VII. JEAN IL
1386. Jeaw d£ Eecrtrr fut le successeur de Lunen. L'an 1183, la noblesse de l'archevêché ayant conçu quelque soupçon contre ce prélat, le retint prisonnier jusqu'à ce qu'il se fût justifié. Les divisions entre les chevaliers Teutoniques et le clergé de la Livonie , commencèrent à se manifester du tenu de cet arue , qui obi igea Bernard , évéque de Dernt , de rompre un arxora qu'il avait fait avec le maître provincial , et fit un traité <1 alliance avec les Païens de la Lithuanie contre l'ordre Teu-
1294. Jean , fils de Guozelin III , comte de Schwerin , et de Marguerite, princesse de Mecklenbourg, fut le successeur de
'.ivonie ayant voulu ne fit que hlter la igmenler l'animosité qui existait déjà entre l'ordre et le clergé. L'an 1397, la guerre civile éclata avec une fureur sans exemple. Le maître provincial de Livonie se saisit de la personne de l'archevêque , et celui-ci (it un traité contre l'ordre avec le grand-duc de Lithuanie. On se battit neuf fois en dix huit mois. Les habitants de Kiea, qui soutenaient le parti de l'archevêque, eurent le dessous dans les sept premiers combats; mais ceux-ci ayant été secondés puissamment par Vithenès , grand-duc de Lithuanie , les Teutoniques furent battus le i er . juin de l'an 1398, et perdirent quinze cents hommes avec leur maître provincial et beaucoup de chevaliers. Le 13 du même mois, le chapitre de Riga conclut un traité avec Eric, roi de Danemarck, ei lui abandonna, pour en obtenir du secours , ce qu'il possédait dans la Sémigalle et d'autres districts considérables. Le 39 du même mois, les habitants de Riga et les Lithuaniens, occupés a faire le siège de Neumuhl, furent défaits complètement par les chevaliers Teutoniques, et perdirent plus de quatre raille hommes. Aussitôt que l'archevêque Jean fut sorti de prison , il se rendit à Rome, où il parait qu'il était mandé par le pape. Il mourut, suivant quelques éenvans, en 1399; et selon d'autres, en i3oo, opinion qui est bien plus probable que la première.