‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 228 sur 296 · HENRI D’ORLÉANS · texte numérisé non relu

HENRI D’ORLÉANS

i65i. Henri d’Ori.éans, fils de Henri I r, duc de Longueville et d’Estouteville , né le 27 avril t5q5 , succéda , l’an it>5i , à François d’Orléans , son oncle, au comté de Saint-Pol. Il était revêtu depuis la mort de son père, arrivée deux jours avant sa naissance, des duchés de Longueville et d’Estouteville, ainsi que de la principauté de Neufoliàtcl en Suisse, et des comtés de Dunois, de Chaumont et de Tancarville Après s’ètre distingué dans la

fuerre contre l’Espagne , ‘pendant laquelle son comté de Saintol retomba sons cette puissance , il fut mis à la tète des plénipotentiaires, nommés, l an i6/j4> pour traiter de la paix de Muns-

ter. Ayant embrassé depuis le parti de la Fronde , il fut arreté, le i8 janvier i65o, avec les princes de Condé el de Conli , conduit avec eux, d’abord à Vinccnnes , puis à Marcoussi , et enfis au Havre. Délivré avec eux, le i3 février i65i , il revint à la tour , où sa conduite paisible et soumise lui mérita de nouvelle faveurs. Au lieu du gouvernement de Picardie dont iî était pourvu, le roi lui donna celui de Normandie. L'an i655 , ce monarque, par ses lettrés-patentes , déclara qu’il reconnaissait Henri , duc de Longueville , pour prince du sang , voulant que lui et scs descendants eu mariage légitime fussent reconnus pour tels comme issus de la maison d’Orléans , et eussent rang à la cour après les autres princes de son sang. Le'ouor, aïeul de Henri, avait obtenu du roi Charles IX de semblables lettres au mois de septembre 1571. Mais ni les unes ni les autres 11e furent enregistrées. Henri mourut à Rouen , dont il était gouverneur , ainsi que de toute la Normandie, le 11 mai 1 663. Son corps fut transporté à la Sainte-Chapelle de Chûteaudun , et son cœur aux Célestins de Paris. II avait épousé , i° Louise de Bourbon , fille de Charles , comte de Soissons (morte le 9 septembre 1637), dont il eut deux fils, décédés en bas Age , et une fille, Marie , qui viendra ciaprès. Anne-Geneviève , fille de Henri de Bourbon-Cpudé , fut la seconde femme du duc de Longueville , qu’elle épousa le u juin 1642. On sait le rôle que joua cette princesse dans la cabale de la Fro nde , où elle entraîna son mari , et la pénitence éclatante qu’elle en lit jusqu’à sa mort, arrivée le i5 août 1679, a ris, dans le couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques. L’était le lieu de sa retraite depuis plusieurs années, après avoir été obligée de quitter le séjour de Port-royaLdcs-Cliamps. Elle eut de son mariage deux fils , Charlçs -Louis , et Charles-Paris, <jui suit , avec une fille morte en bas âge.

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