JEAN-JACQUES
t4i8. Jean-Jacques, quai iGé marquis d'Aquasana, du vi vint de Théodore II , son père, lui succéda au marquisat de Alonifcrrat , avec Jevnne, fille d'Amédée VII, duc de Sa voie, qu'il avait épousée en i4n. L'an i4a5, après a»oir vicu jusqu'alors en bonne intelligence avec Philippe- Mai ie, duc de Milan, il en l radins la cou fédérai ion que firent contre lui les Florentins avec Alfonse , roi de Naples, le duc de Savoie et la république de Venise. Mais Philippe-Marie trouva le moyen d'en détacher, l'année suivante, le duc de Savoie, en promenant d'épouser Marie, sa fille, avec le Vcrceillois pour ta dut. Celte défection affaiblit le parti des confédérés, et donna ouverture à des négociai tons pour la paix.
Le marquis Jean-Jacques a'etant ligué de nouveau avec les Vénitiens et les florentins, contre le duc de Miln. celui ci envoya, l'an i43i, dans le Monlferrat, son général François Sforce, ou, selon d'autres, Picciniuo, qui fit de si grandes conquêtes dans le Monlferrat, qu'il mil le marquis presque eu chemise, suivant l'expression de Muralori , ne lui ayant laisse qur Casai et quelques autres lieux aux environs , qu'on l'obligea même, pour obtenir la paix, de remettre entre les mains du dur de Savoie. Dans celte extrémité, Jean-Jacques prit le parti de se retirer a Venise pour y vivre aux dépens de la seigneurie. Il y resta jusqu'à la paix que le duc de Milan fit avec Venise et ««confédéré», par ta médiation du marquis d'Est et du marquis de Saluées. Mais il eut bien de la peine à se faire comprendre dans le traité du 36 avril i433, portant que les parties belligérantes se restitueraient toutes les terres qu'elles s'élaicnl prise* respectivement dans le cours de la guerre. Le duc de Savoie ne se pressa pas néanmoins de se dessaisir de celles de Monlferrat, qu'il avait en dépôt. Avant de les rendre, il exi~ p/nt que le marquis lui fît cession de tout ce qu'il avait auoeli du PA et de la Doria, c'est -a dire de Clmas, Settimo, Aréglio et Brandis , sous la promesse que le duc faisait de les redonner en fief au fils atné du marquis. Il fallut enfin en venir la; et ce qu'il y a de singulier, ce fut ce même duc de Milan, Hii lippe-Marie , contre lequel il s'était confédéré, qui fut le
médiateorde l'accommodement, dont le Irailé fut signé, de janvier 1*35 , par les plénipotentiaires des parties à Turin. L'an 1445 , je marquis Jean-Jacques finit ses jours, le 1 a mars, » Casai, qu'il avait choisi pour le lieu de sa résidence, et fut enterré aux Cordrliers de celte ville. Sa femme lui survécut juiqu'en i4bo. Il laissa d'elle quatre fils et deux filles. 1-es nu sont t Jean, qui suit; Guillaume, qui viendra ensuite ; Boniface , successeur de Guillaume ; et Théodore , cardinal '0 1464, mort le ai janvier 14*1. Les filles : Aimée, femme de Jean III , roi de Chypre; et Isabelle, mariée a Louis, surquis de Saluces.