JEAN-FRANÇOIS PIC
jRAir-FftAffÇOis Pic , fils aîné de Gaieotto , loin de s'appliquer a éteindre le feu de la discorde que l'ambition de son père avait allumé dans sa famille , l'entretint en marchant sur ses traces. Le refus persévérant qu'il fit de partager la succession paternelle avec ses frères , Louis et Frédéric, le mit continuellement aux prises avec eux. Louis , appuyé des forces d'Hercule d'Est, et de son beau-père Jacques Trivulce,
(1) « Je ne sais , dit l'abbé* de Longuerue, si Pic de la Mirandole fit autaut de bruit dans sou siècle qu'on le dit; mais il ne le mérita guère. Ce que nous avons de lui est peu de choie. C'était un homme a qui la lecture des Scholasliqnes, et pcul-èlre auai les louanges des flatteurs qui ne manquent jamais aux grands, avaient gâté l'esprit. Il croyait savoir et pouvoir répondre de omiti rc Jcilili 11 ne faut point d'autre titre pour avoir droit d'être logé aux Petites-Maisons. Il voulait réfuter l'Alcoran sans savoir Crabe; et vraisemblablement il ne le connaissait que par la Ires-misérable traduction qui est dans Pierre le Vénérable. Cet homme-li voulait accorder Platon et
• Arutote, saint Thomas et Scot; réfuter toute» les sectes, toutes le* » religions . concilier tous les théologiens et tous les philosophe » ;
• enfin il finit par vouloir se faire moine. » ( Uagturuana , p. 60. )
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