ALBERT I, L'OURS
ii34-n4a. Albert I, tfOtton&itfcA*,
L'Ours et LE Bel, fils a ua;i, et d'H-
un diplôme de cette date , où il eslaiosi qualifie. Dans la guerre que (empereur Lolhaire eut , en na6, asec les Bohémiens, il servit ce prince avec valeur. Mais cinq ans après , Lolhaire, pour quelque mécontentement , lui retira la Lusace. Ayant recouvre depuis ses bonnes grâces , il reçu.1 de lui, en 11 34, le margraviat de Brandebourg. I^es Venèdes étaient pour Albert des voisins incommodes qui l'inquiétaient par leurs courses. Il entra dans leur pays à main armée, l'an n'Hi, et leur causa de grands dommâges. Uneseconde irruption qu'il y fit l'année suivante , les obligea de rester en repos. L'empereur Conrad lui ayant confère, l'an n3cf, le duché de Saxe, après eo avoir dépouillé Henri le Superbe, il battit les confédérés de ce dernier , près de Mimirberg, et lui enleva plusieurs places. Mais Henri , avec le secours de Rodolfe 11 , comte de Sladc , les [•prit , le chassa même de ses propres possessions , et s'empara u margraviat de Brandebourg. Un armistice ménagé, peu de le ms après, par des ecclésiastiques, fil rentrer .Albert dans son
{lairimoine. Henri étant mort le iç) octobre 1 1%, Albert reprit e titre de duc de Saxe. Il irrita par la de nouveau ses ennemis , a la téte desquels étaient l'impératrice douairière , Richilde de Saxe , veuve de l'empereur Lolhaire , et les archevêques de Mayence et de Magdebourg. La guerre qu'ils lui Grent , malgré la protection dont l'empereur Conrad l'honorait , le réduisit bientôt a l'extrémité. Heureusement pour lui , la mort le délivra des trois têtes qu'on vient de nommer ; ce qui contribua beaucoup a lui procurer une paix avantageuse, qui fut conclue aux fêtes de la Pentecôte de Van 114a, a Francfort. Le margraviat de Brandebourg fut alors érige en principauté mouvante immédiatement de l'empire , et rendu à Albert avec ses biens patrimoniaux; mais Henri te Lion resta maître de la Saxe. Ce oui servit le plus à lui procurer cet avantage , fut la succession du pays situé entre l'Elbe et l'Oder, que Przibislas, roi des Sclaves et des Vandales , nommé Heuri depuis son baptême , lui transmit par son testament , suivi de sa mort , arrivée dans ces conjonctures. Albert , pour (aire échouer les prétentions que l envie pourrait former sur cette succession , prit le parti de la soumettre a l'empire , afin d'en être, en cas de besoin, r> complément secouru. Jusqu'alors il avait fait sa résidence à Salswedel. Il la transporta depuis à Brandebourg. M. Pauli croit que l'empereur lui donna, vers le même lems, l'office d'archicamerier. L'an 1 i*d, de concert avec Conrad , marquis de Misnic, il réussit à faire la paix entre Boleslas IV, roi de Pologne , et l'empereur qui avait fait marcher des troupes pour rétablir Ula* diilaâ sur le trône de Pologne. Il conduisit, l'an 1 148, une armée dans la Poméranie ultérieure , sous prétexte d'une croisade, mais dans la vue dp faire valoir ses prétentions sur les districts de ce pays , qui avaient appartenu a l'élal des Venèdes et des Abodrites. Il mit le siège devant Demmin , et fut obligé de le lever par la désunion de ses alliés, qui cherchaient chacun leur avantage particulier. L'année suivante, le duc de Poméranie, craignant une nouvelle visite d'Albert , s'engagea a conserver le Christianisme dans ses étals. La propriété des comtés de Prosecke et de Winzenbourg occasiona, l'an nSa, entre Albert el Henri le Lion, un différent que l'empereur Frédéric I termina en adjugeant le premier de ces domaines à Albert, et le second à Henri. Albert, brave comme il était, ne manquer d'aller sigi en effet , au mois de
il revint l'année suivante. Le duc Henri le Lion ayant déclaré la guerre , en ■ 1H4 , aux poméraniens , Albert lui prêta mainforte. Mais bientôt la jalousie les divisa. Ils tournèrent leurs armes l'un contre l'autre, el ne les mirent bas qu'en nHS, lorsque l'empereur fut de retour de son expédition (f Italie. Ce prince, les ayant fait veuir a la diète de Bamberg, mit fin a leur querelle par une décision qui fut a l'avantage du duc. L'an 1 i6y, ou environ , Albert remit le gouvernement de ses états à
riuvait partit
mois de février 1 158 , pour celte expédition, d'où
son fils »tni. Ce prince finît ses jours le 18 novembre de l'an 1170, suivant les chroniques de Leutersberg et de Lunebourg, et fut inhume , suivant M. Pauli , appuyé de quelques anciens, dans I église de Saint Pancrace à Ballcnstadt. D'autres mettent sa sépulture a la cathédrale de Brandebourg. Les Sclaves, lorsnu il fut devenu maître de cette ville , s'étaient retires , en grande partie, du pays. Albert le repeupla d'habitants tirés de Hollande et de Zée lande ; c'étaient les plus habiles cultivateurs qu'il y eut alors en Europe. Albert établit aussi dans ses états de nouvelles églises , des écoles et des juridictions. Le margraviat , en an mot , lui doit son premier lustre. Il avait épousé Sophie, fille d'Olton, comte de Rcineck, suivant l'opinion commune, mats plutôt , selon la conjecture de M. Croll , fille de Frédéric de HohenstautTen, et par conséquent sœur de l'empereur Conrad 111 ( morte en juillet 1160 ). Il eut de ce mariage six fils et trois filles. Les fils sont Oit on, qui suit; Sigefroi , qui devint évéque de Brandebourg en 1 173, archevêque de Brème en 1180, et mourut en 1184; Henri, chanoine de Saint- Maurice de Brandebourg; Hcrman , comte d'Orlamunde , qu'il transmit a sa postérité ; Albert , comte de Ballenstadl ; Thierri, comte ou marquis de Werben , Bernard , duc de Saxe , troisième du nom. Les filles sont: N. , femme de Thibaut, prince de Bohème ; Hedwige , mariée , en 1 147, avec Olton le niche , marquis de Misnie ; et Anne, femme de Niclot , duc de Mecklenbourg.