‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 279 sur 296 · GUI DE NEVERS · texte numérisé non relu

GUI DE NEVERS

1066. Gui surnommé de Nevf.rs, prit le gouvernement dn c««ité de Vendôme après la mort de Foulques,'* son frère , peu-

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dant la minorité de Bouchard, son neveu et son pupille. En ta qualité' de tuteur, il se décora du titre de comte, qu’il ne quitta, soit par mort ou autrement * que vers 10755 car du Chesne

iibid. p. 38a) cite une charte de cette année , où Bouchard omme Gui son prédécesseur ; et en une autre , ajoute-t-il, encore est fait mention de Gauthier , qui le nourrit et le gouverna pendant ses premiers ans .

BOUCHARD III , dit LE CHAUVE.

1075. Bouchard III, dit le chauve * fils de Foulques l'Oison, ne paraît pour la première fois avec le titre de comte de Vendôme que le 14 janvier 1075, jour auquel il fit expédier une charte confirmative des donations que Geofroi Martel avait faites à l’abbaye de Vendôme. Le 5 mars suivant, il remit par une charte A la môme abbaye, moyennant la somme de trente sous qui reçut , plusieurs mauvaises coutumes que ses prédécesseurs avaient établies dans ses dépendances. Bouchard mourut , suivant un titre de ce monastère, le 28 février io85 sans laisser de postérité , et peut-être même sans avoir été marié. *

EUPHROSINE et GEOFROI- JOURDAIN.

ïo85. Euphrosine , ou Niphraine , sœur de Bouchard III, lui suecéda au comté de Vendôme avec Geofroi de Preuillt, son époux , surnommé Jourdain, pour le distinguer de Geofroi de Preuilly, son père, qui fut l'inventeur des tournois, ou

rïutôt qui en établit les règles. Celui-ci était mort dès 1067.

Voyez Foulques le Rechin , comte d'Anjou.) Geofroi Jourdain, son fils , était déjà célèbre par des actions de valeur avant d’être comte de Vendôme. Il avait combattu avec le comte de Poitiers et d’autres seigneurs contre Foulques le Rechin , comte d'Anjou, pour la délivrance de Geofroi le Barbu , que Foulques, son frère , retenait en prison. Ayant fait ensuite la paix avec Foulques , il avait tourné ses armes contre d’autres seigneurs. U même année qu’il succéda au comte Bouchard III , son beau-frère, il se ligua avec Guichier, seigneur de Château-Renaud, contre le jeune Hugues, seigneur d’Amboise et de Chaumont, pour le contraindre à lui faire hommage de la dîme de S. Cyr et à renoncer au droit de commendise , que les Amhoisien* et les Chaumontais étaient dans l’usage de percevoir dans cer* laines terres du Vendômois. Il n’est pas aisé de définir en

3uoi consistait ce droit de commendise que percevaient ces eux villes, et du Cange, au mot commendatilia , en citant «et exemple , ne développe point assez sa nature. Quoi qu’il

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