IV. ANDRÉ DE STUCKLAND
ta5o. Apeine Stcckland avait pris possession de sa dignité, qu'une armée composée de lithuaniens, de samogites et de sémigalliens , vint fondre sur U Livonie. \jc maître provincial la défit complètement, et suivit les Samogites dans leur pays, où, rien ne put lui résister. De U, il revint dans la Sémigalle, qu'il
assuiétit a payer un tribut, et fondit ensuite sur la Lithuanie, où il terrassa tout ce qui osa se présenter devant lui. Le grandduc Mendog, craignant de manda une entrevue au maître
de paix. Sluckland lui répondit qu'il ne pouvait traiter avec un prince idolâtre ; mais que s'il voulait embrasser le Christianisme,
se voir dépouillé de ses états , de— provincial, et fil des propositions
oui
il ferait volontiers la paix ; et, pour tenter son ambition , il promit que , s'il se convertissait , il ferait ériger la Lithuanie en
ceppté
rêtre de l'ordre Teutonique, et ensuite bap-
fut instruit par un prêtre de l'ordre Teutonique, et ensuite baptisé avec toute, sa famille. Les succès de Stucktand avaient été bien rapides ; car on voit une bulle d'Innocent IV, du t6 juillet iaSi, par laquelle il prenait la Lithuanie aux droit et propriété de saint Pierre, et reconnaissait Mendog pour roi de Lithuanie. Ce prince fut sacré peu de lerns après par l'évéquc de Culm, en vertu du pouvoir que le pape lui avait donné par une autre bulle de la même date. L'an ia5a, Sluckland bâtit le château de Merael aux confins de la Prusse , apr^s quoi il força les habitants de l'île d'Oésel de renoncer à la pluralité des femmes , et renonça lui-même â sa dignité pour se retirer en Allemagne.