‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 124 sur 582 · LOUIS I DE BAVIÈRE , WT LE VIEUX · texte numérisé non relu

LOUIS I DE BAVIÈRE , WT LE VIEUX

L'an i3a3, Louis , fils aîné de l'empereur Louis de Bavière, fut pourvu de margraviat de Brandebourg, par son père , a l'ige de douze ans , dans la diète de Nuremberg , tenue au pnntems. Pendant son adolescence , l'empereur se déclara son tuteur, et, en cette qualité, se fit investir par l'évêque d'Halbertadt de tous les fiels de la Marche, mouvants de celte église : le père, de son côté , dans la diète de Nuremberg, donna, le 34 juin i3a4, a son fils, l'investiture du margraviat avec l'expectative du duché d'Anhalt ; ce qu'il renouvela depuis à Rome, l'an i3a8, après avoir reçu la couronne impériale. (Pauli, ibid. , pag. 3i 9 .)

\*. pape Jean XXII était brouillé, dès l'an i3a3, avec Louis de Bavière , le père , qu'il refusait de reconnaître pour empereur. Leur querelle s'envenimant de plus en plus , le pontife, l'an t3a6 , devint l'instigateur d'une irruption subite que fit dans la nouvelle Marche une armée nombreuse , composée de russes, de lithuaniens , de valaques et de polonais, sous la conduite de Uladislas Loketek. Encouragée par les horreurs qu'elle avait commises impunément dans ce pays, elle y revint l'année suivante. Mais Jean, roi de Bohème, étant venu au secours de l'empereur , elle fut repoussée avec perte. ( Ibid. , pag. 3ao-3a3. ) Rodolfe , duc de Saxe , n'était pas du nombre des partisans de l'empereur. Celui-ci , n'ayant

pu le mettre dans ses intérêts, donna, l'an >3ag; poor se venger , au margrave Louis , son fils , l'expectative de Landsberg et de Sangershausen , dont le duc prétendait devoir hériter, quoiqu'ils relevassent du margraviat L'empereur s'élant allie , la même année , avec les ducs de Mcckl. nbourg et de Werle, ils entrèrent , de concert , par deux endroits , dans La Potaeranie , pour contraindre le duc Barnime a se reconnaître vassal du Brandebourg. Cette expédition leur réussit mal. La guerre , cependant, continua par les intrigues du pape. Une bataille gagner, l'an 1^1 , par Barnime et ses neveux, sur Louis, lé détermina enfin a faire une paix désavantageuse, en renonçant au vasselage que ces ducs lui devaient. (Ibid-, p. 3x5.) On murmura de celle paix dans l'empire , dont elle diminuait les droits; aussi ne fut -elle point durable. Il s'en fit une plus solide , l'an 1 lit» , s La diète de Francfort , où les ducs de Poweraiiie se reconnurent vassaux de l'empire, et consentirent a la succession éventuelle de leurs états , en faveur de l'électeur de Brandebourg, {liid. , pag. 3SK.)

Le Brandebourg, l'an 1^8, fut troublé par un faux Woldemar Il , qui , avec l'appui et le secours de l'empereur Charles IV et d'autres princes , s'empara de plusieurs villes. C'était ua meunier , nommé Jacques Rebock. Il avait été quelque tems attaché au service du prince pour lequel il se donnait , et lui ressemblait parfaitement. Pour soutenir son imposture, il disait que le pape lui ayant imposé une pénitence pour avoir épouse sa proche paren'e , il s'était retiré dans une solitude , et avait fait enterrer un cadavre étranger sous son nom , afin de se dérober à toutes les recherches; mais, qu'ayant accompli sa pénitence, il devait rentrer dans ses droits. M. Pauli traite fort au long de cet imposteur , et prétend montrer que ce furent Itodolfe, duc de Saxe, les princes d'Anhalt et l'archevêque de Magdebourg , qui lui firent jouer ce rôle pour leurs propres intérêts {Ibid. pp. 3.Ho.-34>*). Quoi qu'il en soit, le margrave Louis se défendit avec valeur, malgré quelques échecs qu'il reçut, contre le prétendu Woldemar et ses partisans. L'an i35i, le 34 décembre, il cède a ses frères, Louis et Otton , pour eus et pour leurs enfants, a perpétuité , le margraviat de Brandebourg, ne se réservant que le droit de suffrage appartenant an Brandebourg, dans l'élection du roi des Romains, après quoi il partit du Brandebourg, au commencement de l'an i35a, pour aller gouverner son duché de la haute Bavière et le comté de Tyrol. Il mourut, au mois d'oclobre i3bi , à Munich , où ses cendres reposent encore. Il avait épousé, en i3aa, i a . Mai- Gt'EMTB, tille de Christophe II, roi de Danemarcs., morte sans enfants, l'an i34i ; a . Marguerite, surnommée Mauhtasch, en allemand , a cause de la difformité de sa bouche , fille et héritière de Henri, duc de Carinlhie et comte de Tyrol, dont il eut, en i344, un fils, nommé Mainard , marié a«c une princesse d'Autriche et mort sans enfants, en i3t>3, ce nui fit que sa mère céda, Tannée suivante, le Tyrol à la maison d'Autriche- (Pauli, ibid. , pag. 36g.)

LOUIS II, dit LE ROMAIN.

1 35a. Louis , dit le Romain , a cause de sa naissance qu'il avait prise, le 17 janvier i3a8, a Rome, reçut le a janvier i35a, l'hommage de ses sujets, pour lui, son frère Otton, et, leur lignée cessant , les descendants de Ixtuis le Vieux. La charte où ceci est énoncé, fut expédiée à Saluewedel. {Ibid. , pag. 359.) Louis, dans une grande partie de la même année, eut les armes a la main contre les partisans du faux Woldemar, dont l'archevêque de Magdebourg était le plus obstiné. L'empereur Charles IV, auquel, *a I exception du prélat, tous les autres étaient convenus de s'en rapporter , défendit , par un édit daté du mardi après la nativité de la Vierge , aux Bran de bourgeois, de reconnaître d'autres margraves que lui el son frère. Il travailla même, pour assurer l'effet de son édit, a Ictir réconciliation avec le saint siège sous l'anathcme duquel était

DtS M* RGTWVT.S DE BRANDEBOURG.

la maison de Bavière, depuis U déposition de l'empereur Louis V. Pour U procurer, le margrave Louis fit publier, en i353 , un pardon général pour tous ceux qui auraient suivi le taux Woldemar. Ilfit plus t le pape refusant de lever l'excommunication et l'interdit dont la Marche était frappée, a moins qu'on ne fh satisfaction a l'évêque de Lébus , il conclut un traité de paix avec ce prélat. Enfin les troubles doot le Brandebourg avait été si long-tenu agité, cessèrent entièrement , l'an i355 , par la paix que ménagea l'empereur entre les margraves et les maisons d'Anhalt et de Saxe-Witiemberg, comme aussi l'archevêque de Magdibourg, et par la retraite du fa

rçraviat en faveur de Wenceslas, fils , encore en bas âge, de. I empereur. Otton alla ensuite s'établir a Wolfstein , sur l'iser ,

'Woldemar. Ce dernier, pour sauver rbonneur de c ; l'avaient employé, renonça pleinement a ses prétentions sur 1 Brandebourg et délia les Bràndebourgeois de l'hommage qu'ils lui avaient fait. L'acte de cette renonciation fut expédié, l'an i3i>5, a Dessaa , dans la principauté d'Anhalt, où vraisemblablmwat ce tourbe mourut l'année suivante. (/Aid., pa£. 36a.)

Louis concourut, l'an i3S6, a la rédaction de la

bulle d'or, par laquelle fut introduit le droit de pritnogéniture dans les états électoraux , avec le suffrage attaché aux possesseurs du Brandebourg. La huitième voix y fut accordée à Louis. {IbiJ. , pag. 365.) Ilfit encore, l'année suivante, avec les ducs ■le Met kletibourg et ceux de Poméranie, une convention a laquelle plusieurs princes accédèrent. L'an i36o, Otton, dont le margrave Louis avait été jusqu'alors le tuteur, devint son corégeot. Libre, par-la, de s'éloigner de ses états, Louis alla se joindre aux chevaliers Teutoniques, pour taire U guerre aux Lithuaniens, dont ils firent le duc prisonnier.

Le margrave Louis le Romain termina ses tours, l'an t365, sans laisser d'enfants de ses deux iemmes, dont la première, nommée , à ce qu'il paraît , Cubkgohde , était fille de Casimir le Grand, roi de Pologne; la seconde, dite INGBBUJIGB, de la maison de Mecklenbourg , était déjà mariée en i35a.

OTTON V, dit LE FAINÉANT.

i365. Otto;* t après la mort de Louis te Romain , son frère, gouverna seul le margraviat de Brandebourg. Les deux frères , Tan i364 , avaient donné leur consentement au traité que l'empereur fit avec le marquis de M Unie , pour retirer de ses mains la Loaace, moyennant une somme d'argent déterminée, dont mille marcs furent d'abord comptés a Louis. Ils avaient, de plus , consenti que la Lusace fût donnée a titre de fief mouvant

delà

Bohême, par \\

, duc de Srhweidnitr

et de Jauer , se réservant le droit d'y rentrer après la mort de eelui-ci, en remboursant la même somme. Otton ne se trouvant point en état de faire ce retrait, donna, l'an i36tt, au roi de kotiâme, un reversai par lequel il déclarait avoir, a perpétuité, vendu a lui et a ses héritiers la basse Lusace, et promettait de lui livrer tous les litres concernant celte province ; après quoi , l'empereur permit au roi Wenceslas d'en prendre possession.

L'an 1370 , les ducs de Poméranie , voulant profiter de la faiblesse du gouvernement d'Otton , entrèrent a main armée dans ses étals. La guerre qu'ils lui firent dura deux ans , et fut terminée, l'an i37a, par la médiation du roi de Danemarck et 'le Frédéric, duc de Bavière-Landshut. Otton, piqué de n'avoir point été secouru par l'empereur , pensait a rompre le pacte de fait entre sa maison et celle de Luxembourg, et a les éuts a son neveu Frédéric, duc de Bavière, /«instruit de ce dessein , fondit tout-a-coop, l'an •3j3, avec une armée, dans la nouvelle Marche. Otton, sans défense, accepta sans hésiter, une conférence qui lui fut proposée , et dans laquelle il fut convenu qu'on lui laisserait , pour M -iT >e ' V^l™** places, avec le titre d'archicamérier et cent nulle florins une fois payés. En conséquence de cet arrangewpt, Otton, le a3 août 1373, donna sa démission du

près de Landshut , et passa, dans la débauche , le reste de ses |ours , qu'il finit, l'an 1376 , a Seclenthal , sans laisser de puslérité légitime. Il avait épousé, l'an i364, A.HBE, dite aussi Elisabeth, fille de l'empereur Charles IV.

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