XXII. JEAN VII
Les
chanoines de Riga postulèrent Henri , comte de Schwarabourg, et lui envoyèrent une députation pour le prier d'accepter l'archevêché ; mais le comte . qui connaissait les difficultés qui agitaient la Livonie depuis long-tems , demanda du tems pour délibérer. I es chevaliers Teutoniques, de leur coté, jetèrent les yeux sur Michel IIildebkand, chanoine de l'église de Revel et natif de la même ville, et l'envoyèrent a Rome. Le pape, ayant égard aux recommandations de l'ordre et de plusieurs princes qui lui avaient écrit , nomma Michel archevêque de Riga, le 4 juin* et le manda au chapitre. Dans ce bref, le pape Sixte IV dit , en termes exprès, que le chapitre de Riga était de l'ordre Teutonique; ainsi tous les efforts que le défunt archevêque et les chanoines avaient faits pour s'en soustraire avaient été inutiles. Le nouvel archevêque, ayant fait son entrée a Riga «n habit de l'ordre , se rendit suspect aux habitants , qui s'étaient brouillés avec les chevaliers. L'an 149a, l'archevêque fit un accommodement avec la ville de Riga. Michel se trouva a l'armée le 7 septembre i5oi , et suivit partout le maître de Livonie, qui défit complètement une armée de quarante mille russes. I.e S avril i5o8, le pape Jules 11 assura le droit d'élection au chapitre de Riga, conformément aux concordats germaniques, a condition que l'élu se fasse confirmer a Rome. L'archevêque Michel mourut le 5 février i5cki, et fut inhume 4 Riga. Jusqu'au tems de cet archevêque , les chanoines de Riga avaient toujours vécu en commun ; ce fut lui qui divisa les biens du chapitre ; mais on n'en sait pas l'époque précise.
XXL JASPAR, 00 GASPARD.
1809. Les chanoines de Riga élurent, (c x8 février, Jaspa a
où l'on dévasta iques , comme
i5a4- Les chanoines de Riga élurent Jkak Blawkekfeid, évêque de Derpt et de Revel : il quitta ce dernier siège , et I conserva celui de Derpt avec l'arcnevêché. La ville de Riga ' n'ayant pas voulu ouvrir ses portes à l'archevêque , il se rendit a Kokennausrn . d'où il chassa plusieurs luthériens qui dogmatisaient. L'an i5i5, les Luthériens dévastèrent les églises de Riga ; mêmes désordres â Derpt et & Revel, où les églises grecques aussi bien que celles des Catholic on avait fait à Riga. Albert de Brandebourg, qui venait récemment d'abandonner la religion catholique et la grande-maîtrise de l'ordre Teutonique , pour devenir duc héréditaire de Prusse, sollicita en vain la coadjutnreric de l'archevêché de Riga, pour son frère Guillaume de Brandebourg, chanoine de Mayenceetde Cologne. L'archevêque ayant été accusé d'entretenir des intelligences avec les Russes pour les armer contre les Luthériens, la noblesse de l'évêché de Derpt s'empara deses châteaux , et celle de l'archevêché de Riga se saisit Je s* personne, le 22 décembre i5a5. Guillaume de Brandebourg, qui était en Livonie, commença a vouloir se mêler de affaires de l'archevêché , quoiqu'il ne fût pas encore coadjuteur. Le sa jnin iSafi, on tira ('archevêque du château de Ronneboure; il se rendit â l'assemblée des états â Wolmar, où il tâcha de s'excuser , et se soumit avec tous ses évéques au maître de Livonie. L'archevêque , qui avait déjà eu recours à la protection de la Pologne, partit aussitôt , selon les uns pour aller trouver l'empereur â Madrid , et selon d'autres , pour aller à Rome , ce qui est plus vraisemblable ; mais il mourut en chemin. Le zèle de cet archevêque pour le maintien de la religion catholique, fait son éloge , et lui attira la haine des Luthériens. Avant de quitter la Livonie, Jean de Blankenfeld avait conseillé aux chanoines de Riga, de lui donner pour successeur Georges de Brunswick , grand-prévôt de Cologne , s'il venait â mourir peadant son voyage.