‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 162 sur 582 · VI. HENRI DE HOHENLOHE · texte numérisé non relu

VI. HENRI DE HOHENLOHE

1244* Le grand chapitre, assemblé a Venise, ne put s'accorder sur le choix d'un grand-maître , de sorte que les suffrages furent partagés entre Henri dk Hohemlohk et Loui» de QUEUE. Ce dernier étant mort quelques mois après, les chevaliers de la basse Allemagne donnèrent un autre compétiteur i Hohenlohe, dans la personne de Guillaume d'Urenbach. Mais cet antigrand-maîlre, à peine connu de nom, n'emp*cha pas Hohenlohe d'être reconnu en Prusse, en l.ivonie, en Allemagne, enfin par l'ordre entier, et même par l'empereur,

fiour seul et légitime grand-maître. Les anciens écrivains de 'ordre, voulant dérober le souvenir de ce schisme a la postérité, n'ont pas fait mention de Hohenlohe, ce qui a jeté une confusion étonnante dans l'histoire. Hartknoch , qui l'a jilace mal a propos entre Salta et Conrad, est le premier qui ait reconnu son existence avec quelque certitude; mais elle est démontrée aujourd'hui par tant de monuments authentiques , que cet auteur ne connaissait pas, qu'elle ne souffre plus d'objection , non plus que le rang que ce grand-maître doit occuper dans l'histoire. Le duc de Poméranie, qui n'avait juré la paix que pour avoir le tenu de se préparer a la rompre avec fruit, fait soulever de nouveau les apostats de la Prusse, et taille en pièces un détachement de quatre cents chevaux des Teutonique» , près du l«c Rcnsen. Les chevaliers , réduits aux plus grandes extrémités dans la ville de Cul m , en sortent avec une poignée de monde , pour attaquer l'armée du duc , tuent quinze cents poméraniens, et poursuivent les vaincus si chaudement , que la plupart se noient en voulant passer la Vistule a la nage. Celte perte oblige Suantopclck de renouveler la dernière paix ; mais ce fut pour la rompre une seconde fois. Le légat du saint siège fait prêcher la croisade contre le duc de Poméranie et les Prussiens ; les Teutonique» battent Suantopclck sous les murs de Srhwedt, et une autre fois en rase campagne. Ces deux victoires coûtent trois mille hommes aux ennemis. Nouvelles paix en 1246, par l'entremise du duc d'Autriche. Les T<u toniques bâtissent la forteresse de Christbourg. Le duc de Poméranie, rompant encore la paix , se ligue avec les Prussiens pour en faire le siège. Les chevaliers battent l'avant-garde des Prussiens, dont l'armée se disperse, et mettent en déroule celle de Poméranie. Le duc , qui avait failli d'être pris, demande encore la paix, qui fut faite au mois de novembre de l'an 1*48, P* r ' a médiation de Jacques Pantaléon, légat du saint siège. Le 7 de février de l'année suivante , le légat ménage un accord entre les chevaliers et les Prussiens , que ces derniers rompent aussitôt. Les Teutoniques , secourus par plusieurs prinres de l'empire, les forcent i la fin i rentrer dans l'obéissance ; et Suantopelck , qui avait encore essuyé une sanglante défaite, fut obligé de renouveler la pak, en ia53. avec des conditions très humiliantes pour lui; c'était la première fois qu'il l'a signait avec intention de la garder ; etle fut le terme d'une guerre cruelle , qui durait depuis treize ans. Les armes des chevaliers Teutoniques de Livonie avaient encore des succès plus brillants. Le maître provincial , André de Stuckland , oblige, par ses victoires, Mendog, grand-duc de Lithuanie, £ demander la paix, et lui persuade d'embrasser le Christianisme, promettant de lui faire accorder le titre de roi par le pape. Innocent IV, déférant aux instances du maître provincial et de Meudog, prend la Lithuanie aux droit et propriété de saint

avec sa

Pierre , l'érigé en royaume , et ordonne aux 1 et de Livonie , de sacrer Mendog , qui fut < femme, l'an i»5i. En Palestine, les chevaliers combattirent vaillamment sous les yeux de saint Louis, pendant la malheureuse expédition qu'il fit en Kgypte. Ce grand prince, les honorant d'une affection particulière, leur fit plusieurs dons, et ajouta quatre fleurs de lis à la croix du grand- maître, comme une marque perpétuelle de ses bontés. Cette concession est du ao août de l'an taSo. Il n'y a rien de certain sur l'épo

de la mort arriva en de

lu grand— maître Hohenlohe , qui , selon Pa

qui

[>oaue »auiï,

ia5-î. Ce prince fut inhumé dans l église du uheim, qu'il avait donné a l'ordre.

▼IL POPON D'OSTERNA.

ia53. Popom d'Ostesusa fut choisi pour être le successeur de Hohenlohe. L'an 13S4, Ottocare, roi de Rohéme, vint en Prusse , a la tête de quarante mille hommes , et battit les Sambiens, qu'il obligea de se soumettre a l'ordre. L'année suivante, les Teutons bâtirent Konigsberg, pour tenir les Sambiens lans la sujétion. Les chevaliers de Prusse et de Livonie, s¥tant réunis en taSo,, furent battus a Durbeo par les Lithuaniens, révoltés contre leur souverain. Cet événement fit naître l'idée aux Prussiens de secouer le joug. Mendog, que les Teutoniques avaient converti au Christianisme, et qu'ils avaient fait reconnaître pour roi de l.ithuanie par le pape, pensait, de son côté, a reprendre le culte des idoles, et fomentait sous main la révolta des Prussiens , qui écla tenus par Mendog , qu levèrent l'étendard d< Chrétiens qu'ils rencontrèrent; il n'y eut que les provinces dt Culm et de Pomésanie qui restèrent fidèles. L'an ia6i, Ut Teutoniques furent bal tus a Pokarwis. Les comtes de Julien et de la Marclr étant venus a leur secours l'année suivante , ils prirent leur revanche contre les Sambiens , auxquels ils tuèrent trois mille hommes. Pendant le siège de Konigsberg , qui dora très-long-tems , les Teutoniques firent des actions de valeur a jamais mémorables. Le grand-maître ne \it pas la fin de tant de maux, ayant abdiqué en ia6a, a cause de son grand âge, qui ne lui permettait plus de porter le poids d'un p~ ment si difficile.

a I année suivante. Les Prussie était i la tête de trente mille I la révolte, et massacrèrent

is , sou— ornm<»(, tous les

VIH. AN NON DE S ANGEI\SIIAt:SEN.

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laGa. Akson de Sakoershausen fut élu pour su Osterna. Les chevaliers de Konigsberg défirent trois fois les Sambiens, qu'ils forcèrent de rentrer sous le joug. Il n'en fut pas de même du reste de la Prusse. L'an is63, les Teutoniquej furent battus a Lobau , et obligés d'abandonner plusieurs forteresses qu'ils défendaient depuis trois ans. De nombreuses armées de lithuaniens el de samogites se joignirent aux rebelles pour ravager la Prusse ; ce qui rendit ce malheureux pays, pendant loug-teins, le théâtre de l'horreur et du carnage, us chevaliers, tantôt vainqueurs et tantôt vaincus, montrèrent toujours la même intrépidité, et finirent par remporter trois victoires si sanglantes sur les Prussiens, qu ils furent obligés, l'an 1373 , de rentrer dans l'obéissance. Annon de Sauge rshausen , prince d'un grand mérite , mourut le fj juillet de l'an 1374 , et fut inhumé a Marbourg.

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