DES ARCHEVÊQUES DE MACDEBOURG
enrichit ion église de plusieurs territoires dont il avait dépouillé le duc Henri te Lion. ( Pauli , pag. x^i . )
LUOOLPHE.
iiQ9. Ludolphe, né d'un paysan de Kroppensted, dans l'évêché d'Halbersladt , élevé dans l'école de Paris, où il fut reçu docteur, nommé à son retour en Allemagne, par l 'archevêque Wichman, ecolàlre, puis doyen de l'église de M.igde bourg , devint enfin le successeur de ce prélat , â Pexempl duquel il procura de grands avantages a son église. Les mar graves de Brandebourg , auxquels il se rendit agréable , lui donnèrent, en 1196, une grande partie de la vieille Marche , pour la tenir d'eus en fief. Après la mort de l'empereur Henri VI , il prit le parti de Philippe de Suabe contre Ollon son compétiteur à l'empire ; et, ayant joint ses troupes a celles du premier , il fil le dégât sur les terres du second , qui bientôt après, lui rendit la pareille. Le pape Innocent III élant alors déclaré pour Ollon, sut mauvais gré à Ludolph* de n'être pas entré dans ses vues. Mais le prélat Gi la paix avec le pontife avant sa mort , arrivée le ib avril i>o5. Il était si replet, que sa grosseur l'obligea d'aller toujours en voiture coulre l'usage du tenu. (Pauli, pag. 242.)
ALBERT II
tao5. Albert IT, comte de Hallermonde, entre Hanovre et Hamelen , prévdt du chapitre de Magdebourg, en fut élu pour archevêque par l'èvêque d'Halbersladt , et trois autres comprom'issaire* , nommés pour départager entre un grand nombre de prétendants qui avaient chacun des voix. Ce ne fui qu'au bout d'un an, qu'étant allé à Rome, il fut confirmé par lé pape , qui le sacra et Péleva au cardinalat. Engagé dans le parti du roi , Philippe de Suabe , il réconcilia ce prince avec Innocent 111, et Philippe élant mort en 1208, il fit sa paix avec Otton IV, qu'il accompagna , l'an 1209 , à Rome, où il fut couronné. Hais la bonne intelligence ne régna pas Jongleras entre eux. Dès l'année suivante , en qualité de légat du saint siège , en Allemagne . Albert promulgua la sentence de déposition, prononcée par le pape contre Ottoo, et l'an iara, à la diète de Mayence, il concourut à l'élection de Frédéric 11. Ces démarches attirèrent les armes d'Otton dans le diocèse de Magdebourg , où il fit le dégât dans les années iaia et iai5.
Deux foi* le prélat fut fait prisonnier dans le cours de ces hostilités , et deux fois promptement délivré par la valeur de ses troupe* qui forcèrent les places où il était renfermé. L'an iai6, il soumit a sa juridiction métropolitaine l'évéché de Gamin. L'archevêque Albert n'eut proprement de repos
3 u 'après la mort d'Otton , arrivée l'an 1218. L'empereur Frééric , partant, en iaa3, pour l'Italie, le nomma son vicaire en Sue, et l'année suivante, il voulut l'avoir en sa compagnie pour répéter ce voyage. Il assista , l'an t2a5, a la diète d'Aixla-Chapelle , où Ton résolut une nouvelle croisade pour la Terre-Sainte ; mais il eut la prudence de ne pas s'enrôler dans cette expédition. L'an lasu, il s'éleva une guerre entre le prrlat et les margraves de Brandebourg, Otton et Jean, au •ujet do chlteao de Walbeck , que ceux-ci avaient fait construire. Mais l'engagement qu'ils prirent de le faire raser, mit fin a la querelle. L'année de la mort d'Albert n'est point certaine. Quelques écrivains placent en ia34 cet événement ; d'autres le reculent en ia3a , après quoi l'on aperçoit plus de traces de son existence. Quoi qu il en soit, ce prélat emporta, dam le tombeau , ia réputation de l'un des plus importants
Crsonnages de son terns. Il avait commencé, l'an 1207, suivant Pauli, ou tau , selon M. Busching, a reconstruire son église cathédrale, qu'un incendie avait consumée. C'est ta même ' voit aujourd'hui , et dont le patron est saint