CHARLES-EMMANUEL-FERDINAND
780- ClisnLES— ËMMANUlL-FEnDlttAtiD , prince de Carignan, né le a4 octohr - 1770, mort le 16 août 1800, avait épou>é, le 3+ octobre 1707 MAHiï-CilnisTiHE-AliSaTlJlE , née le 7 novembre 1779, tille deCharles, duc de Curlande , prince royal de Pologne et de Saxe. De ce mariage sont issu* :
i*. Charles-Emmanuel- Albert, qui suit:
a°. Marie-FI sabeib-FrançoiK . née le 1 3 avril 1800.
C II A R L fcS-EM M A N U K L- A I.B E RT.
800. CbaSLES-Emmasi'EL-Albert . dur -ie Savoie-Carignnn , né le a octobre 1798, .iccuropagna le roi dr Sardaigne. le duc cl la du» heste de Modère dan> lis vuyage» nu >c> princes tirent a Gène», au loi:, d avril 1816. H a épousé, le jo i-plemb e 1817, M vML-TilE- «ESE-KaANÇoiil-Josti'HE , arrliidcc liesse d'Autriche, bile de Ferde Toscane, née le ai mars 1801,
iCG
fille de Gaston, duc d'Orléans, morte le 14 janvier 1664 ; a', le 11 mai io65 , Marie-Jeanne de Savoie, lille de Charles - Aroédée , duc de Nemours et d'Aumale ( morte le aS mars 1724 ), dont il eut Viclor-Amcdéc , qui suit.
VICTOR- AMÉDÉE II, «01 de Saïidaigsb.
CHRONOLOGIE HISTORIQUE
II, né le 14 mai 1GG6, succède, au duc Charles-Emmanuel , sou
lfi-5. VlCTOn-AMEDEE
sous la régence de sa mèr ,
père. L'an lOtHj, à la sollicitation de Louis XIV , il entreprend de chasser des vallées de Luzerne, Angrone , etc., les Vauduis, communément appelés Barbets ; cuti éprise qui ne s'exécuta qu'avec beaucoup de peines et qu'après Lieu du sang répandu. L'an 1600 , le duc traite, a Milan, contre la France , avec l'Espagne , le 3 juin , et le lendemain avec l'empereur. La Erancc n'apprend pas plutôt qu'il s'est ligué contre elle , que la Savoie lui est enlevée par le général Saint-Rulh. Le 18 août de la même année, il est battu à Staffarde par M. de Catinat, qui, le lendemain , se rend maître de Saluées , et ensuite de plusieurs places de Piémont. Le 30 octobre, traité signé à la Haye par les plénipotentiaires du duc avec les Provinces-Unies, en
avec I ncrol
vertu duquel il rétablit les Yaudois dans tous leurs biens, et leur accorde le libre exercice de leur culte, de même qu'à tout autre de ses sujets qui voudra se retirer et s'établir dans les vallées des Vaudois. L'an iG )î, le duc de Savoie entre dans le Dauphiné, prend Gap et Embrun, et se retire presque aussitôt , emportant pour toute dépouille les cloches de ces deux villes. L'année suivante, le 4 octobre, il perd la bataille delà Marsaille contre M. de Câlinai, qui lui tue huit mille hommes, enlève toute son artillerie et cent six drapeaux ou étendards. L'an il'/', il fa't «a paix particulière , le ai) août France, qui lui rend toutes ses places, et même 1 qu'elle gaidait depuis soixante-huit ans. Marie-Adélaïde, sa lille aînée , épouse, le 7 décembre 1637, Louis, duc de Bourgogne. ( C'était la quinzième alliance directe que la maison de Savoie contractait avec celle de France. ) L'an 1701 il reconnaît le duc d'Anjou pour roi d Esnagne , et conclut le mariage «le Louise- Gabriclle, sa seconde fille, avec ce prince , qui I e^ pensa, p.<r procureur, le 11 septembre de la même année. Ne-mou: généralissime des deux couronnes de rranec et d Espjgne, en Italie, il prend des engagements secrets, dans le anime tems , aver la maison d'Autriche , et n'en combat pas avec moins de valeur contre les Impériaux en différentes rencontres. Ce manège dure l'espace d'environ trois ans. L« duc, à la fin, se déclare ouvertement contre le roi d'Espagne, son cendre, en i7«3, et fait, le 25 octobre, son traité avec la cour de Vienne , qui lui assure le M out ferrât Manlouan. La Savoie lui est enlevée, l'année suivante, par le duc de la Eeuillade. Celte perte est suivie de celle de presque tout le Piémont. L'an 170G , le 4 juin , Turin est assiégé par le duc de la Fcuillade. Mais , le 7 septembre , l'armée d'observation , commandée par le duc d'Orléans cl le maréchal de Marsin , est lui tue par le duc de Savoie et le piince Eugène. Celte victoire non-seulement délivra Turin , mais rendit au duc toutes ses places de Piémont (J'oy. Louis XIV, drpuis 1701 jutqu'eu 17 to). L'an 1708, l'empereur Joseph donne. & Victor- Amédée le Juche de Montserrat »•» préjudice des droits qu'y avaient le duc de Lorraine, du chef de son aïeule Eléonore de Gonzague, et Henriette,
Ï>rincesse de Coudé, du chef de sa mère Anne de Gonugue, <mme d'Edouard, prince palatin du Rhin. L'an 1713, a la pais d'Utrecht, Victor- Amédte obtient la restitution de la Savoie avec le comté de Nice, en cédant a la France la vallée de Barcelonnetie. I-a France et l'Espagne lui assurent , par le même traité, la jouissance de tout ce que l'empereur lui avait céjé par le traité de t;o3. La France le reconnaît de plus, lui et ses descendants, pour légitimes héritiers de la couronne d'Espagne , au défaut Je postérité du roi Philippe V. L'Espagne enfin lui cède le royaume Je Sicile avec ses depcuJaucej. Lt
34 décembre de la même année, le duc et son épouse sont sacrés et couronnes roi cl reine de Sicile dans Païenne , par l'archevêque de celte ville. Ils ne jouirent pas long tems de cette couronne. L'an 1718, une flotte espagnole, partie d l'île de Sardaigne, arrive , le 3o juin , devant Palerme , dont elle s'empare le même jour, et y fait proclamer roi Philippe V. (Muratori.) Toute l'Europe fut étonnée de cette invasion, faite en tems de paix; et le duc de Savoie plus que tout autre, vu qu'il était en négociation avec l'Espagne, pour l'aider à laire la conquête du Milanez, qu'Albéroui , premier ministre de cette couronne , offrait de lui céder en écliange de la Sicile. L'an 1720 , en conséquence de l'accession du roi d'Espagne et du duc de Savoie au traité de la quadruple alliance , conclu ie a août 1718, le 18 du même mois, les Impériaux remettent l'île et le royaume de la Sardaigne au duc de Savoie , pour le dédommager de La perte de la Sicile. L'an 17^0, le a sertembre , Vietor-Amédée abdique la couronne en faveur Je Charles-Emmanuel , son fils. Il prend le nom de comte de Tcnde, se relire, le 4» au château de Moncalier, et épouse, peu après, la comtesse douairière de Saint-Sebastien, qu'il aimait depuis long-tems , et qui prit alors le nom de comtesse de Somenve. L'année suivante, sollicité, à ce qu'on prétend, par sou épouse , qui voulait gouverner sous son nom, il tente de remonter sur le trône. Le roi de Sardaigue , son 61s , par l'avis de son conseil, et contre son inclination, le fait arrêter, la nuit du 28 au septembre , au chûleau de Moncalier, d'où il fut conduit a celui de Rivoli, puis au fort de la Brunète, et enGn ramené à Moncalier, où il mourut, le 3i octobre 1733 , comblé de tous les éloges qui sont dus a la valeur et à t art de gouverner. ( Chazot , Muratori. ) Son corps fut inlinnc a la Superga, église bâtie par lui- mime, sur la colline Je Turin , à une lieue et demie de la ville, pour la sépulture df sa famille. H avait épousé, en premières noces, le 10 avnl 1GS4 , Asne-Mame d'Oblèaks , morte, à Turin, le 26 aoit 1728, après lui avoir donné, outre les deux filles dont on a parlé ci-dessus, Victor-Amédée- Joseph-Philippe , mort a sri« ans , le 33 mars iji5 ; et Charles-Emmanuel, qui suit. {Vm: le pape C lément XI , sur Us démêlés de Vietor-Amédée «orc/a euur de Rome , touchant la monarchie de S cile )