OU DE LA POMÉRÉLIE
SuastiBOR , Bis de Bogislas et petit-fils de Mistivoi , roi de* Sclavcs , ou Veuèdes, avant eu quatre Gis , avait laissé , comme on P<a dit ci-devant , la partie occidentale de ses états , qui s'étendait depuis le Mecklenbourg jusqu'à la petite rivière de Grabo , à Wralislas et Ratibor , ses deui aînés; la partie orientale , comprise entre le Grabo et la Vislule , aux deux cadets , Bogislas el Suantonclk. La part de ces derniers était la Poméranic proprement dite , n'étant jamais désignée par un autre nom dans les chartes ni dans l'histoire. Ce n'est qu'au seizième siècle qu'on a commencé a donner communément le nom de Pomérélie , ou de petite Poraéranie , a la partie de cet état qui est le long de la Vislule. Il paraît que Bogislas et Suant opelk vécurent toujours en bonne intelligence. Le dernier laissa un fils dont le sort est ignoré. Voici la suite de la descendance de l'autre.
BOGISLAS.
1107. Bogislas fonda une petite ville sur la cote occidentale du Golfe de Danu.ick , qu on nomma eu latin Hugustia , du nom du fondateur, et en langage dji pays, Putzig, ensuite Baulzig. Mais Boleslas 111 , duc de Pologne , remporta plusieurs avantages sur lui en 1117 et 11 19. Bogislas mourut en ti5o, suivant Schutz , secrétaire de La ville de Dantzick au seizième siècle, dans son histoire de Prusse, et laissa un fils, qui sait,
SUBISLAS I , dit L'ANCIEN.
i i5o. SobisiaS , successeur de Bogisla* , son père , au duché de Poméranie , soutint une guerre malheureuse, en 11 65, contre Waldemar I , roi de Danrmarck , qui ravagea son pays. Après la retraite des Danois, Subislas, pour mettre sr» sujets a l'auri de pareilles incursions, augmenta el fortifia le bourg de Dantzick ou Dantzig, près du golfe d'Angil , sur la mer Baltique, qui est devenu 1 une des villes les plus considérables de l'hurope. A un mille au-delà , il fonda, l'an 1170, l'abbaye d'Oliva , où il fut inhumé l'an 1 1 78 , et qui devint la sépulture de ses successeurs. En mourant , il laissa deux fils , Sambor , qui suit , el Mestwin , qui viendra ci-après.
(*) Extraite de l'HUioirc de l'Ordre Teuloni<|ue de M. le baron dt Wal , depuis la page 387 du tome 11 , jusqu » b fia.
SAMBOR.
1178. Sahbob, fils atné de Subisks et son successeur, fit 1 l'abbaye d'Oliva de grandes libéralités. C'est tout ce que l'an sait de sa régence , dont les uns étendent la durée a vingt ani, et que d'autres bornent a un espace beaucoup plus court. Ea mourant, il laissa un fils, qui suit.
SUBISLAS II.
Subislas, fils de Sambor et son successeur, n'est cornu que par les dons qu'il fit a l'abbaye d'Oliva. On ne peut dire en quelle année il mourut , ni s'il laissa de la postérité.
MESTWIN I.
Mestwin, second fils de Subislas I, succéda, l'an 1309 »a plus tard, a son neveu Subislas H. Cette année est la date d'unt Jooation qu'il fit aux religieuses de Suckovr. Dans la charts donnée à ce sujet, il prend le titre de prince de Gdansk; c'est Dantzig. L'an 1210, il fut attaqué par Waldemar II , roi àt Danemarck, qui vint ravager la Poméranie et le força de lui prêter serment de fidélité. Mais lorsque le vainqueur se fut retiré , les Poméraniens se hâtèrent de secouer ce joug étranger. Mestwin termina ses jours avant l'an laiS. Il avait épouse N., fille de Micislas III, duc de Pologne, dont il eut quatre fils et deux filles. Les fils sont Suantoprlk , qui suit; Wartisla», chevalier de l'ordre Teutouique ; Batibor, duc de BelwrJ, puis engagé dans la même milice ; et Sambor. Miroslava , 1 aîne* des filles, épousa Bogislas I, duc de la Poméranie cilérieure. L'autre, nommée Hclinga, ou Hélène, donna sa main a t'iadislas , surnommé le Crackeur , duc de Posnanie. Crooirr prétend que Helinga était fille de Sua ni opelk , et non J< Mestwin. Sambor, quatrième Gis de Mestwtn. prenait, daw ses chartes, le litre de duc de Poméranie. Ce prince était marir, el fut selon toute apparence, le père de Vesimir, dont non* parlerons plus bas.
SÎIANTOPELK , 00 SUANTOPUI.K.
Scantopelk , fils atné de Mestwin et sqn successeur, P' 1 ' les armes plusieurs fois contre les Polonais, et tua, l'an iaaT. leur duc Lesco le Blanc dans un combat, ou le fil périr paras»*-
sinat , si l'on s'en rapporte au Mazovie , de la grande Pologn