’étant renouelée,.pan 1642, entre la France et l’empereur, le comte rançois suivit le dauphin charjé du commandement de l’armée ui fut envoyée en Picardie etdfcns le Luxembourg. Le secours 'i il donna, l’an ï543, à la ville de Landrecies , secours qui empêcha pas qu’elle ne fût prise , est le seul exploit connu e lui dans les deux campagnes qu’il fit avec ce prince.

L’an 1 544 ) Ie comte d’Enghien , général de notre armée en alie-, disposé à livrer la bataille de Cérisolcs, députa le brave fontluc, alors officier subalterne , à la cour, pour eu demaner la permission. Le comte de Saint-Pol , appelé au conseil ue le roi tinta ce sujet, combattit vivement le discours que LMontluc, aussi présent, pour appuyer cette demande: le*

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raisons de Monlluc l’emportèrent. Le comte, au sortir du conseil, dit à ce guerrier: Fou , enragé que tu es , tu vas être came du plus grand bien ou du plus grand mal que puisse arriver au roi. Montluc, qui était gascon, lui répond: Monsieur ,Joyeî en repos , et assurez-vous que la première nouvelle que vous recevrez , c'est que nous les aurons fricassès et en mangerons si nous voulons . L'événement ve'rifia cette prédiction. La paix s’étant faite à Crépi le 18 septembre de la même année, le j comté de Saint-Pol fut rendu » par un des articles du traité, à François de Bourbon pour en jouir comme il faisait avaulla guerre. Ce prince mourut le premier septembre i54 5, à Cotignan près ae Reims, et fut enterré à l’abbaye de Yalleraont en Normandie. Le roi pleura en lui un frère et un compagnon d’armes ; il le regretta d’autant plus , que l’amitié qui les unissait depuis quarante ans n’avait jamais éprouvé la moindre alteration. Sa femme lui survécut environ quinze ans, étant morte à Trie le i5 décembre i56o. De leur mariage sortirent François^ qui suit; Jeanne, morte en bas' âgé ; et Marie, qui vieodrâ 'ci-après.

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