‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 351 sur 582 · PIERRE-LOUIS FARNÈSE · texte numérisé non relu

PIERRE-LOUIS FARNÈSE

FREMIEn DUC DE PAHME ET DE PLAISASCE.

PlERRE- Paul III ,

Parme et de

e le duc de perpétuité. Mais il ignale, nui Quint, oui avait nd , roi des rain de Milan , do

Louis Fabsesr, duc de Castro, reçut du pape son père , le 12 août 1 5+5, l'investiture des états de Plaisance , pour lui et ses descendants mâles , a 1 ne put obtenir celle de l'empereur Charlesdroit de la conférer comme seigneur souvedont Parme et Plaisance étaient , comme on l'a vu, d'anciennes dépendances. Toutefois, il se maintint par la protection et la fermeté du pape, son père. La conduite Qu'il tint dans ses nouveaux états, lui aliéna bientôt lés cœurs de tous ses sujets. Les mœurs les plus licencieuses et des excès de toute espèce signalèrent son gouvernement. Animé de celte jalousie qui dévore ordinairement les petits souverains, il eut recours à toutes les ressources de cruauté et de perfidie pour abaisser et exterminer la noblesse soumise à sa domination. Par ressentiment contre l'empereur, il persécuta son favori, Ferrante de Gonzague, gouverneur de Milan, et entra dans la conjuration de Jean-I.ouis, comte de Ficsquc , contre André Doria, l'homme de confiance de Charles. La vengeance divine ne tarda pas d'éclater sur une t^te aussi coupable. Les comtes Jean-Francois-Anguisciola, Augustin Lindi , les marquis Jean* Louis Gonfalonieri, Jérôme et Alexandre Palavicini , formèrent contre lui une conspiration, a laquelle l'empereur» sollicité par Ferrante de Gonzague, donna en secret les mains, mais à condition qu'on épargnerait la vie du duc, et qu'on remettrait aux troupes impériales la ville de Plaisance. Le 10 septembre i547, Pierre -Louis étant dans la vieille citadelle de celte ville, tandis que Jérôme Palavicini attroupe le peuple dans une église , et que Gonfalonieri amuse, dans l'intérieur du palais, la garde allemande, Landi s'empare de la porte principale; Anguisciola, avec un autre conjuré, entre dans la chambre du duc, qui élau seul , et l'ayant poignardé, ils jettent vin corps par les fenêtres. Gonfalonieri ouvre ensuite les portes de la ville aux troupes de l'empereur, qui attendaient l'événement dans le voisinage. Ferrante de Gonzague arriva bientôt après de Lodi, 4 la tête d'un gros corps de cavalerie, pour

prendre possession de la ville. Il fit inhumer le corps de Pierre- J-ouis, nui, dépouillé par le peuple, avait été exposé a toutes sortes d'iusulles. (Bonav. d'Angeli, pp. 533 et teif<f.) Fendant la courte durée de sa régence , il avait fait commencer la nouvelle citadelle de Plaisance qui sert encore de boulevard a l'état de Parme, du côté de la Lombardie. D'Hilrom YME Obsini, son épouse , fille de Louis , comte de Petigliano , Piprre— Louis laissa trois fils et une fille. Les fils sont , Alexandre , mort cardinal en «58g (fondateur de l'église du grand Jésus et du palais Farnèse, deux merveille» de Home) ; Octave , qui suit ; Ranuce , cardinal, archevêque de Naplrs, célébré par les plus savantes plumes de son tems ; la fille, nommée Victoire, épousa le duc d'Crbin , Gui Ubald II. Le duc Pierre-Louis eut de plus un 61s naturel , nommé Horace , qui s'arrogea le titre de duc de Castro (état qu'il ne posséda jamais), et fut tué, l'an i553, au siège d'Hesdin. Horace avait épousé Diane d'Angouléme, fille naturelle de Henri 11, roi de France.

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