‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 392 sur 582 · PIO · texte numérisé non relu

PIO

1608. Pio , second fils de Pnmponio Torelli , succède a son

S ère dans le comté de Montechiarugolo et de Coënzo, en vertu e la renonciation de Paul, son aîné, depuis archevêque de Rosano , et de la primogcniture, que le duc Octave avait établie en sa faveur, le 9 avril. 1S77 , par laquelle le fief et lis allodiaux de Monte' hiarugolo réunis, se trouvaient substituas pour toujours dans sa ligne directe, et , a son extinction , dans celle de ses autres frères et de leurs descendants jusqu'à l'infini. Cette vue sage du comte Pomponio semblait devoir conserver à jamais la richesse et la splendeur de sa maison, l.e duc Kanuce 11 avait confirmé cette disposition , par lettres-patentes du 9 novembre i5o,+ ; mais il n en laissa pas jouir Pio longtems, et quatre ans après, il lui fit trancher la tfte, ainsi qu'au comte Masi , son beau-frère , et a cinq autres grands vassaux , les plus riches de ses états, sous prétexte qu ils étaient entres dans une conspiration tramée contre lui ( Voy. ces détails à la note qui se trouve au bas de l'article de ftanuce I , ; ducs de Parme et de Plaisance.")

Pomponio semblait avoir prévu ce malheur , et dans s tameni , il avait déclaré que celui de tes descendants , seur du comti d* Mon/echiarugolo, oui se sera te fait ou l'intention de antique rébellion enfers le suieraut, se trouverait alors déchu duditjief, oui passerait dès l'itutant même, au fière le plus proche du coupable On n'eut aucun égard , ni a col te disposition , ni aux services rendus par ce grand homme, ni à l'innocence des frères du comte Pio. Le duc de Parme confisqua les comtés de Montechiarugolo et de Coc'nio , avec toutes leurs dépendances , les déclarant a jamais réunis a la chambre du domaine ducal, a laquelle ils sont restés affectés depuis ce lems. C'est ainsi que cette infortunée maison fut dépouillé* du dernier de ses fiefs.

Le crime de Pio fut de posséder de grands biens, et de faire ombrage , par son nom et ses alliances. Arrêté , le 10 novembre îGti , dans l'antichambre du duc , par le comte Galéas Scotti , après être resté six mois neuf jours en prison , il lut conduil, le 19 mai 1613, à IVi-hafaud , et décapité au son de la cloche. Sa tête resta attachée aux murs du palais, et son corps fut reçu et enseveli à la chapelle de Saint-Jean des Décollés de Parme.

Le duc , par réflexion , voulut s'emparer d'Adiiano, souche

»gne à la cour de Rus

•c l'Aigle-Noir et de Sai tembre 1764, proclamé suivant. ( Voy. «on articl

e, grand-panne lier de Lilhuanie, chevalier nt- André ; il fut élu roi de Pologne le 6 seple lendemain, et couronné le a5 novembre ! a la Chronologie des ducs et roit de Pologne. )

En faisant mention des branches i sues des comte» de Guaslalle et de Montechiarugolo, depuis le moment qu'elles ont perdu ces fiefs, nou, nous sommes écartes de la règle générale que nous nous élions prescrite pour les grands feudalaires; mais nous avons cru devoir faire celte exrcption pour une maison souveraine . aussi intéressante par ses malheurs que célèbre par son origine, par la quantité de grands liommes qu'elle a produits, et dont l'histoire est peu connue en France; et noua avons cru que nos lecteurs nous en sauraient jre. vrage» furent impri

(1) Délie qualita del conte Pomponio Torelli non dirb allro . poiehè saprle tutli, coin egli sia privilegiato di persona, d'asprtto, di leggiadria, e di manière, che lo rendono riguardevole al mondo ptr uno de' più bclli et più graliosi cavalier! dcll' Europa. Ma quesli sono beni del corpo, et béni se non corn muni , alineno raduchi. Volgiam» gli orchi ail immortalité del suo nome, e c onfeasiamo , che forsi non si trova hoggi altrn cavalière , che al pari di lui si sia felicemente , et gloriosamenle fatirato intomo allo studio délie belle, et politc Lellcrc , et che ron molta inaraviglia nostra sia glnnto al segno del gran Teologo , del buon Filosofo , dcll' ecc cliente Pocta, del felicn dicitorc in prosa , ed in rima, e del poasedilore di varie doltrine , rome ne fanno ampia fede gli scritti suoi più farili ad invidiarc , che ad imitarc. ( Voyex G Ai Honda délia contesta Magcla Bianta Betearia , pag. 304. )

et le Tratlata del déifie del

Outre «es poésies latines et ilali earaliere , que les "

an litre d'or, on a encore de Pom-

ponio 1rs tragédies de C.aUUe, Victoire, Pal/dore, Tancrede et Mirope, dont la dernière a a

et conservé une juste célébrité. Tou» ce» oua Parme , par Viotti , vers .600,

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