DON CARLOS
1731. Dow CARLOS, infant d'Espagne, néle ao janvier 1716, du roi Philippe V et d'Elisabeth Farnèse , se porta pour héritier de Parme et de Plaisance , en vertu du traité de la Quadruple alliance et d'un autre, conclu, le 3o avril 172b , à Vienne, entre l'empereur Charles VI et le roi d'Espagne. La princesse Dorothée, veuve du duc François , prit possession , au nom de don Carlos , de ces duchés, le ao. décembre 17'ii , entre les mains du comte Stampa , plénipotentiaire de l'empereur, qui lui fit livrer les clefs de la capitale, et ordonna aux troupes impériales de se retirer le 3o du même mois. Jacques Oddi , commissaire du pape , fit sa protestation publiquement , pour mettre en sûreté les droits du saint siège. Celte protestation se renouvelle encore tous les ans, le af} juin (1), la cour de Rome s 'étant obtinée jusqu'à nos jours (17N7), a ne point vouloir reconnaître l'infant pour duc de Parme , et se contentant de lui donner le tilre de grand-prieur de Castille. L'an 173» , l'infant don Carlos (a) lait son enlrée à Florence, le g mars ; à Parme, le 9 octobre ; et a Plaisance , le a > du même mois. Ce prince , avant conquis le royaume de Naples, au mois d'août 1734, donna , le 5 janvier 1 7.-47 , sa renonciation aux duchés de Parme
e l'église , il ne pouvait en disposer sans l'agrément du pape ,
dont il avait arboré l'étendard. Pour plus grande sûreté, il fil venir des troupes papales, pour s'établir en garnison dans les villes de son duché. Celte précaution n'empêcha pas néanmoins les Impériaux de s'emparer de Borgo-San-Donnino , et de quelques autres places du Parmesan. L'an 1718, la quadruple alliance, par l'article 5 du premier chapitre de son traité, dé-
(1) Toute» le» année*, le a8 juin, dit M. de la Lalaude {loytife d'Italie . tome 1, page 4-»**)> avant que le connétable du rovaume de Naples présente la haquenée au saint pere , le procureur fiscal de la chambre ( Fiscale délia Caméra ) va faire au V atifan deux proteata-
| lions; l'une, pour les tribut» dus au saint siège par le royaume de Naples; l'autre, pour le duché de Parme et de Plaisance. (Les choses,
t a cri égard , ont change depuis 1788 )
(a) Pour erîter la rértamaiioo d'une infinité de maisons qui avaient des prétentions de droit , tant sur les fiels qoe sur les allodiaux du duché de l'arme, don Cai los, en 1734. en fit Iran porter tous les litres à Na..!rj, cii ils sont restés jusqu'en l'année 1788, que l'infant acti
don Ferdinand en a obtenu du roi de Naples la majeure partie.
rt de Plaisance, couronnement au traité du 3o avril 17»$ ; mais en y ajoutant la clause de ne point poursuivre la désincaméralion de Castro et de Roncigliooe, pour Laquelle il avait fait des mouvements en i;32. En conséquence, le duc de Monlemar fait évacuer , a ses troupes , les places qu'elles occupaient, et les fait embarquer et partir pour l'Espagne, le q février suivant. L'an 17^8, traité de Vienne, du 10 novembre,
par un des articles duquel on abandonne au pape, a perpétuité, te duché de Castro et te comté de Rouciglione. L'an 1748 , par le traité de paix, signé le 18 octobre, ï Aix-la-< bapelle, les duchés de Parme , de Plaisance et de Guastalle, sont cédés, par la reine de Hongrie, a don Philippe, infant d'Espagne, pour lui et ses héritiers miles, avec la clause de réversion , au défaut de postérité masculine , comme aussi, dans le cas où ce prince
rrviendrait au trône des deux Siciles , ou a celui d'Espagne. Voy. Louis XV, nu de France* et don Carlos, roi de NapU*. )
DON PHILIPPE
né le i5
1749. Dow Philippe , infant d'Fspagne , du roi Philippe V et d'Elisabeth Farnèse, arrive à Parme, le 7 mars 1749 , et prend possession de celte capitale et de ses nouvaux états. Il était marié , depuis le at> août 1738 , avec Lovisk-Ellsabeth, fille de Louis XV, roi de France. L'an 17S9, cette princesse meurt à Versailles , de la pelite vérole, le 6 décembre. Le même genre de maladie trancha les jours de son époux, le 18 juillet 1765 , dans la ville d'Alexandrie , où il en fut attaqué. °De son mariage, il eut un fils, qui suit, et deux filles, Isabelle, née le Hi décembre 1741, mariée, le 6 oc tobre 17U0, à l'archiduc Joseph (aujourd'hui (17K7) empereur), morte le a5 novembre 1 763 ; et Louise-Marie-Thérèse , née le 9 décembre 1751 , et mariée, le 4 septembre 1705, à Charles, prince des Asturies , depuis roi d'Espagne. On a vu , i l'articl de Louis XV, et dans celui de Philipe V, roi d'Espagne, les
Îireuves que don Philippe donna de sa valeur en Savoie , dans es années 1744» '74^ et 1746. Ce prince fit le bonheur de ses sujets par sa bienfaisance , et marcha , en tout, sur les traces de son auguste frère, qu'il remplaçait. Sou règne est surtout remarquable par les réformes qu'il fil dans les affaires ecclésiastiques. L'an 1764, il donna un édit par lequel, a commencer du aS octobre de cette année, il était défendu, sous des peines graves, de faire , en fondations pieuses, des legs qui passassent la valeur de trois cents écus de Panne ; enjoint par le même édit , à tous ceux qui veulent faire des vœux monastiques , de renoncer! tout droit de succession. L'an 1765, autre édit du i3 janvier, portant que tous les biens, qui, des mains des laïques, avaient passé en celles des ecclésiastiques, seraient soumis aux mêmes impositions qu'ils payaient auparavant.