DES DUCS DE CARINTHIK ET DES COMTES DE TYROL
terni , aux archiducs , le droit de créer des comtes , de*
nobles, d établir des Depuis ce teins , l'arc
;s péages , d'imposer des tailles , elt.
:hiduc d'Autriche est devenu la première personne de l'empire après l'empereur, auquel il nr se croit pas inférieur ; quoique , comme membre de l'empire , il reçoive de lui I investiture. L'empereur est même obligé de venir faire celle cérémonie sur les limites de l'Autriche , et l'archiduc le reçoit a cheval , vêtu à la royale , le bâton de commandement a la main , et sur la iStc une couronne ducale rehaussée de fleurons, fermée d'un bonnet a deux pointes affrontées, et surmontées d'une croix semLlable à celle de la couronne impériale. L'an 1 457, après la mort de Ladislas le Posthume , Frédéric veut s'emparer seul de l'Autriche. Son frère Albert, et Sigismond , son cousin, comte de Tyrol , s'opposent a cette usurpation et l'obligent a partager avec eux la succession de leur parent. Mais Albert, aussi avide qu'il était prodigue, veut, a son tour, avoir tout l'arcbiducné, et prend les armes pour dépouiller l'empereur de la part qui lui était échue. T.a guerre entre les deux frères dura l'espace de six ans , et presque toujours i l'avantage d'Albert , Itquel , en i463 , vint mettre le siège devant Vienne, pour achever la conquête de toute l'Autriche inférieure. Mais Georges Podiéhrad , roi de Bohême , étant venu au secours de l'empereur, délivra la place, après avoir obligé, par sa seule présence, les assiégeants a se retirer. Albert, s'éiant réconcilié avec son frère , mourut d'apoplexie en cette ville , le 3 décembre de la même année , sans laisser d'enfants de Matbildk, fille de Louis III, électeur palatin, qu'il avait épousée en i44-> , après la morl , dit-on , d'un premier mari dont nous ne trouvons ni le nom ni le titre. Cette princesse, étant retournée dans le Palatinat, mourut à Heidelberg, l'an 1483 , et fut enterrée a Tubingen , dans l'église de Saint - Georges. L'archiduc Albert le fut a Saint-Etienne de Vienne. ^ Frédéric, l'an 1477 , se vit encore sur le point de perdre l'Autriche, que Mathias, roi de Hongrie, avec lequel il s'était brouillé , parcourut en conquérant jusqu'aux confins de h Ravière. et que Frédéric ne sauva que par un traité de paix ignominieux. Il la perdit effectivement, en i4&>, par là nouvelle conquête qu'en fit le même souverain . qui la conserva jusqu'à sa mort, arrivée l'an 1490- Alors Frédéric, qu'il avait obligé Je mener une vie errante pendant cinq ans, revint dans Vienne, oi son vainqueur avait terminé ses jours, et fit rentrer l'Autriche sous son obéissance , avec d'autant plus de facilité , qu'il n'avait plus d'ennemi qui lui en disputât la propriété. ( Vojei Mathias, roi de Hongrie.)
Frédéric enfin termina sa longue et peu glorieuse carrière a Linti, en Autriche, le 19 août i4g3, a l'âge de soixante-dixnuit ans , et fut enterré à Vienne, dans le tombeau de ses ancêtres. Il avait épousé, le 18 mars i45a, EléONORE, fille d'Edouard, roi de Portugal ( morte le i". septembre 1467, et enterrée a Neustadt) , dont il laissa un fils, qui suit; et Cunégonde, mariée, en 1488, avec Albert le Sage, duc de Bavière. ( Voy. Frédéric III , empereur. )